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Full text of "MIE 36 Isḥāq al-ʻibādī; Abū Zayd Ḥunayn; Hunain ibn; Sbath, Paul; Meyerhof, Max - Le livre des questions sur l'œil (1938)"

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MEMOIRES 

PRÉSENTÉS 

A L’INSTITUT D’ÉGYPTE 

ET PUBLIÉS SOUS LES AUSPICES 
DE 

SA MAJESTÉ FAROUK I er , ROI D’ÉGYPTE 


TOME TRENTE-SIXIÈME 


LE 

LIVRE DES QUESTIONS SUR L’OEIL 
DE IIONAÏN IBN ISHÂQ 

PAIi 

LE R.P. P. SBATH ET M. MEYERHOF 


LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

















MEMOIRES 

DE 

L’INSTITUT D’ÉGYPTE 


TOME TRENTE-SIXIÈME 























1 


MÉMOIRES 

PRÉSENTÉS 

A L’INSTITUT D’ÉGYPTE 

ET PUBLIÉS SOUS LES AUSPICES 


SA MAJESTÉ FAROUK I EB , ROI D’ÉGYPTE 


TOME TRENTE-SIXIÈME 





LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 


1938 






















LE 


LIVRE DES QUESTIONS SUR L’OEIL 

DE I.IONAÏN IBN ISHÀQ 

PAR 

LE R. P. P. SBATH ET M. MEYERHOF 


% 
















LE 


LIVRE DES QUESTIONS SUR L’OEIL 

DE HONAÏN IBN ISHÂQ. 


INTRODUCTION. 

L'œil est un organe qui est facilement accessible à l’examen médical. 11 n’y 
a donc rien d’étonnunt qu’il ait été l’objet de traités médicaux depuis les 
temps les plus reculés. Nous trouvons dans les papyrus égyptiens, et notam¬ 
ment dans le papyrus Ebers (vers i65o av. J.-C.) la mention de différentes 
maladies d’yeux et un grand nombre d’ordonnances pour les guérir. Les mé¬ 
decins de l’antiquité grecque ont souvent étudié l’anatomie de l’œil, parlé de 
ses maladies et découvert des traitements médicaux et chirurgiques. Mais par 
un malheureux hasard, aucun traité spécial d’ophtalmologie, écrit par les 
Grecs, ne nous est parvenu. Nous savons, par les recherches infatigables de 
J. HirschbergW, que par exemple Hérophile, un des plus grands médecins et 
chirugiens de l’Ecole d’Alexandrie, a composé, vers 3oo avant l’ère chré¬ 
tienne, un ouvrage sur l'œil, que Démoslhène Philalèthe, vivant sous le 
règne de l’empereur romain Néron, a compilé toute l’ophtalmologie grecque 
dans un ouvrage intitulé L’oculiste (ÔpdaXptKÔs Ophihalmikos ), et que le 
chirurgien Anlyllc d’Alexandrie a amélioré, au n c siècle chrétien, 1 opération 
de la cataracte( 2 L Mais de tout cela il ne nous reste que des citations des 


Julius Hirsgiîbebg, Die griechischen Sonderschriflen und Abhandlungen über Augenheilkunde. 
Archiv /. Augenheillcùnde, vol. 85 (1919), p. i 46 -i 63 . 

(î) Voir à ce sujet : M, Meyerhof, ï; opération de cataracte du chirurgien Antylle d’Alexandrie . 
Livre d’or pour le jubilé du Prof. Papayoannou, Le Caire (1903), p. 1 i 5 -i 19. 

Mémoires de i*Institut d'Egypte, U XXXVL 


1 



















médecins de l’époque hellénistique du n° au vi e siècle de notre ère (Galien, 
Oribase, Paul d’Egine, etc.) et surtout des médecins syriens et arabes. 

Les premiers traités complets d’ophtalmologie parvenus jusqu’à nous sont 
tous en langue arabe. Il existe ici au Caire un précieux manuscrit arabe 
contenant huit traités d’ophtalmologie de la première époque de la science 
arabe. Ce manuscrit se trouve parmi la collection d’ouvrages anciens de notre 
grand ami feu Alimad Taïmour Pacha et qui, grâce à la munificence de ses 
lils, a enrichi la Bibliothèque Egyptienne du Caire. Un autre manuscrit de 
cette collection d’ouvrages existe à la Bibliothèque de l’Académie de Leningrad. 
Les huit traités de la collection précieuse de feu Taïmour Pacha, dont deux 
d’auteurs inconnus, sont les plus anciens et les meilleurs traités de l’ophtal¬ 
mologie arabe; ils datent du m e au v e siècle de l’hégire (ix e au xi c siècle de 
1ère chrétienne) t'b 

La découverte de ces traités faite par l’un de nous (Meyerhof) en 1908 et 
leur etude nous autorise à déclarer que les médecins chrétiens Youhannâ ibn 
jVlâsawaïh et son protégé et élève Honaïn ibn Ishâq sont les deux pionniers 
qui ont posé la première pierre dans la fondation de la science ophtalmolo¬ 
gique arabe. 

Youhannâ ibn Mâsawaïh, célèbre médecin chrétien nestorien qui a vécu 
de 777 à 857 après J.-C., composa pendant sa longue vie un grand nombre 
d’écrits dont quelques-uns sont conservés dans les bibliothèques. L’un de nous 
(Sbath) en possède plusieurs et a édité deux petits ouvrages dont l’un est 
inséré dans le Bulletin de notre Institut^. Parmi les ouvrages conservés, se 
trouvent aussi un traité et un précis d’ophtalmologie, sans doute les premiers 


M. Meyerhof, Les plus anciens manuscrits des oculistes arabes. Bull, de la Soc. d’Ophl. d'Égypte, 
année 1910 (Le Caire 1911)1 P- 7 et suiv. 

Ju., New ligkt on the Early Period of Arabie Medical and Ophlhalmological Science, Ibid. 
(Cairo 1926), p. 9.5-37. 

lu., Die Anfânge der arabisclien Ophlhalmologic, Communication faite au VP Congr. Internat. 
d’Hist. de la Médecine, Anvers 1939. 

(2) Paul Sbath , Bibliothèque des manuscrits Paul Sbath, t. 1 à III (Le Caire 1928-36). 

Io., Le liore des Temps d'Ibn Massawaïli, médecin chrétien célèbre. Bull, de T Inst, dé Égypte, t. XV 
(Le Caire 19.33), p. 235-3.57. 

Ii)., Les Axiomes médicaux de Yoharna Ben Massavcaïh, Le Caire 1 gSü- 




— 3 — 

livres de ce genre qui sont parvenus jusqu’à nous. Le traité est intitulé 
L’ahéralion de lœil (oj*^ ) et se divise en 67 chapitres dont 10 

concernent l’anatomie, 36 la pathologie de l’œil et le dernier la thérapeutique; 
c’est un livre peu méthodique, écrit en un arabe en partie vulgaire entremêlé 
de nombreux termes syriaques ou empruntés au grec. Autant que nous pou¬ 
vons en juger, cet ouvrage est basé sur les traductions syriaques des œuvres 
d’Hippocrate et de Galien, faites par des médecins et des moines syriens 
depuis le vi e siècle de l’ère chrétienne. C’est un ouvrage inédit et connu 
seulement par une analyse dans une revue islamique allemande ! ’b 

Quant au précis qui est fait sous forme de questions et de réponses nous 
avons l’impression qu’il n’est pas composé par Ibn Mâsawaïh lui-même, mais 
plutôt par un de ses élèves ou de ses successeurs. Ces deux livres sur l’œil, 
bien que les premiers de leur espèce, n’ont pas eu une grande influence sur 
la formation de la science ophtalmologique en langue arabe; ils ne sont cités 
que rarement par les oculistes des époques ultérieures. 

11 en est autrement des deux traités ophtalmologiques postérieurs composés 
par le célèbre médecin-traducteur Honaïn ibn Ishâq, dont Leclerc^ parle 
en ces termes : ria plus grande figure du ix* siècle; on peut même dire que 
c’est, une des plus belles intelligences et un des plus beaux caractères que l’on 
rencontre dans l’histoire». Né à Hïra en Mésopotamie (Iraq) en 809 ap. J.-C., 
chrétien nestorien, Honaïn, selon les chroniqueurs arabes, essaya d’étudier 
la médecine sous l’égide de Youhannâ ibn Mâsawaïh, mais il fut renvoyé par 
celui-ci, parce que les gens de Hïra passaient pour des Béotiens bons, tout 
au plus, à apprendre le métier de changeur de monnaie! Honaïn, honteux 
de son échec, passa plusieurs années à apprendre les langues grecque (à 
Alexandrie?) et arabe (à Basra), et retourna à la capitale de l’empire des 
califes, où cette fois, il fut bien reçu par Ibn Mâsawaïh. Ce dernier ayant 
reconnu son talent extraordinaire de traducteur, lui offrit un poste dans son 
académie Bail al Hikma à Baglulad, oit des philosophes et des médecins syriens 
étaient employés à traduire en arabe les œuvres scientifiques grecques. Plus 


(,) C. Prüfkr et M. Meyerhof, Die Augenheilkunde des Jùhannà ibn Mâsaveaih. Der Islam, vol, VI 
(Strassburg 191 5 ), p. 207-968. 

(2) L. Leclerc, Histoire de la médecine arabe, Paris 1876. vol. I. p. 














— li — 


tard Honaïn devint l’ami et le collaborateur de plusieurs grands médecins 
et hauts fonctionnaires à la cour des califes successeurs d’al-Ma’moün, à 
Baglidad et à Samarrâ, et fut chargé par eux d’acheter et de traduire des 
manuscrits médicaux grecs; il s’acquit en même temps une grande réputation 
comme praticien. Cependant il fut calomnié, malgré son honnêteté profes¬ 
sionnelle, encourut, vers 856 , la disgrâce du calife al-Motawakkil, souffrit 
la bastonnade, la prison et — ce qui était la punition la plus douloureuse 
pour lui — la confiscation de sa bibliothèque. Plus tard, il regagna les bonnes 
grâces du souverain par une cure heureuse, vécut honoré, et fut nommé 
chef des médecins, à Baglidad, jusqu’à sa mort que les historiens arabes 
placent en l’année 260 de l’hégire (873 ap. J.-C.). Pendant sa vie de 6/1 ans, 
Honaïn déploya une activité vraiment merveilleuse. Il traduisit, en arabe, 
selon un petit écrit laissé par lui et conservé dans la Bibliothèque de Sainte 
Sophie à IstanbulW, 35 ouvrages médicaux de Galien, et, en syriaque, une 
centaine d ouvrages du célèbre médecin, ouvrages qu’il fil traduire ensuite 
en arabe par ses elèves, outre les révisions et, les corrections de traductions 
antérieures. II a donc, en fait, rendu presque la totalité de l'œuvre si abon¬ 
dante du plus grand médecin grec accessible aux médecins de langue arabe. 
Mais ce ne fut pas tout; car il traduisit en syriaque et en arabe la plus grande 
partie du Corpus Hippocraticum, la Matière médicale de Dioscoride, les œuvres 
médicales de Rufus d’Éphèse, d’Oribase, de Paul d’Égine, la médecine 
vétérinaire de Théomneste, une grande partie de l’ouvrage philosophique 
d’Aristote, et enfin la version grecque des Sept antes. D’autres traductions 
lui sont attribuées, mais il fut impossible de vérifier le fait, parce que les 
textes n’ont pas encore été soumis à un examen philologique exact. 

Toutes ces traductions prouvent que Honaïn possédait une connaissance 
profonde de la langue grecque ancienne. On peut dire sans exagération , qu’en 
dehors des Grecs byzantins, il n’y avait pas au moyen âge, ni en Orient ni 
en Occident un connaisseur de la langue grecque comparable à Honaïn. 


' B. Bergstrâsser, U un ma tba Ishâq über dw syvischen und arabischen Gnîen- Uebersetimtgen . 
Leipzig 1 9^5. 

Id, , N Gîte Mater ml ten zu Humain ibn Ishây’s Gu loti -Bi bliog rapk te, Leipzig 


— 5 — 


Le regretté sémitisant Bergstrâsser (1 >, le seul savant qui s’est occupé d’étudier 
le style des traductions de Honaïn et de ses élèves, porte le jugement suivant : 
«Ses traductions sont très correctes; on a, cependant, l’impression que cela 
ne tient pas à un effort méticuleux, mais qu’il dépend d’une maîtrise libre 
et sûre de la langue arabe. Celle-ci se manifeste par une adaptation facile à 
l’original grec et par la précision de l’expression, sans accumulation; c'est ce 
qui constitue l'éloquence ( balâga, ) bien réputée de Honaïn. r, Nous ajouterons 
qu’il n’a pas écrit en langue toujours classique, mais qu'il a créé, par ses 
traductions, une grande partie des termes techniques médicaux et philoso¬ 
phiques arabes qui sont en usage jusqu’à nos jours, et qu’il a aidé puissamment 
à la formation d’un langage scientifique arabe demi-classique. 

En plus de ses traductions, Honaïn eut encore le temps de composer une 
centaine d’ouvrages personnels. La plupart sont des sommaires et des com¬ 
mentaires d’ouvrages médicaux grecs. Parmi ces écrits originaux il en est trois 
qui ont été très répandus et qui ont eu une grande influence sur l’ensei¬ 
gnement et la pratique de la médecine chez les Musulmans : ce sont les 
Questions médicales, les Dix Discours sur l’œil, et les Questions sur l’œil. Il existe 
des Questions médicales plusieurs manuscrits, avec ou sans commentaires, mais 
elles n’ont pas encore eu la chance bien méritée d’une édition et traduction 
moderne. Les Dix Discours sur l’œil, quoiqu’amplement cités par tous les ocu¬ 
listes arabes, ont disparu; le savant professeur J. Hirsehberg, le plus grand 
historien de l’ophtalmologie, découvrit, en 1902, deux traductions latines 
anciennes de cet ouvrage^. L’un de nous retrouva, en 1908, le texte arabe 
du livre dans les manuscrits susmentionnés du Caire et Leningrad, et l’édita 
avec une traduction anglaise et un glossaire arabo-gree et anglais^. Honaïn 
lui-même dit, au début du dixième discours (qui traite des remèdes ocu- 
lai res) qu il avait écrit les premiers neuf discours au cours de plus de trente 
années, suivant le désir de ses amis, et quil les avait réunis enfin en un livre 


(,) G. Bergstrâsser, Humain ibn Ishâk und setne Sckule , Leiden igt3, p. 48. 

(V J. Hirschberg, Ueber das atteste ambische Lehrbuch der Augenheilkunde, Sitzungsber . der Kgl 
Preuss. Àkademie der Wissensch, PhiL-hist. Klasse, vol. 49 (Berlin igoS), âC JNcvember. 

^ Max Meyëriiof, The Booh of the Ton Treatises on the Eye Ascribed to Hunaïn ibn Ishuq > Cairo 
1928. 

Mémoires, de VInstitut d'Egypte, 1, XXXVI, a 










— 6 — 


en y ajoutant un dixième discours à la requête de son neveu Hobaïche, Je 
meilleur de ses élèves qui est lui-même un grand traducteur. Le livre des 
Dix Discours sur l’œil est une compilation des œuvres des médecins grecs, 
surtout de Galien. Honaïn, animé d’une ardeur admirable, recueillit dans 
son ouvrage, tous les passages de Galien, d’Orîbase, de Paul d’Egine et 
d’autres, où il est question de l’œil et de ses maladies. II est vrai, comme l’a 
déjà dit Ibn Abî Osaïbi'a, l’historien des médecins arabes PI, que les parties 
théoriques de ce livre sont trop longues, les parties pratiques trop courtes et 
quelquefois en désordre. Néanmoins cet ouvrage a pu servir de base à des 
générations d’oculistes qui l’ont cité dans leurs écrits, tout en y mettant plus 
d’ordre et en y ajoutant les résultats de leur propre expérience professionnelle. 
Nous mentionnons, comme exemple, deux traités d’ophtalmologie composés 
vers l’an 1 ooo ap. J. G. : le Mémorial des oculistes par 'Alt ibn 'Isa de Baghdad, 
et le Choix en oculistique par 'Ammâr ibn 'Alï originaire de Môsoul et établi 
au Caire. Ces deux ouvrages ont été traduits en allemandW tandis que les 
textes arabes attendent encore une édition critique. 

Jje Livre des Questions sur l’œil qui fait l’objet de la présente édition est 
mentionné par Ibn Abî Osaïbi'a en deux lignes : tr Un livre sur l’œil sous forme 
de questions et de réponses, trois discours qu’il (Honaïn) a composé pour ses 
deux fils Dâwoûd et Ishâq; ce sont 209 questions ^.n Parmi les Occidentaux 
c’est Ilirschberg qui a parlé pour la première fois W de cet écrit dont il a vu 
à Leide (n H 671), un manuscrit qu’il 11e crut pas être l’ouvrage original, 
mais un abrégé sans valeur. Il existe de ce livre d’assez nombreux manuscrits 
dont noua parlerons après. 

La forme de questions et de réponses employée dans cet ouvrage était très 
appréciée chez les Arabes, chaque fois qu’il s’agissait d’expliquer un thème 
scientifique d’une façon facile à comprendre et à apprendre par cœur; cette 


(l) .LLVI oL^L J .UVI O jif éd. Aug. Muller. Le Caire 1882, vol. I, p. 198, 
m J. Hirschberg , J. Lippeht et E. Mittwoch, Die nrabischen Augemrzte, nach den Qucllen bear- 
bcitct, Leipzig igoü-o, 2 vols. 

<S| Ibid., vol. I, p. 195. 

(4) J. Hirschberg, Die ambhchen Lehrbücher der Augenkeitkunde. Anhang z. d. Abhandl. d. Kgl. 
Preuss. Akad. d. Wiss. Pliil.-hist. Kl. (Berlin ipnS), p. 18. 


— 7 — 


méthode remplaçait les répétiteurs, et elle est un symptôme de la tournure 
scolastique que prenaient les sciences chez les Arabes et qui a si fortement 
influencé l’Occident au moyen âge. 

Honaïn a sans doute, écrit son livre pour ses fils ou au moins pour des 
élèves. Son fils Dâvvoüd était peu connu, et il est probable qu’il est mort 
avant l’âge mûr. Ishâq, par contre, occupait parmi les élèves de son père la 
deuxième place, à côté de son cousin Hobaïche dont nous avons parlé plus 
haut. Ishâq s’est créé à l’égal de son père, une grande réputation, aussi bien 
comme traducteur du grec et du syriaque en arabe, que comme praticien. 
H a été lui aussi médecin à la cour de plusieurs califes, et il est mort très 
vénéré, en 910 de l’ère chrétienne. On lui doit la traduction de la plupart 
des ouvrages d’Aristote avec les commentaires; ces versions sont de très 
importantes sources pour la critique des textes grecs; et l'Académie des 
Sciences de Vienne se propose de les utiliser à l’avenir pour ses éditions. Parmi 
ses ouvrages originaux, la plupart traitent de philosophie et quelques-uns de 
médecine W. H a écrit aussi un livre sur les mœurs et les propos de philo¬ 
sophes grecs, source précieuse des légendes de lepoque hellénistique. 

Le premier discours du Livre des questions sur l’œil concerne l’anatomie de 
l’œil et en partie sa physiologie: le deuxième les causes des maladies oculaires, 
et le troisième les maladies oculaires et leurs symptômes. II n’est donc pas 
question de traitement dans ces trois discours. Honaïn lui-même renvoie le 
lecteur à son grand livre «Les Dix Discours sur l’œil -n dont le dernier discours 
comprend la prescription des ordonnances. 11 est donc probable que les Dix 
Discours n’étaient pas encore réunis en un seul livre à l’époque où Honaïn a 
composé ses Questions sur l’œil. On peut conclure des propres paroles de 
Honaïn dans son dixième discours^ qu’il a réuni les discours précédents après 
l’année 860 ap. J.-C. : par conséquent il a dû composer les Questions sur 
l’œil avant ce terme, quand ses fils étaient des adolescents et étudiants en 
médecine. Il a modelé les Questions sur l’œil sur les Questions médicales qui 


L’un de nous possède un manuscrit précieux de ta traduction par Ishâq d’un livre philoso¬ 
phique perdu de Saint Grégoire de IVysse intitulé i_.lj.VI "ie livre des Chapitres» (Paul 
Sbath, Bibliothèque des manuscrits Paul Sbath, n" 1010). 

Voir l’édilion de Meïeruof, Tlie Book of the Ten Treatises on the E'je (Cairo 1928), p. 120. 

9, 








— 8 — 


sont une introduction à la médecine y compris la thérapeutique générale; 
elles sont beaucoup plus volumineuses que les Questions sur l’œil et ont eu, 
dès le début, un très grand succès dans le monde médical de langue arabe. 
Quant au contenu des Questions sur l’œil, Honaïn a puisé pour le premier 
discours (Anatomie et physiologie de l’œil) dans le livre du De Usu parlium de 
Galien. Pour le deuxième discours (Causes des maladies) il a utilisé les traités 
galéniques De morborum causis et De symptomatum causis. Et pour le troisième 
discours (Symptômes des maladies oculaires) un traité perdu que Galien paraît 
avoir composé dans son jeune âge : Sur le diagnostic des maladies des yeux. 
Ce dernier traité a formé aussi la base de quelques écrits des médecins de 
l’époque hellénistique, p. ex. Oribase et Paul d’Ëgine. Honaïn, d’après son 
propre aveu, possédait un manuscrit grec de ce livre, mais il n’a pas eu le 
temps de le traduire en arabe. C’est ainsi qu'aucun manuscrit de ce petit 
traité ne nous est parvenu. 

Les trois discours des Questions sur l’œil ne sont pas, comme on le croirait, 
un simple extrait des Dix Discours sur l’œil. Nous sommes plutôt portés à 
croire que Honaïn les a écrits par cœur, sans consulter son grand ouvrage sur 
l’œil. C’est pourquoi les Questions sont moins bien disposées que l’autre livre, 
contiennent en général moins d’informations, à l’exception de quelques endroits 
où elles fournissent même des passages plus riches en connaissance que les 
Dix Discours. Comme ces derniers, elles relèvent entièrement de la science 
grecque et surtout des conceptions anatomiques, physiologiques et patholo¬ 
giques sur l’œil émises par Galien (au n e siècle de l’ère chrétienne). Ces con¬ 
ceptions ont été influencées par plusieurs erreurs fondamentales qui ont 
dominé la science du moyen âge entier, aussi bien en Orient qu’en Occident; 
elles n’ont été rectifiées que longtemps après l’époque de la Renaissance, et 
en partie pas avant le début du xvm e siècle. Ainsi, p. ex., une erreur fonda¬ 
mentale de Galien et de Honaïn est de considérer le cristallin (cr l’humeur 
glaciale r) non pas comme une lentille optique servant au passage des rayons 
lumineux, mais comme l’organe central de la vision. Par conséquent, la vraie 
nature de la rétine comme récepteur de la lumière était méconnue, et l’idée 
de la perception lumineuse par le cerveau était faussée; car on croyait qu’un 
tr esprit lumineux ou visuel -n était formé dans le cerveau et conduit par un 
canal, inexistant en réalité, dans l’œil, où il devait vivifier le cristallin et se 


9 — 


mélanger dans la pupille avec la a lumière extérieure d provenant des objets 
de la vision. Une conséquence pratique de cette hypothèse erronée était la 
fausse conception de la cataracte : les Grecs et les Arabes croyaient qu’elle 
était un liquide formé dans le crâne, descendant du cerveau dans l’œil et 
solidifié entre le cristallin et la pupille h). En faisant l’opération (l’abaissement) 
de la cataracte ils croyaient abaisser avec l’aiguille cette membrane blanchâtre. 
Ce n’est qu’en 1706 que l’oculiste français Pierre Brisseau prouva par la dis¬ 
section d’yeux opérés qu’011 avait abaissé le cristallin opacifié lui-même et non 
pas une membrane formant une cloison i 2! . Une autre erreur des anciens est 
qu’ils pensaient que les matières et les larmes provenaient des cavités du 
cerveau, quelles étaient des' « superfluités v ou résidus de procès maladifs dans 
le cerveau versés dans les yeux et le nez l 1 * 3 b 

Enfin, les anciens croyaient à l’existence chez l’homme du muscle rétracteur 
de l’œil qui n’existe en réalité que chez certains animaux mammifères, surtout 
chez les ruminants. Cette erreur était causée par l’impossibilité, chez les Grecs 
et les Romains comme chez les Musulmans, de pratiquer la dissection de 
corps humains. Galien qui est surtout le maître spirituel de Honaïn, avait 
l’obsession de vouloir transformer la médecine en une science exacte,comme 
les mathématiques et l’astronomie. C’est pourquoi il émit partout des maximes 
concernant l’anatomie et une physiologie dictées par l'idée préconçue que 
rien dans le corps n’existe sans une utilité prévue par la sagesse divine. 
11 va sans dire que cette doctrine qui s’accordait avec les trois religions 
monothéistes, eut beaucoup de succès et a fertilisé la science du moyen âge 
aussi bien de l’Orient que de l’Occident. En général, Honaïn, qui avait la plus 
grande vénération pour Galien suivit fidèlement toutes ses doctrines et chercha 
par tous les moyens à les rendre plus claires et accessibles aux élèves syriens 
et arabes. Honaïn lui-même était enthousiaste de cette méthode, et il a écrit 
toute une série de livres médicaux sous forme de questions et de réponses. 
Beaucoup d’autres savants l’ont imité, en suivant sa méthode d’explication 


(1) De là provient le terme grec vTtèyupa. (hypoebyma) suffusion, le terme arabe mâ' («eau») 
et enfin le terme latin moyenâgeux cataracla qui est resté dans la plupart ries langues européennes. 

(3 > Traité de la cataracte et du glaucome, par M. Brisseau le fils (Douai), Paris 1709. 

<5) C’est l’origine de notre terme catarrhe. 










10 - 


par des antithèses et des divisions très minutieuses. De cette manière Honaïn 
a donné l’impulsion la plus puissante au scolaslicisme des sciences chez les 
Musulmans. Le Canon de la médecine d’Ibn Sïnâ (Avicenne) est un des exemples 
les plus frappants de celte conception scolastique, basée en dernière analyse, 
sur la Logique d’Aristote, et qui était fossilisée déjà à l’époque hellénistique 
de l’Ecole d’Alexandrie. Au cours du Livre des Questions sur l’œil, le lecteur 
rencontrera de nombreux passages qui rentrent dans la catégorie de la spécu¬ 
lation théorique et scolastique; nous en soulignerons quelques-uns par des 
notes. 

Parmi les oculistes arabes qui ont mis à profit les Questions nous citerons 
tout d’abord les deux meilleurs, ‘Aiî ibn Isa et 'Ammâr al-MaoiisilïO; ce 
dernier a exercé sa spécialité en Egypte vers l’an 1000 ap. J.-C. Plus tard, 
au xm e siècle, toute une série de traités d’ophtalmologie écrits en Syrie et 
en Egypte reproduisent fidèlement le contenu des deux livres de Honaïn. 
Ces traités sont dus à Khalifa ibn abi’l-Mahâsin d’Alep, à Salâh ad-Dïn 
abou r-Ragà’ de Humât!' 2 ), à Fath ad-Dïn al-Qaïsî du Caire! 3 ), à Ibn an-Nàfïs, 
originaire de Damas et plus tard Chef des Médecins d’Égypte au Caire! 4 5 ), à 
Chams ad-Din al-Akfâni et à Sadaqa ibn Ibrâhîm ach-Châdhilï, tous les deux 
du Caire!®). Parmi les Persans, c’est d’abord Mofiammad ibn ZakariyyS’ ar- 
Râzï ( Rhazès, mort en 92 5 ap. J.-C.), le plus grand médecin du monde 
musulman qui cite les deux ouvrages de Honaïn très fréquemment dans le 
deuxième livre de sou immense compilation médicale J 
(Conlinens Medicinae )(°). Aboû Roüli Mohammad ibn Mansoür, oculiste persan 


Hirschberg, Die arabischen Avgenànte. Voir note 2, p. 6. 

(3) Hirschberg. Die arabischen Augcnârzte, vol. II. 

(5) N. Kaihl, Une ophtalmologie arabe par un praticien du Caire du 1111 e siècle — vu’ de l'hégirc. 
Congrès Internat, de Médecine tropicale et d’Hygiène. Comptes rendus publiés par M. klialil, 
t. II, p. 261-260. 

(4) Ce traité qui porte le titre jdl Livre corrigé sur l'ophtalmologie 1) 

a été récemment trouvé dans la Bibliothèque du Vatican à Rome et dans la Bibliothèque de l’un de 
nous (Paul Sbatii, Bibliothèque des manuscrits Paul Sbalh, n° 17). M. Mcycrliof est en train d’en 
étudier une copie photographique. 

(5) J. Hirschbebg, Geschichte der Augenheillcunde, vol. II, p. 82-90. 

m Une photocopie de l’unique manuscrit (de l’Escurial en Espagne) se trouve chez M. Meyerhof 
et a été utilisé par lui. 


* 


H — 


natif de Djordjân qui portait le titre honorifique Zarnn-Dast ( «Main d’Om), 
a composé, en à80 de l’hégire (1087 de l’ère chrétienne) un grand traité 
d’ophtalmologie en langue persane intitulé Lumière des yeux et dont l’unique 
manuscrit sc trouve dans la Bibliothèque Bodléienne à Oxford. Ce traité qui 
n’a été étudié qu’une seule fois par Hirschberg, avec l aide de l’orientaliste 
Oscar Mann! 1 ), est divisé en dix discours, comme le grand livre ophtalmolo¬ 
gique de Honaïn et n’est dans ses parties théoriques qu’une traduction du 
petit livre, avec lequel il partage la forme de questions et de réponses. 
Ce traité mérite l’attention des philologues iranistes parce qu’il contient la 
formation des termes techniques médicaux en langue néo-persane. Dans l’ouest 
du monde musulman, en Espagne, l’influence de Honaïn est aussi grande 
que dans l’est : le seul grand traité d’ophtalmologie entièrement conservé, 
celui de Mohammad ibn Qassoüm ai-Ghafiqï f2) suit dans les parties théoriques 
les lignes tracées par Honaïn, et copie, en plus, le Mémorial des oculistes de 
‘Ali ibn ‘îsâ. On y rencontre les traces des idées exprimées par Honaïn dans 
ses Questions sur l’œil, et de même dans deux traités d’oculistique arabo- 
espagnols qui ne sont conservés qu’en traduction latine, parce que leurs 
originaux arabes sont perdus, celui d’Ibn Wâlid ( Abengueflh du moyen âge 
latin) et d’Alcoati(*). On constate la même chose quand on étudie les sections 
traitant de l’œil dans les grandes encyclopédies médicales d’Ibn Slnâ (Avicenne), 
‘Ali ibn al-‘Abbâs et Ahmad ibn Mohammad at-Tabarï, sans parler des cen¬ 
taines de traités médicaux de moindre importance. 

En somme l’importance historique du petit «Livre des Questions sur l’œilr 
de Honaïn ibn Ishâq réside dans le fait qu’il est un des premiers traités 
spéciaux d’ophtalmologie venus jusqu’à nous, qu’il rend fidèlement la pensée 
anatomique, physiologique et pathologique des Grecs, concernant l’œil et 
supplée ainsi au manque d’un précis d’ophtalmologie théorique en langue 
grecque. C’est, en plus, un exemple de la manière didactique que les médecins 


(1) J. Hirschberg, Geschichte der Augenheükunde, vol. II . p. 87 iï. 

£2) M. Meyerhof, JpjClt J [Al-Morcliid jïl-kohhl) ou Le Guide déoculistique, ou¬ 

vrage inédit de P oculiste arabe-espagnol Mohammad ibn Qassoum ibn Aslam al-Ghâfiql (jt n r siècle ), 
Barcelone 1984. 

(3) Pansier, Collectio ophtalmologica veterum auctorum, fasc, IL Paris 1903. 








— 12 — 


chrétiens syro-arabès ont employée pour transmettre les trésors scientifiques 
fies Grecs au monde musulman du ix e siècle de l’ère chrétienne. Et enfin, 
c’est une source précieuse des termes scientifiques arabes .créés par les 
mêmes médecins, et surtout par Honaïn lui-même, l’auteur de ce petit 
précis. Pour ces raisons nous avons jugé utile de publier cet exemple très 
original de la littérature arabe, exemple presque unique en son genre,ajoutant 
une traduction fidèle du texte accompagnée de notes explicatives et d’un 
glossaire des termes médicaux. Nous croyons rendre ainsi un service aux 
historiens de la médecine, aux philologues et à la lexicographie arabe, qui 
vient de recevoir dans la capitale de l’Egypte un encouragement royal par la 
fondation de l’Académie Royale de la Langue Arabe chargée de la compilation 
d’une encyclopédie arabe moderne ayant pour base les études historiques. 

Les manuscrits qui nous ont aidés à préparer cette édition sont au nombre 
de six dont cinq sont des copies photographiques des manuscrits conservés le 
i er dans la Bibliothèque de Leningrad (fond Grégoire IV, n° A2) daté de 
886 H. (1A81), le 2 e dans celle du British Muséum (n° 6888 ) daté de 891 H. 
(1/186), le 8 e dans la Bibliothèque d’Ahmed Taïmour Pacha au Caire sans 
date, le A e dans la Bibliothèque Nationale du Caire (11 0 A77) daté de 85 y IL 
(1 453 ) et le 5 e à Leide (n° 671) daté de 958 H. (1 55 1 ). Les trois premiers 
manuscrits contiennent un même texte qui est plus ancien que celui des deux 
autres qui contiennent également un même texte. Les copies photographiques 
de ces cinq manuscrits appartiennent à l’un de nous (Meyerhof). 

Quant au sixième manuscrit dont le texte dilïère des deux autres textes 
susmentionnés, il appartient à l’un de nous (Sbath) qui, ayant constaté, 
après confrontation, que son manuscrit est plus complet et contient moins de 
fautes d’orthographe, de grammaire et de langue, que les autres cinq ma¬ 
nuscrits, s’est servi de ce manuscrit pour préparer, selon sa méthode, le texte 
corrigé que nous avons traduit en français en y ajoutant un glossaire. 

Ce manuscrit, acquis à Alep en 1983, est bien conservé et contient 7/1 
pages de 16 lignes chacune. L’écriture nasklii est régulière et assez lisible; 
l’encre est noire, sauf pour les titres où elle est rouge. Le papier est fort et 
de deux qualités, la reliure en marocain gaufré et la hauteur de 0 m. 21 
sur om. 16 de largeur. La date est du i 5 août 1671 de l’ère chrétienne. 
Le copiste, un certain religieux d’Alep nommé Antonios, l’a copié d’un 


— 13 — 

manuscrit très ancien, sans date, dont l’en-tête est ainsi conçu : légué au Mo¬ 
nastère de la Mère de Dieu îai'j jj> l’an 700 de l’hégire (18/19). 

N. B. — La méthode employée par le P. Sbath pour préparer l’édition 
de ce livre a été exposée dans une communication faite à l'Institut d’Egypte 
dans sa séance du U février 1 935 où il est dit : «La méthode que j’ai suivie 
pour la confrontation et la correction du texte du livre cries Questions sur 
ft l’œil r de Honaïn est celle que j’ai adoptée dans tous les manuscrits que j’ai 
publiés, savoir : je choisis toujours, parmi les divers manuscrits en ma pos¬ 
session, celui qui me paraît le plus complet et le plus correct, et je me sers 
de ce texte comme base de mon travail qui consiste à corriger, autant que 
possible, les fautes d’orthographe, de grammaire et de langue, et s’il y a des 
mots ou des phrases omis dans le texte, je les rétablis et en fais mention dans 
les notes. Quand je trouve dans les autres manuscrits des variantes pro¬ 
prement dites, je les cite aussi dans les notes; quant aux fautes d’orthographe, 
de grammaire et de langue et aux omissions, je ne les considère pas comme 
étant des variantes et n’en fais pas mention dans mes notes du texte corrigé. 
Voilà la méthode que j’ai suivie dans la correction et l’annotation de ce livre 
de Honaïn. Je me suis permis aussi d’omettre dans beaucoup de questions une 
phrase superflue répétée souvent sans motif, telle que la phrase «■ et quelles 
«sont elles?)? J* et pour donner un exemple, je citerai ici la traduction 
d’une de ces questions ce Question n" i 5 : combien lœil a-t-il de tuniques? 
Réponse : sept tuniques et quelles sont-elles?)). '■ u* ^ « 

Uj olaJ» Dans celte question et autres semblables, j’ai omis la phrase 
cret quelles sont-elles?)) tj> en reconstituant le texte comme il suit : 
«Question : combien l’œil a-t-il de tuniques? Réponse : sept tuniques, savoir 
rt etc. )). ... ijl |icl j ^ 

«Les questions et les réponses de notre livre sont au nombre de 2 1 7, ainsi 
qu’il est indiqué tant dans mon manuscrit que dans les trois manuscrits du 
texte plus ancien du D r Meyerhof. . . et au nombre de 207 dans les deux 
manuscrits du texte plus récent. . . Ce dernier texte a été déformé par les 
élèves de Honaïn par l’introduction d’additions dans son livre, réduisant quel¬ 
quefois deux ou trois questions à une seule, v 









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— 19 — 


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— 25 


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— 26 — 


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— 27 — 

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— 28 — 


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— 29 — 


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— 30 — 


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— 31 — 


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— 32 — 


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— 33 — 


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O'Ulll JvU-ïJI jçU ; J_A ! ! j 

lé : J^VI J W 

jÿi-JI Æ -U : J^VI J (Mr> 

JL : J^VI jk. < u > 

Mémoires de VInstitut d’Egypte } i. XXXVL 


gUl : JLVÏ J (V) 

\ A !1 ÀlUl J i^/î Cf) 
>iU.osj : cWVI J ^ 
CîV :. J-VI J kû. (<; - 

OAi : (Jbï'VI (j ^ S| 

U : J~>Y) J (1) 

Oi : J-VI J ^ 

(_ÿj y*’J < C ^ 










34 — 


j cîüS Lrib — <j* b - ^* V^rb V^ p b V^b 

jjJ^ b^ (j-v»U ÿ\ Wa >1 : ijbij^l jjli^?\>- ^ ' yp — c^bac-^ j*b> 

^£3>*\ i*^li-l fiÀfcj < &A& L-^baP^ j'iw jJ C-T^^ [22] 

çXaa y ,jb*u (jvU dllSj É tiUj (JJ^ t$y-^ 4%0^b f ^ 

^ 0\r^ ^ tïJti Ul? < ^Aal' ^UaH ^L; y* ^ O^J* y £bAJ\ 
L^JjSÎl* {i) &j*% l$A>1 J-oa ^ pi*£ ^JpT <J ûW JJ*** b^S\J < bpted 

^jIÏJvÂj ^ i * W* ifé f ^^bl) Jj*û> JJ>* ^yùi\ y* 

^ * X ^Âa jAj < [$J*^ 4^b^=3 J \i3 Jp>^ Jf J!*" ü^-^ tV \Abîï' A*) 

^y yîAi/ jjl j\p ^y ^L»a!\ y* taÀ-*vX* ^A*l 4 o^ y*^ (Ji\ W** (J^ c-^aAJ 

lübî-b A^aJb t yc^ jjruJ^ ^ t-*Abl y ULib JjM 4 waJ\ (J; : 

*Àa y»T j jjo J ^jw cîiJ-ij < 4**£ eÂ^i . ^ j^\ Oj*^ ^ j*A*^ C/* 

. (V) M 

? «Libl^ i^Ü-l <J ld5 U ^JJa^ b : ^b**^ (58) 

ijÂ>-\ J' ûA*£ dJi> 0:>j\ JA wibl \fuj wfDi Jp J^AÎ\ ^j\ y* 4)1 : vb’r 

£ «J-jüJl Ci? J*pJ l àc^jpAfi ( (J ü^lf^‘ 

. ^s aJlp cJêT lif ^y\ 1 ctbir û^ \j x+à 1 Aî ciib J ^ib 

A^- baù\ (iljAé=>j . ’ Û^ 4 *Lp ^Ap-' *Ap A? y* A^ ^UaS^ 

^A^^ Aî*L y 4**Jbl\ Afc*) c-A^ L^Âb$ J&i C)\ O* 4 

• L$j\ ^ ci^ lSj* - ^ ^ [23] ^ 


yV^ U r ^ -U-I j jrJr^ : J-^Vl ij ^ M 
^!) <I*JI OlLjlaàl j ëj^iil cjjk Zj j- *'' 1 ' 

^ Oü 

Ol : J^VI J i»i. (A> 


U» : J^VI J t'> 
W : J—VI J < r> 
j^r : J 00 

j^VÏ; ; tjrfVI t_j ^ 

Wrf : J-Vl J (e) 


— 35 — 


i *z> cikj j'i CfiftP JU l_jî '•j.x j^ù ^ ^ Lui j >-T V^kj 

<i;;i Vc Lir - Z\ '-• * • -: t -.:- .. -v. - VM .••' U .-<r i -t . 


^c Ljj^> ^Jj (j-* c-Â*-i>'j J'^l 1 ' < l i _ 5 ii' dlU Je ^V-aJ ^ U*^r jLJ' C-jiSÜ 
X^. d& 'SJ*~^' C-«A*e ,j\î ( c*JIp- J1 ^^aJ*' Jj^U-I liliS ,*îj 'ô'i f 


oM' Ly**ô-«j CjIS (jÿiSl ù' ->* aK" td)i j j . ^ Ha *jüil 

Je J-Aj lr 'Â^i , aZ (jlklàt i_-fit)l liüi J Âa-jjzâll J1 L*.*^ 

fjXs\ <J^ Lf* ëJc-'j Jï ijï&<*j -W U^Jljvîlj ■ (j-*-a* 5 ^ 

. ' l*j 1 l;_^"i ^ «c* oLü 

^UaJ\ ^ i»_**a*î^ 1À& LtL» ,j\ Je \Zây ^J 1 *^*^1 (_j® ^ : ÂjC»** ( 59 ) 

? é-/^' 

çja*j ^lic ol?f*" ^J 0 J ( U (J*^- (jl 1 U«b~\ : «Lil : t_jl_j>. 

u^i ^ -î^ t *- , j£ L ci» j ij'^J-i ci3i ^l»^î L^-^ÜJ jtjSv jjl < <üJT 

> J! ^ çfjù j* ôJh -S iSj? û' ‘ «üL 

®aW ôJ^ 1 **j ®'*^~' (J L? û' 1 pj 1 -Üu5^ LSa^ *>Iî5 j>-~\ 

L«lc jA*I^Î ëAi-1 £)^* L"*^ 1 ll4*m!_} Ô^jI J** J^ iS^*^ 

(—â^., 5 ' (j ( 3 *J^ ^ t U Je SLai cXa [24] Ov*tj$ 

(jCua*)> jL l* (Jà < sXoaj (^Â )' 1 J] ^e l l^jsî-l J] *L> Ji>- ^l»Aji ^XL* 


d)i Je cJyj)' U Cf « U iSs: dli C>J J^o, L ^ j>„ j j > y, 

* (jW <j)Î ÛA^ 


.. ^1 U^»l | j> Uj «Lt! ; J^vi ij ^ 
ce ^ ; J*VI J < Y ) 

4las : J-VI J {A] 
Vj : J^V! J ^ 
JU^ : J^V! J < W) 


v-J : lUV! J (') 
^le-» £tf: J^vi J < T > 
oU> : J^Vl J < r > 

« vil ÜUl j Jl < e) 
















— 30 — 


S' j^\ U : ( 60 ) 

OÀ> a***zj !*»>■ a» *iX“ ls^ 3a^ ^ ‘ (JbAiN'j ùb*^ • v'j’r 

( ''u li>\ js3n\> aï 3 ij)Sii jXb cr >- ç*j £ *d ‘C'&x b3 u*3' <y °a* iâJ' 5 

•>^J V fkc 

? l_9j^ l>lc jb J (J^ • 6 1 ) 

oJ£ tr) ol ^ Cr- U ' * ^ ùr* >~^'a ‘ ^ <y <Y:> ^' : CA^ : vW 

oIa « âIjUju* ïjjSf cJb oJiU- If-* ôU\ 3 je iii5s Jj» <Ae>- Abj 

. 2}x*a Jl ^ NJ ïjjb oJ*b ôli' J\ je dU J> Â&-*- V 2 ^ cSl " ) f J ^ ^ 

cûU Ip. jW bU\ J j^ viUâ Ja b*- je 3» J*i>" Ab 3 3 b* y u b 
• \pj br\> 3 j 6, Ai Ja jwmJ 3* j jb 3. A ‘ ®-3 

? Ulc jA» (j (J^ : ^L«* (6a) 

ctf'3 3 V** ^y U. V* «y >% ‘ V 2 ^ y (#) ^ : ^ : v'yr 
cJb 3 NJ ;juj ciU- U 3' 3 j* AS J j A>- b63 û^j ®-3 

ôU\ J je dl)S J> L- 'Nbi 3i j£ fA b3 Ab ob * ^ ÿ *" l 25 l 

je dij J> Ltf- NU J*sj" Ab 3 Ipls l*U ^ Uj . feoj 3^ W\>a 2 -A AS 
W'> O' (W AS 3 Aï- J j,2j ” Ab3 a ‘ ®-3 Ab c-âl^- b* 3' û' 

• ‘cPj 

S' l*J < <U ,V ' 0 «a»»-l C?X Ç-X b : Â)b** (63) 

. Iw-l»j A)\j Wb* ‘ ^•' , ’ 

t*Je ji J. > C{J' jÿ* ,A y > J*!-i J'' 51 - 11 ' ^ ; aL * ( 64 ) 


. ÿA 1(*A»-Î 1(* l*J li ' ' 

OB'! J-VI J 0) 
^1 : cUVI J (V) 
Ol : >V! J Jaï- (A) 


Uj : ^ 

\^» Ja- ! v* U j cy^xi • <J-‘ S '^ j ' 1 
Ob W : J—VI J ir) 
f s J-Vl J (i) 


— 37 


‘ V- <jr& o^t ^ JWj U & J\ JjjX JU, ^y ^ j c (>w : v s yr 

je dJi Jÿ Wj Vjyj **s* \£j>- G&J ïjU- f \l^ ULi uy uî Jüb. 

al âu» \£j~j bji ^ ^jSb 3 jei Uflj i» a^ je ojb' uy,- f jU i^ij, 3 

* ^-AWt'b' 3 3 «uLi v j j?j 

■ y 05^' J jt J-Aî 3 '^'-cîÇ ■■: iîL. ( 65 ) 

£ «rVj Wr'> Û' 3 ^b ùb »>3 2^ ^Jiï iü qJI cjis - ü) : o!^>. 

. W'> 3 j* ^b 3 **->V ^u> cu.'b' 

v â*jI ôjSi bWj t ^ jjSj UW : ÀJL* (66) 

‘ <-Â^ 'ÿA? V^' 's-y ^y bj : ûy^" <y JjSo : t-j^r [-2-6] 

• ^33 -rH lv *b 

bu bi : b *3 < 3 ' ^ib 2 ^ Mj ‘ bj j&X cybu ^33 \-^*b 
• v'i b OjU (t b'ASil ïjm cJK’.jb £ iXj l,. qvJ' jÏAill s^cJK'.oi 
ltH U*J.^ ^af Ab" 3 a £ 3 a b o3 AaU Ab w 3 \pi biib Ub 


3 l . Ab (V) 3 b' 2 W'i U : °V'3 Mj ‘ Wji M iAi^i J 

3b o! 3 b*'3 3? • 3 a b o3' AjU 3 a Ab 3 j « 3 ^ b o3- AjU 

• 3 a b C-3 AjU ji. Â2ji cJb 3^ £ 3V b AjU Â*^- 


ç 33 AU.«\ (> ^ .- i)IL»: ( 67 ) 
• <J*“*^b ‘ l3*^'a ‘ ôjjN'b » ' • 3a^ : v3 


Jj : J-VI J w 
l+Ajî! U)j( 1*>-Ijl ui : J^\t ij laâ- O 1 ) 
Olj : J—VI J (V) 
jX*VI iX U j *aJjI ; J^VI j < a ) 


31 : J-»V! J io- ( '> 
l*l' 4 »-_j ; JrfVt J M 
^ U A Ah^- ù* A’i ù>b : W L.\! J < r > 

• « V 3 " {V 1 ^ 

CijLr üJa c-'K" o' : J-»V) J (ï) 

« 


Mémoire* de VInstitut d’Egypte f t. XXXVI. 












— 38 — 


? \?jjj ce* ^ ^ : (6^) 

i> v.j^uJ l*Jj i ^^3 u^^-î M : ■ ***^ tir 4 : 

* ioiaA ç^y u*w Ujj i iy>\^ ryj\ ^^*«5 \*\j ‘ S^î Mj> 4 

: IpifT c-^uJ UJj i \f+S <w*w»} ôJ ^*1 ^jjî^jW S^ - ! C& ù\ ^ v ^ < \? 

OjU ïjr^ ofcT o!j ‘ *^jj V. Cÿ& &J** «wM cJtë* oi <T) V*^ Vt 4 ^ VH ^ 

« Aî jj t>J^ OjL» <iW Â2ij cJ^(jJ l^li l£Â^t-*w U\j [27] • t'kS- ^ 

• l^*Uw) Ôj-X-S" ^Jduip 

jl l^U <w*uj U\ : \£*5^ 4*H Mj ^ ‘ ^\j 

U\j , *\kS- (j\*l^ OjUp aLIs *zJb ^ i Aï jj \y* 0^' OjW Ij^à <zJt 

OjU iiiJ£ ÏjA-5* C-j^ ' 4 *^jJ Vî Û^ Ojl^s 5-il^ Ïjiv Üxÿ* (jj[ l^U 

. *^kS- \^ 

olj * Aïjj V? ü^ & J** Çy*~ Cf Ji ^ ù\ V^ Wm ^'j 

, **AJu l^ OjW ûr 4 ck ^ y c*fé" 

ïjJiS^ c^lSf ù\j < Aï^j V: 0^ ^Sjw iiUs cJ6^J S £\?j^ < - r ^ ^h 

» * AJ^ 

t *\ï jj ctUAj c-j^b i; j^J^j jr \y y^-} \*\j 

. cJfcT A* 4 l tk^ ^"T^ tl'l-î 

j'yl JaI ^>1 : J U &J U JîMi Jp A» Jj&»\ ‘ ’^f Si J* Jÿ‘ \i\j 

'^^S- JJA5 p^c\ ojUs #j'^-' ^=r'> J6 U JLiJ-\ 

Oj^i' p*>r'j*j ^'> (\p <-JWi J6 U XJlIoj' ^ Ja^ < ^\y L^u 

0 ' : J-VI J O' 0 '*) ^T: J*W J ( '> 

Jjf Jÿ : J—VI J (V) U j> U j wl^-î i-> 0 - : J^VI J w 
i J (A) • * 

V' : J^vi j < r) 


- 39 — 


^ J y* *CÀ’\ tjru -l* J JjB ^J ^ ^ ' (ï JJ ^JUé V 

^1 1* i^ *uJ "A*^^ *Ajm* iljjJ^ Jb?nS3^ çjj' j 

? tjy-\ ^ < #% Afî t>*^^ : (69) [ 28 ] 

/J*if ^ liil; (J^ CÜJ Jojù cJLaiï UJ : ^yr 

4jU*^Î i?jj5^ tjj JfcC C^ ^1 c * % A*Î* j\ *)kfl jd j l*jp jjvjjl cJ& iîjjîl 

U^î (J ^ i^l>- ^#ll Aaii'iîl Ulj i *«*jj 

■ Jljfi» 

^ ^*j»^***^ L- i i ^*y CÇA *l^ J * î iJl*«»* ( 7 ®) 

- <j«^ 0^^ ci! iS^Ji, sJ.J*^ ^7jjî^ tî» c-flLe. l %i i^ïix*__j U\ : l^jIj*- 

ti! ^jW 1 SjA» < j ^ (JwïîJ^ j* Çjâ«ëS' jjy* (jU-jj£- Lyîl» l*^U*j' A*iS l»lj 
. oSi-^ ^ \i! cJu^jti • WL' jÙ\ ‘^'(J^nî^ (J~iP jj À*-afr cij«J 

Ç cÀ^j < *u* ja (_$\ jj ( 71 ) 

« <0 Âli» *il (jâl-ij O'iLaP tl)*^j ^ÿi;! J (A ' (Ju jv»-\ cS"-i : <—^^>- 
1^» Cj'^Lap *Âa (j\î i^ Jt^ j J l^&v?j ■ *^~l*\j f *j5^>-\ ^hÀp wÀ)-À 'j 

-kwj ^ o^' t5j^ Ij^'j '' \>ùj>-^l^ j* Jilpl ï-^>-'j 

V<t_* . tÀAj -2*0Jj ôJ^* *** 

^jjj v>*5^ *j>- J ù^ 3* J y^y ÀiôaaJ^ dllr U*j 


lil : J-»VI Jt < V) 
jçuJI ; J^VI J (A) 
i\ 11 4U) J dJi r JUr <V 
^>^1 : J-»VI J <'*> 
l<*ijj : J-V1 J <"> 


.lijj : J-»VI J <'> 
CUXJ) : J-jYi J (T) 
OU.j, *V : J-’VI J <r> 
^UJÜI ; J-,Y! j (i> 
ô' : J-MI J iuu. W 
yi ’JUI : J-MI J 0) 
6 . 









— 40 — 


pU t pâU' pv«jl l£j ' lUiW p* p*>Ad& j ^& V J' piU' Aîl>- ptuA 

t \>*j!kA* p[*u pôU' pb” ujU p»* e-Ai^bl' v-J^^ P ^^'A^l (3^ 

. JjSl\ Â3\sl\ ci . >j U'jiî ^ >Ju, 


CvJUII AlLitî [29] 

f* 

. . , ■ ■ ;.î , - , ., ;. ■ p i\ . .- r 

ç t^ïLu^ l/* ^ '• SX** (7 2) 

(^V.A*j «WuwJsjl • juJaJ^ {jp* * A.jUd» ! ^ 1 1 

■A >?y Aiadli'l $ li «ÜjbW- ^*!j> * ^s-^ü «^ic-lî 

lsà' a- **>> ejJi sV* 'A • "W’ j J*c J J ^ u ' *A. <u* j 

p)' xyUi^!' Ulj < xj^j* bA A >£^5 L."*»*»^ 1 ^ijil A\pl Ç^Uu' * p^jl* U-A***»' ^*-êJ 1 

P* ULM- U\^f °>pli J jJl V‘^ J 5 ' vV* > c>V^ 1/ 

p* (A, J Ijüâÿ- J AlU-l »Âa U-Ui- p!l ejLub!' ' ,V \jrP J*y ^J A*urt C-*J pli jU 5 

* ,? . v% ■ . . À *3 Ojj>* jA 

? Aûs^ çUw^ll ^ ^ : A)U** (y3) 
jJjU £jl>- p* pAjl ^ 2J ç>l**«*^l j < A/bU U V*^ * *£*lAi * eA_j>- 

p** Apytîîll uel****^' L^J £ A/ V 4 A»-*^ • t T y y>^\ "UA^jj pl-'^ ,5 : ji!' 

U^jil *' \jb «j4»W Cd'b l* ^ t a!w^_j l/"*^ V* Afdj ï ^JjU ij-Ü^ 

. AiA^i Ai jk>&\ j ci\} 1 jù\f~ 


(^ : J-fVI J (V) 
J. : J—VI J Jü» (A) 

. , U Vi ^ UJ. ^>1- : J^vi J <*> 
olû : J-VI J (>,) 


: J^Vt J «') 
Uc : t UVI J <T) 
O-Jj».» : tUM» J 00 

4 «cwii ^ ^ÿl«*û>» ; 

J>j* : J-Vl J 


• « 


41 — 


^ J^J^j ASjüÜ ( 'çL^ 1 t_?l^s\ (jA > : AJC«* (74) 
cJli)^ < ‘-r’jAsj JSjl b j\£\j i u-W' ^AiÇ Jsu^' *\_j^ (Y, \aA>-1 : 45 « : u!j> 
jj-jU'j < ^jàcV’i < «uJââJlj ^ijij < [ 30 ] AS^-1 

J**, jj A**Ja Jlj>. s Jl Ja*) J U'ji fÂa ^ : Jjlj Jlî^jlî . AiLôjl CjI-U-Y' 
l 5 j J c?3i j'aâII CjjAÎ bj l^üj t Oj$"S Al : Ub ,1 . <u*«J> jA 

(jUi -Ais ^Ip ci**X«l ! ljij £ Ax^flll (Jlj>-1 /- 1 cibsi < A>fcA)l C|*A>-1 IjoT Jj\pj 

* L^ilj AsrualS ÂSjiL* Ojl^o iiUÂlî 1 Aïlâê>' _»l ^jil CjA>*\ IjjxTJj l,âj ^_jj IfuâSj 

4 LJ* 1 *" J±t i ~f i * t ’ ^ CT* " ASCwi (7 5 ) 

lT^ t>* ^*1 • *A-i» j^aJl ^ Mj> ‘ cr^' u*^* t>* (e) W : i>^ ù* '• vW 
lt^ i>* ^*l> ‘ a- oJ^i ^ âU jU tV jAi-l ^ '^'’lji (jf/ 1 «1 ojSC AU u JLl 
bl . ^jUi u-y ,y UJj £ JMî y en y* U] : pue y* U»l AU *Ju 

V ; uS^ jJV Ae»5l à.Jrji {A) ^ C^J Jw J*b p* ^ uUl 

‘'Ül jJ-Af ^jW p* (^Âîl iwuJl Ulj f (_]<»■ b p* pii oUlAall ijtui) fjjii £ _.jJl 
Cf* J^' ] u^*î p5l ^jïJi j-lj «uel'l A*k)l j ûJ^i. ii**Jl pAaJl j ^LS^lj 

Uj lA «Üîill ëjâkJlj ( Ajj^J püil (J>«»llj < tp*jbil (ÿljJb^ £ Au jëJlj ‘UUjJ'i jJa* ^jW- 

iJ 8 *? p* ^ j^ -sb IfAs Aikdl AJsill p*l ujl«i*ifl »X& cJlj ljU . xiAîi 4>b< 

uS3l ( _ji< «tAkîl _j\ ^Ji« jjJl fj (Jj^kJl AuUlj A*_jIaI' ïJ.S ÿ- v Jl wjlwiV'l pUj 

-W c>A^- AU!' »Xaj £ AAai'j Aiüll £u?'_ji! p* tiüb *Uw! U ;_}«*>l^lj (ÿlâll [31] J 

. U ,J*yi u-uil A j*5> 


•• y U! V* U, q» : C UV' j (e) 
<A : J-VI J ( n > 
jAU : J^V) J ‘ V) 
vüJ : J^Vt J -ke 
lili : J~-V! J «'> 


uj : Ju-VI j t') 

• • lA-U^ ^ £Âu> ; 3«ffVI p 

Jü* J'_j»“VI p»J pJS : P-uVI P iii- 

fit : J^VI P < 4 > 











42 — 


? t jim» îi'iALa ^ j>-\ * 4 >- Je J' Jli^ u-w 1 ^y> : Â5L-* (7 r >) 

{ ^jJ*U ijtjH ^j j*^Jl iJ\ ^ ^ M : «j 4 : 

< Üjil *^uJl ^jj ç\*J§ y S^Ul J *i\ y U|j 

CAOlïiiJl y J ^ J^* J*J s*^ ^ ' 'J ^ Cf* Mj 

.L&% 


? i)\ ou* £ ^ : iiL*^ ( 77 ) 

ô^" l>1 t .À*-J Ajlîî» ^ 'ù 4 W • iTiÜ y : 

i*) jl cjiÎ jl^ < j jU-^ yj *^£4 J\ jfi * ^jû* uAta 


-ü*iîl ô 9 j* Cf 

Ji : cps jj ji Ub . Jü J! Ub. j> J! M J-U' Wj. 'V V^ J 1 - 

1 ü' j* j i ****&* cîDi <0 y y y ^jlj y* j JU j\ JJjs cJS" 


y\ üüS m3 Jy> I» -A>-\ ^1 ilîU olS" < o^îr *^>*1^1 L?-i 
Jte» ;\JJ JM y U)J . U U'j M, r ^A *jlJ (V) Jî, j < c^ 

. uU.> *u£\ U j \$>-L»il j \ ySc^j a 5jWl ^ji51 

^1 J J S^Ul C j)\ J>j j*Si ijÙ J>jS J\ oU^l : é!L« ( 78 ) [32] 

î 


c/-^ A Jj * < ^1»aJ1 ( 

ijPj i s j«u>Ul ôj2Î^ jl yi) ^jfcl l>^S U wi«î CÔA>- 
U|j « ^ l'j^S «Lîl^l ,^\ *<is*«J Jp\j»\ U| : olvr tl»^\î ^c- ôJ^ ^ 


Ol : J—VI J JUi- ^ 

L^U; Ji« » « .. 3-uJI Jx* » i-ikt ' v 

« , • y 

• • v3 l^-A>-1 Uj ^3 

YV JI Âllil J O/l 


.. ^ U) ^ U J yU ^ a Mj a y Ï J-^VI 4 J 

Cr* •• j (Y) 
J : J^Vt J -U- < r > 
., ÿ» U Uj <_>L»1 irM>“ /j• : (JrfVI jj 

jP : J-VI J Jû. < e) 


i ' U" J J V^' J c>j«i ti^ ! fjjJ'j ji iJuJi JjU iJT 

j/lj ^yi Ji. ^ J$+\ \X Jli J\ Jp\jiï 1 ^ ' r) U^ , SjSl 4 ju* ^ cLdwu J]\j 

■ ùJ*t ^ Je ^ \* J ^U-l ; ilL». { 79 ) 

^Î^J' ^^ J ôJ^t û' M ^ '-li3ij : »Ol^ Je : 

J tî^' £\îJ'-> l>*J> ^J' Vr»‘ J A V a ’ i l^U U] j < iaii-l 

^ Uj « Uâfc u^t U/i Ir ^ JSÜ^ . kJj\ üM U, iSLO-l 

* WV J Ve^-î ‘ t/i J' c>'^' dl* Jv U»bj jil olikii {i) JiSi 

? Âi^i-i ' \£j Au^S' çi‘ Ol»T ; _J* f ; ÂJL». ( 80 ) 

Up A?-J J> (_j*^aiJ ^LrY'j . Aîjii-J < aJ^Jj ( aLhSj < (>X) AcL>I : J : wJIjs» 

* Mj ‘ W : Ü^T Je ô£i [33] 

? ù^i ^ (J/ (j-ÂÎÎ : Â)L-. ( 81 ) 

‘U jû.1 ^ U : ô^- ^ û^î V^b — *b^ S ^ ^ ' Vl U : Orw^ ^ : Jj> 

• M j — W o* lAi ^^' Â,>J' ^L: ^ U j < ^\ 

‘ â*^«Î\ iijcJ u« ^ ^ : â!C** (8a) 

V Â* ù* Mj * crH i>* 0^. t>j» t>* l,>1 M : 0 ^ ^ : V J>. 

• f'-’^ 1 ù* ôj\ 

• J* vV“^' c?' à* Ü*jà\ o£i C$-^ 1 Jw» : ÂJL-p (83) 

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• * <*lwl ij* Uj ; Ju>Y! 

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— 44 — 

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— /i5 — 


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— 46 


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47 - 


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— 48 — 


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. 0_ji^ L^**i ^ •—^■5 A**«i\ l*_j pjj^j i3** ’ V'J*T 


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• • O?* W ^ âTM? : J-^V1 J 

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Mémoires de l'Institut d*Egypte, t, XXXVI. 

7 













— 50 


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• 0 jJm ^1* jj jSv*î ^yi^ C- 9j& tyX?^*? ylii ^ A>-y Cf Xt\j Cf Wj 

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• • W ^ Uj JM— q* : J*»V! j * 0) 


— 51 


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? X»(jWl oâ«Ual\ ^ ^ : ( 1 18 ) 

uw ^y W j t Jrf-.b ^y lf) y* : 0^^ ^y 

J^J ÂI49 J>-b y U\j < c-ft^aî' J ÂipUt tyLw^l X?-l yi ^U- ^y 

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• y tj>xH t ^IpIaÎ^ 

? d>x£ t-aLw^t ^ i : (120) 

<îdi5 <Uu* ,jU <3^ XlâZ»^ y U\ : j>- 

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J$ ilÜl\ 6\j\ y XÎj^ ^Xa yj f 

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« jj^ t^jj cA' (JJ M**0i Âii» Jj4 : MJ'jST 


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J\ : cdVI J Joi- O) 
.. vj^^ ill Ul U_j v>L»! Ânj^l ; (J*sV! (j ^ 

u-î £" v üQ ^ aüi iiuu j-î (A) 


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• • J 9 b ^*j JM" j»* : d~’^'' ij 

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— 52 — 


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* ill^ CAjj ^f^éJ lwJ?j A*j £* \*\j < ÛUfc £*p/S dûS J) *UwIÛS l***A> 

. oU'vUJS L-jl# <j dûS j 
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j^jAî A*| j\ * Saj/S c/j* ^S OM hJ^~> Cx* * [4 «> ] 

. cA/^US l-A dûs ^U*>U j * jA*L5* £j\j jll 

? «uî/S JjS/S lIjA^ l^sUu ^ ^» : ÛC*4 ( 1 2 4 ) 

JM^l (j-'^r y 1*1 j < jvJ' ^ 0& V c^' *X '"O* M : Oyy à* : v'/r 

. AjÇl U j JS^U! j_li* ij«5\ 
? yi;l J (_5 j»î)l CjIjù L-J.W ^ y : ÂJtw» ( 1 2 5 ) 

« jjy» U ji 1 \y_j f lÿtf » j* y U.J < ^W ' ^y 1*1 : t— aW\ AjMo y : <*çl_j> 

. Ol**>Wl i_j\> ,J jiïà j f 1*4 'Wjw?^ y 1*1 j 

? yAA J âWI yS UW 1 : ÂlW* ( 196 ) 

. lZjL*>W1 i_A J lp*^cj < (j\â>-Ml (J) Oj.A^-1 1J>1 *1 j^a il ïjll j>lj«»-l y : (Jy- 

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J» : J-V! J JU. < r > 

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— 53 — 


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Mémoires de 1*Institut d'Égypte, t, XXXV L 


8 










— 54 ^ 


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— 55 — 


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— 56 — 


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57 — 


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— 58 — 


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— 59 — 


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— 60 — 


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— 61 — 


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63 — 


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— 6 k — 


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— 65 — 

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Mémoire» de l’Institut d'Egypte, t. XXXVI. 


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9 











66 — 


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— 67 — 


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9 - 










68 — 


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ù> : J^vi J (') 

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Wlj : J^vi J <") 


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^ V^a Cf j^At |1 j\î f ’üj^\ XLkïj tei j\ j\ Jr ;î V“J.‘ JXk aii jAû 
£ sA*ii |i] V' iS c ja as "kzjj xj jj jSJij .l'i 11 <ÿ*j j ÂUi ^\j 
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. a 4Ϋ a 3U J, [6/1] c-ï A^j /S m) lr ^ ^ 4 ^ ^ ^ 

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U : J^VI J «") 
£jWll : J-Vf J ( ' X) 


s» : j-»vi J (') 
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<iT ; J—VI J (f) 

aM OHJ : J-VI J l f > 
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U^T: J~W j (V ' A) 

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Mémoires de l*Institut d*Égypte, t XXXVI. 
















— 70 — 


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. *U Aj\i £7j\/iÀ X>-\ -Uc 

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au ^y {j?^ 3» Ul ^U-A^ J ^aS^ yj}^ jU-^ ^3>ü\ û^ ^ÎÂj ( A*AZ» 

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. JJl Uj& \^i AÎj ^Ua)\ y 
? ^ J cAA?- ^Afc a^Ip U : 4JC** (190) 

,jj^ 33 a luA>* 3 aL*^ ôÀa .sbb aJ^ uiXJS *X*%+ : cJa^ 

l5 A <& Cj* ô l3 îflA+0 a!*H ®Aa d)b 0^3 \SJ Oia *** 

. S^ftlk aIc 4 Ju£ J 

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<SjL\ ^p3 L^aJ\ U \j < y*& 3^*^ <J M : *\3 Aj^j <j : 

« o3 3 a 3 M cSj^ 3^ *M 3 J Ma [ 65 ] < <j 3 3 

Ç tV) Ut/S jW f « u^WÎ d* f : a)L. (19a) 

. ^ 0^ Æj < gtt» JU\j < *Uj^ (A) Ua^1 : AÎU* : cJ* 

? Jw»^ ti 4 A-oU-1 J>\3 ^ 33 ^ • aJU^v» ( 1 y 3 ) 

C>\ ü^a 4 Lm f Jt \ ^U'Jvw^ll ùJ^i C^ 1 * I-aA^- 1 : ^jJ\ r 

. ( " } l^ O^ ^W\a < Jai a 5^-1 < -t 4A M ^U-Jua^ 


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. . lAJb-l ^ ^*J (À 

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jU : J^Vl J ( f ' r ' X ) 

^-Jl ^Xl : J^Vi J 

w 

tSj, Dli : J^Vl j ^ e) 

Uaa-l <j> Uj gl aI â 

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j U j l*j .Lî-I i*MT J : J-ïVI J ^ 

J 

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. . J^JI 


— 71 


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jA^îü (3^^ a!p ^*1a * JA^' A^aJ^ ôAü A^A ^■^•AÎ^ aIc- ^y 

. ^ If W^A Ua AiAJM' «!>j)' 
? Ai a 4' c^jn? ^cr'W^ ^ : a!L^* (195) 

a>3a fcjjî»A Ïj'a 1 ' > A r lidi (f} ^' : : vW 

yj& y ^AtJ^ 3^ aJ \k 3M (i^ U^j*^ < Ai )y y C^b A*maî^A 

1*a JA A AJ^^' <j^*^ jX^\ a 4 AJ*\ Ua . k ji i^ A ^J 33 M 

* IçIrûJ y \ AwajJ^ &Àa jJ a^ M 2 ^ ^A>- U] Ltf\^-\ Aj ôAa dÜi j $ CïiJi A*i^ 

? aAc- ^a/ ^1 L* (_j <J1>a£ 3^ ü-^i bu ; ^Cw *4 (196) [66] 

. Jyjdh J jfU$ y *>*a ^Asi3 '° Aa£^ ÏAa^7 ‘ ^A^ 

Ç &A*u AmûjJ^ ^ 3^ JAW w.Â■ A3b**4* (197 } 

3^ 3*^A A?t*p%^ U 3 *^ f 1 *^A2jw \ÀÂ db A/ (JU 3M^ y ûM • y? 

i ïA*« AwuJ\ düj fj s j3 î ^ ^(3 * ^ ^ 3* ij>^ cM^ cS 3^ 

. oA*a ^j) 3^3 (A^* c3aA % *^> CU>b û!a 

jA i3* Üj4^ j cJ'éT ®aJ\ ,J^j jJjN^ ^U : aJL*** (198) 

ôl J ^^^j <jj <$ J? Cf* ‘-r*®’ 5 ^ ^j ^ ; 

^y Âj ^*^ £ ’ _y aâ*c. j < w> ,| j“j! J *^vî>'_» Jai j cfa 


jMi^l ‘ JU^V^ À ^ 
0»j : J-V! J < T > 
ù' : J-VI J < V) 


.. ^ Ui \j> U_j ijLw' <rMr ^ ; (J-üVI ^ 

u‘j : J-VI J ,Y) 
.. Iau»-) Uj <?V\r : J-oVl jj 1 ’ ’ 
: J-Vl J (i) 


10 , 









— 72 — 


ûb ‘ ci^î tiob jjl* i k>b^- CjXu>j kk** «UjmJi b\a> (Jl cJL 

C^i |b Cjk'ikJl jAa Cjb” Ôjj . l^lîj 4tj)pJ\ â^T j«AÏ ^ ’kjuAÜe jA êjî cJb" 4.Liî 

CjIS^ ,j] ^“3 ®-^*“ jj* *ïl* ' ijl L-iAe <j ^j oJ' j*i jj *\)ca\ 

i>*'' / j ' k\ô>-j klw olîj^' b**? J 3b-" j’bj .sU- l>v j* iwi«î 

c^vwj (jrv*)l b' ù* Oj^b (J*S C.ib* JïW Ïl*l\ y* cJi ÂJUaï y* ÏAJI (iil’ cJb" 


. ïA«i jt à»»a*l^ 

^ Cf" ‘■b'J.J As 4**aJ^ fj\ y, kk : Â)L«* (îgg) [67j 


ujIô^ J-s Ajksi b* 3îb 3k*J_j «U«à>w* j'î ' »J\& i^j Jl> : cJ 


'S? 


t <Uj& ’k* ^ t i 3 J-Â 5 ^■jïs *U»\j, 3 e ^iiâvj e^.4} 

. o® j*\p i ***JL i > c-^jk bk •Xjù * ^ 

ij* j*^ 9 k cS.£j -b*| t>* ti-j 4^3 y t£j m (jUi'i!' jk? ^ : «ÜL«* (aoo) 


? If* çjâf. k ^ 

iij. 3 ^ £\»3 '-r , j"î, 3 k JjSv 3' M : 3 k '• l * 3 j*r 

• Jk k y û % %i* j>$ ij^'-j' < ^klk-j £kjt)\ y 

y» ç*làc. U <*rib t>* L?-t "b*? (j* i$~C ü^j jkî> (201) 

ÿ V* J**° k *b 

3' jkü' (J^s- Uü < çy Jalli^ Jàlc jl i _jkj ^ lilli ôjSC : t-tl js? 

*** *«-b kk < 3 ' 3jb j *~^k' aA*J *Ü^ s y«s.' A <j 

• X^f- ^ y 3 ' Jbk Jàlilk «üjkjl! oâjbb 


<:| : J^VI J ™ 

1*1 1^ Uj (iUà : J^V' J 

. . 0' 

J! : J-VI J Jk5« W 
J>U : J^VI J (V) 


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Ol : eUVl J XA. (T > 
Jli»j pI^.- : J^VI J 

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— 7.3 — 


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3 k jb Jik) kjj < “Sî^b^ l? 0kjkj Jiiî k| : 

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. 5 k!^ oÂa (wrf»-ka) 3 k j « 33 \ 


ÇjVJI JJ»; ^ ^ 9 0 3 j 

\j* C s J^*t Mj é jjiî^ S^ ^ UJ : g Jb-^ : j>- 

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— 76 — 


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77 — 


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— 78 — 


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TRADUCTION 











[Page 1] 


LE 


LIVRE DES QUESTIONS SUR L’OEIL 
COMPOSÉ PAR HONAÏN IBN ISHÂQ 

POUR SES DEUX FILS DÂWOÜD ET ISHÂQ, 

EN TROIS DISCOURS. 


LE PREMIER DISCOURS. 

1. Question : Quelle est la définition de Y ml? 

Réponse : Un corps composé de tuniques, humeurs, membranes, ligaments, artères, 
veines, nerfs et muscles; ceci est sa définition intégrale. On en a donné plusieurs autres 
définitions, mais celle-là est la définition la plus complète. 

2. Qu est-ce que Yœil? 

L’œil est l’appareil de la vision, et le nom ressemble à la fonction. Il est appelé 
dans toutes les langues s œil», ce qui signifie «la source Quoique son nom soit 
simplement «œil», ses organes sont nombreux, différents, et composés de choses 
nombreuses et de parties différentes. Par conséquent, celui qui veut les distinguer 
doit étudier la structure de l’œil, la composition de ses parties, et la distinction de 
toutes scs tuniques, en se servant d’un langage aussi clair que possible. Car eest le 
plus délicat des cinq sens. 

| p. 2 ] 3 . Quelle est la fonction de Yœil?^\ 

La perception des couleurs, des corps et des formes, tant grands que petits; car 
c’est un organe sensoriel. 

lu Quelle est Y utilité de Yœil? 

Son utilité est de préserver le corps des lésions extérieures qui peuvent l'atteindre, 


(l) Ceci est juste (en hébreu, égyptien, persan, etc.). 

(3) Dans le ms. du Caire les deux questions 3 et h sont réunies en une seule. 
Mémoires de VInstitut d’Egypte, t. XXXVI. u 











— 82 — 


de le conduire là ou il désire se rendre, et de compléter sa vie en rapport avec les 
choses qui lui sont agréables. 

C’est pourquoi l’œil se trouve dans la partie la plus élevée du corps comme un 
gardienG) qui garde le jardin et le surveille. 

5. Tu as mentionné que F œil est composé de plusieurs parties différentes . Informe-moi donc 
si la vision siège dans toutes les parties de F œil ou dans une d'entre elles? 

Tu dois savoir que chacun des membres composés ^ possède une fonction particu¬ 
lière pour laquelle il a été créé et préparé. Cette fonction cependant n’existe point 
dans toutes ses parties, mais dans une d’entre elles seulement. Les autres parties, par 
contre, ont été faites uniquement clans le but de servir la partie dans laquelle siège 
la fonction, et pour cette raison nous définissons l’œil : un organe composé de plu¬ 
sieurs parties. La vision ne siège point dans toutes ses parties, mais dans l’humeur 
seulement qui ressemble à un morceau de glace(et qui est appelée en grec xpvcr- 
r aXkostSés, krystalloeïdès) M. Par contre, les autres parties composantes, tuniques, 
humeurs, etc., n’ont été préparées que pour servir cette humeur. Leur service con¬ 
siste d’une part à la défendre contre les lésions, et d’autre part à lui être utile. 

fi. Quelle est la description de F humeur glaciale [le cristallin) appelée en grec xpvala a- 
XoetSés ( krystalloeïdès )? 

Cette humeur est blanche, pure, transparente, ronde [p. 3] non pas tout à fait 
sphérique, mais un peu aplatie. 

y. Pourquoi F humeur glaciale (le cristallin) est-elle blanche? 

Pour pouvoir refléter le changement des couleurs; la preuve de ce que nous 
avançons est que tout objet blanc, pur et transparent comme le verre et le cristal, 
reflète facilement le changement des couleurs. 

8 . Pourquoi Vhumeur glaciale (le cristallin) est-elle ronde , mais non pas tout à fait 
sphérique, et pourquoi n a-t-elle pas de coins? 

Elle est telle pour ne pas être facilement exposée aux dommages et aux lésions; 
car, toutes les formes, sauf la sphérique, subissent facilement des lésions à cause de 


(l) Le terme arabe ncîloür ou ndzoür désigne spécialement un gardien des vignes. 

(S) Les mois * membres composés n indiquent d’après la terminologie des médecins grecs, et 
surtout de Galien, les organes composés de différents tissus, comme p. ex., le foie qui contient 
part son parenchyme, des artères, veines, canaux biliaires et ligaments. 

(3) Les Grecs ont comparé le crystallîn de Toeil à un morceau de crystal. 

(4Î Dans les manuscrits du Caire et de Leyde seulement. 


— 83 — 


leurs angles. La preuve en est que la sphère céleste subsiste perpétuellement telle quelle, 
parce qu elle n’a pas d’angles et par conséquent n’est pas exposée aux lésions; bien 
qu’elle aurait dû l’être à cause de son mouvement continuel et de sa révolution de 
Test à l’ouest et de l'ouest à l’est; et pourtant elle reste intacte et n’ayant pas d’angles 
ne subit pas de lésions. 

g. Pourquoi Fhumeur glaciale (le cristallin) est-elle aplatie et non pas tout à fait 
sphérique? 

Pour percevoir beaucoup d’objets perceptibles; car si elle était complètement sphé¬ 
rique, elle ne percevrait que peu d’objets; un corps aplati reflétant plus d’objets qu’un 
corps sphérique. 

[p. 4] îo. Ou est Fendrait, de F humeur glaciale dans F œil? 

Au centre. La preuve en est que tout ce qui est dans l’œil n’a été créé que pour 
elle, soit pour la protéger contre les lésions soit pour lui être utile; et c’est pour 
cette raison que les autres parties l’entourent de tous les côtés, et qu’elle est placée 
au centre étant donné le rang quelle occupe par rapport aux autres organes. 

11 . Quelle est Futilité de Fhumeur glaciale? 

L’utilité de cette humeur, i. e., de la glaciale, est plus grande que celle de toutes 
les autres humeurs et tuniques qui se trouvent dans l’œil; car la vision siège dans 
cette humeur et non pas dans les autres tuniques et humeurs de l’œil que nous avons 
déjà signalées. La preuve de cela est dans l’expérience de notre sens visuel; à savoir 
que la vision cesse si la cataracte intercepte l’objet perceptible, et elle se rétablit par 
la paracentèse (l’opération). Nous avons une autre preuve qui ne peut être saisie par 
les sens, maïs par la raison. Cette preuve est que si les parties situées derrière l’hu¬ 
meur glaciale sont atteintes d’une maladie, comme l’obstruction du nerf (optique), 
son rétrécissement, sa dilatation, sa déchirure, ou d’autres affections pareilles qui 
empêchent la lumière d’atteindre l’humeur glaciale, la vision cesse dans le cas où 
ces maladies seraient incurables, et elle se rétablit dans le cas où les maladies seraient 
guérissables. 

la. Quels sont les organes les plus rapprochés de F humeur glaciale (le cristallin ), les 
tuniques qui se trouvent dans Fœil ou les humeurs qui sont derrière elle? 

[p. 5], Dans la partie intérieure l’humeur hyaloïde est plus rapprochée de l’hu¬ 
meur glaciale que les autres tuniques et humeurs qui sont derrière elle. 


M La lumière eu question est rd’espril lumineux» qui, d’après l’idée des médecins grecs, cou¬ 
lait du cerveau par la prétendue cavité du nerf optique («nerf creux») dans l’œil pour transmettre 
la capacité de la vision au cristallin (humeur glaciale). Voir plus bas les questions 16, 17 et 76. 

i t . 











i 3 . Quelle est l’utilité de l’humeur hyaloïde (le corps vitré)? Pourquoi est-elle rapprochée 
de l’humeur glaciale et non pus éloignée d’elle; et pourquoi est-elle blanche? 

Son utilité provient de ce qu’elle nourrit l’humeur glaciale. La cause en est que 
chacun des membres du corps a besoin d’une nourriture pour remplacer celle qui 
a été dissoute tant par la chaleur naturelle qui agit au dedans, que par la chaleur 
de l’air qui agit au dehors. Or, les corps qui se transforment le plus rapidement sont 
ceux qui par leur affinité tendent h s’assimiler. Et comme l’humeur glaciale a, sans 
doute, besoin de nourriture et qu’elle est, comme nous l’avons décrite, blanche et pure, 
il est impossible qu’elle soit nourrie par le sang sans une substance intermédiaire; elle 
a besoin donc d’un intermédiaire entre sa nature et celle du sang. Cet intermédiaire 
est l’humeur hyaloïde parce qu’elle est plus rapprochée de la blancheur et de la pureté 
que le sang et toutes les tuniques intérieures. Pour celte raison elle se trouve à 
proximité de l’humeur glaciale et est en contact avec elle, et l'humeur glaciale est 
immergée dans elle à moitié. Sa couleur est blanche afin de laisser la lumière atteindre 
plus facilement l’humeur glaciale. 

i/i. D’où vient la nourriture à l’humeur hyaloïde? 

De la tunique qui l’enveloppe appelée la rétine. 

[p. 6] i 5 . Combien de tuniques y a-t-il dans l’œil? 

Sept tuniques. Sache que derrière l’humeur glaciale se trouve une humeur qui lui 
est contiguë, appelée hyaloïde. La première tunique derrière i’hyaloïde est la tunique 
appelée rétine. Elle porte ce nom à cause de sa ressemblance avec le filet du pêcheur, 
car elle contient une grande quantité d’artères et de veines entrelacées. Une deuxième 
tunique contiguë à cette tunique est appelée choroïde; elle porte ce nom parce qu elle 
entoure la rétine et son contenu. Derrière cette tunique se trouve une troisième tunique 
appelée sclérotique, adhérente 1*1 à l’os dans lequel l’œil est placé (l’orbite); elle est ap¬ 
pelée ainsi parce qu’elle est dure et solide, mais nous en indiquerons la cause plus tard. 

Devant l’humeur glaciale se trouve une demi-tunique qui ne l’enveloppe pas et qui 
ne la couvre qu’à moitié ; elle est appelée arachnoïde, parce qu’elle ressemble à la toile 
d’araignée ou à la pelure d’oignon ; elle forme une cloison entre l’humeur glaciale et 
l’humeur albuminoïde®. Devant l’humeur albuminoïde se trouve une tunique appelée 


O C’est une erreur anatomique; la sclérotique n’est ni adhérente ni même contiguë aux parois 
île l’orbite. 

(3) Les Grecs et les Arabes ont désigné par le mot arachnoïde, la moitié antérieure de la capsule 
du cristallin avec les fibres de la zonule de Zinn. L’humeur albuminoïde est ce que nous appelons 
de nos jours humeur aqueuse. 


85 


uvée, parce qu’elle ressemble à un grain de raisin par sa couleur qui est la couleur 
bleu ciel ou celle de l’indigo, c’est-à-dire, à l’indigo dont se servent les teinturiers ®. 
Devant cette tunique se trouve une autre appelée cornée parce qu’elle ressemble à la 
corne taillée. En dehors de toutes les tuniques se trouve une tunique qui ne les enve¬ 
loppe pas, mais les entoure seulement; elle est appelée la conjonctive. 

16. Quelle est l’origine de la rétine? 

[p. 7 ]. Son origine est du côté du nerf creux optique dans lequel coule l’esprit 
psychique, c’est-à-dire de sa substance. Ce nerf, à son arrivée derrière l’humeur 
hyaloïde, s’arrête à cet endroit et se répand de la membrane mince, qui le couvre par 
des vaisseaux fins. Ces vaisseaux, après l’avoir atteint, s’entrelacent, se divisent en 
différents vaisseaux et se mélangent avec le nerf même. Après cela le tout s’entrelace 
et forme la rétine qui entoure l’humeur hyaloïde. 

17. Quelle est la fonction de la rétine? Et pourquoi est-elle plus rapprochée de l’humeur 
hyaloïde que les autres tuniques ? 

Sa fonction est d’amener par les veines et les artères la nourriture à l’humeur 
hyaloïde. Elle se rapproche de l’humeur hyaloïde plus que les autres tuniques, 
afin d’amener la force visuelle et lumineuse à l’humeur glaciale par l’intermédiaire 
de l’humeur hyaloïde; c’est pour cette raison qu’elle est rapprochée d’elle et y est 
contiguë. 

18. Quelle est ?origine de la tunique choroïde? 

Tu dois savoir que deux membranes appelées en grec ptfvryyss (méninges ) sont 
placées au-dessus du cerveau : l’une mince et molle sert à nourrir le cerveau par les 
veines et les artères, et l’autre épaisse et dure, contiguë au crâne et superposée à la 
première, sert à protéger le cerveau contre les lésions éventuelles de l’os et contre l’os 
lui-même. Chaque nerf sortant du cerveau est enveloppé par ces deux membranes. 
Nous trouvons aussi que le nerf creux, qui amène le sens de la vue à l’œil, est enve¬ 
loppé par ces deux membranes. Leur utilité vient de ce que [p. 8] la membrane qui 
lui est contiguë, — l’intérieure, sert à le nourrir, tandis que Taulre, — l’extérieure, 
le protège contre l’os de la tête. Les membranes après avoir quitté Los dans lequel 
l’œil est placé (l'orbite) se séparent l’une de l’autre. Et du nerf même se forme la 
rétine, comme nous l'avons montré. Et de la membrane mince contiguë se forme la 
tunique appelée choroïde; elle est appelée ainsi, parce qu’elle enveloppe ce qu’elle 


(l) Galien a appelé i’uvéc (iris) à cause de sa surface externe lisse et de la surface interne veloutée, 
ressemblant à la peau fine d'un grain de raisin. 

Le premier terme est lilang (persan), le deuxième ntl (arabe); les deux signifient l’indigo. 
Mémoires de l*Institut d’Egypte, t, XXXVL ta 










— 86 


entoure 1 ». Elle s’unit à l’endroit même où s’unit la rétine sur la moitié de l’humeur 
glaciale; c’est comme si tu t’imagines une ligne droite sur laquelle se trouvent des 
segments sphériques de grandeur différente, selon la figure suivante 2 : 

la choroïde la choroïde 



1<). Quelle est l’utilité de la choroïde et pourquoi adhère-l-elle à la rétine et non pas a 
l’humeur hyaloïde ? 

Son utilité est de nourrir la rétine. Son adhérence à la rétine a pour but de 1 en¬ 
velopper et de la protéger contre les lésions provenant des organes qui sont derrière 
elle. Quant à sa distance de l’hyaloïde c’est en raison du fait que la nourriture qu elle 
contient est épaisse et que la nature demande, à cause de la prééminence de 1 hya¬ 
loïde et de sa grande utilité, quelle soit raffinée; c’est ainsi que la nature a retenu 
d’elle la nourriture épaisse, et que la rétine est devenue l’intermédiaire entre l’hya- 
loïde et la choroïde, afin que la nourriture soit raffinée et amincie dans la rétine pour 
servir de nourriture à l’hyaloïde; cette nourriture est ensuite raffinée dans l hyaloïde 
qui la pousse vers l’humeur glaciale quelle nourrit. C’est pour cette raison que la 
choroïde est éloignée de l’hyaloïde et n’v est pas contiguë. 

[p, 9 ] 2 0. Quelle est l’origine de la sclérotique? 

Je t’ai fait savoir plus haut que deux membranes couvrent le nerf creux (optique), 
que la rétine naît du nerf même , et que la choroïde prend naissance de la membrane 
mince qui couvre le nerf. Or tu dois savoir que la tunique sclérotique prend sa nais¬ 
sance, son commencement et son développement de la membrane épaisse et dure qui 
recouvre le nerf. 

21. Quelle est l'utilité de la tunique sclérotique et pourquoi est-elle la plus éloignée de 
toutes les tuniques fie F intérieur ? 

Son utilité est de protéger i œil contre les lésions éventuelles de Fos dans lequel 
l’œil est placé (l’orbite), et contre l’os lui-même, de peur qu’il ne l’endommage par sa * (*) 


0) Probablement une erreur du copiste : la choroïde est appelée ainsi parce qu’elle ressemble à 
l’enveloppe extérieure de l’œuf utérin (en grec xôptov ckôrion ? en arabe masïma). 

(*) Celte figure manque dans tous les manuscrits, sauf celni du 11 . P- Paul Sballi. 


87 — 


substance sèche et rude. Quant a sa position éloignée, elle a été créée ainsi pour lier, 
serrer et fixer l’œil et le mettre à l’abri de la déchirure et de la perte. 

22. Quelle est Vutilité de la tunique arachnoïde? 

Je t’ai informé que devant l’humeur glaciale se trouve la moitié d’une tunique qui 
ressemble à la pelure d’oignon ou à la toile d’araignée que les médecins grecs ont 
appelée dpaxyostStfs arakhnocïdês, c’est-à-dire un corps ressemblant à la toile d’arai¬ 
gnée. Son utilité est double : la première est de former une cloison entre l’humeur 
glaciale et l’humeur albuminoïde (aqueuse) afin qu’elles ne se mélangent pas et ne 
forment pas une seule humeur; la deuxième est de protéger l’humeur glaciale contre 
les maladies qui atteignent Falbnminoïde. Elle a encore une troisième utilité, à savoir 
que chaque fois que ralimentation de la glaciale devient par trop abondante, le superflu 
est poussé vers l’arachnoïde. Quant à son origine, elle est un surcroît de la glaciale; 
il y a cependant des gens qui disent que son origine est dans la rétine. 

[p. 10 ] 23 . Quelle est l'utilité de l'humeur albuminoïde ( aqueuse )1 

Son utilité est double : la première est de protéger la glaciale contre l’effet dessé¬ 
chant de Pair qui pourrait l’atteindre de dehors; la seconde est d’humecter la tunique 
uvée afin quelle ne soit pas desséchée par la chaleur naturelle intérieure et qu’elle 
n’endommage pas la glaciale. 

2 4 . Pourquoi ? humeur albuminoïde se trouve-t-elle devant la glaciale et rien est-t-elle pas 
éloignée? 

Pour trois raisons : la première est, comme je l’ai mentionné plus haut, pour 
humecter Fuvée et la glaciale de peur quelles ne se dessèchent simultanément. 
La deuxième est que, comme Fuvée possède des touffes du côté interne et est rude, 
l’albuminoïde a été placée entre Fuvée et la glaciale pour empêcher les touffes et la 
rudesse de Fuvée d affecter la glaciale qui pourrait être lésée et pour que l'humidité, 
qui est dans la glaciale, ne se dessèche pas par la rudesse de Fuvée, La troisième est 
que l’humeur albuminoïde a été placée entre Fuvée et la glaciale pour protéger cette 
dernière contre la liquéfaction et contre la chaleur qui pourrait Fatteindre du dehors; 
car la glaciale est atteinte en partie par la chaleur naturelle intérieure et en partie 
par la chaleur extérieure de l’air, et par ce fait elle pourrait se dissoudre, se faire 
fondre, se liquéfier et s’échapper au dehors. Ainsi Falbuminoïdc a été placée à cet 
endroit pour la protéger contre la liquéfaction et contre la chaleur qui pourrait 
l’atteindre du dehors, 

2 5 . Pourquoi ïalbuminoïde est-elle blanche? 

Pour recevoir la force visuelle venant de l’intérieur et la conduire au dehors, et 
pour recevoir pareillement Fimage de l’objet perçu qui venant du dehors, rencontre 











celle force, et pour reproduire celte image à l'intérieur (lî ; car, si elle n était pas blanche, 
elle ne pourrait pas remplir cette fonction. Elle est appelée albuminoïde parce iju elle 
ressemble au blanc d’œuf raréfié. 

[p. 11 ] 26. Quelle est l’origine de la tunique uvée? 

La tunique choroïde qui est adhérente à la rétine, comme nous l’avons déjà men¬ 
tionné. 

27. Quelles sont les utilités de la tunique uvée? 

Quatre : la première est de nourrir la tunique cornée par ses veines et artères, 
car la cornée, en raison de sa minceur et de sa transparence, ne possède ni veines ni 
artères en quantité suffisante pour la nourrir; c’est pourquoi elle a besoin d’être 
nourrie par l’uvée qui possède des veines et artères en abondance. La deuxieme est de 
séparer la glaciale de la cornée, afin que la première ne soit pas lésée par la consis¬ 
tance dure et solide de la dernière. La troisième est de concentrer l’esprit visuel 
venant de l’intérieur, afin que la lumière ne soit pas dispersée. La preuve en est que 
si la pupille est atteinte de dilatation (mydriase) (l) (2) , la lumière se disperse et la vision 
cesse. La quatrième raison est de retenir dans l’uvée l’humeur albuminoïde, afin 
qu’elle ne s’échappe pas au dehors. 

98. Pourquoi , à l’exception des autres tuniques, la tunique uvée a-t-elle la couleur du ciel 
ou de l’indigo? 

La raison en est que la couleur de toutes les tuniques qui couvrent la glaciale de 
dehors est blanche à l’exception de l’uvée qui a dans son centre un trou par lequel 
passe la lumière, et ce trou serait superflu si sa couleur était blanche. Si l’uvée était 
blanche, comme la tunique cornée, elle n’aurait pas besoin de trou, elle couvrirait la 
glaciale et l’esprit visuel y pénétrerait comme il pénètre dans la cornée. Cependant 
l’uvée ne couvre pas la glaciale à cause de ce trou, sa couleur étant celle que nous 
avons signalée au début de cette question [p. 12 ]. J’expliquerai cela à son moment 
si Dieu le veut. 


(1) La théorie de la vision développée par llonaïn dans ces questions correspond à peu près à lu 
sijnaugie (cw aéyeia, concours de rayons) de l’école platonicienne, savoir le concours des rayons 
lumineux qui sc rencontrent dans le cristallin qui était regardé comme l’organe central de la 
vision, trL’esprit visuel», venant du cerveau passe par le nerf optique et par le corps vitré, les 
rayons visuels de dehors passent par la cornée, la pupille et l’humeur aqueuse ("albuminoïde»). 
N’oublions pas que ce n’est qu’au xvn” siècle que Johann Kepler a pu découvrir le mécanisme delà 
vision. 

(*> Cela signifie le glaucome et certaines maladies internes des yeux. 


-, 89 — 


29. Pourquoi l'uvée porte-t-elle des touffes au dedans, et est-elle lisse au dehors? 

Pour deux raisons : la première est de tenir suspendue la cataracte par ces touffes 

après la paracentèse (l! ; la deuxième est de permettre aux touffes de retenir l’humeur 
albuminoïde. L’uvée est lisse au dehors pour ne pas affecter la cornée quand elle la 
touche. 

30. Combien de couches y a-t-il dans l’uvée? 

Deux : la première est celle qui la recouvre à l’intérieur et qui constitue les touffes: 
la seconde est la membrane qui la recouvre à l’extérieur et qui est la couche lisse. 
La preuve en est qu’il n’est pas possible que deux choses contraires se trouvent dans 
la même couche. C’est pour celte raison que l’estomac qui se trouve dans celte con¬ 
dition possède également deux couches. 

3 t. Quelle est F origine de la cornée? 

La tunique sclérotique qui est adhérente à la choroïde, comme nous l’avons men¬ 
tionné plus haut. 

3 2. Par qui la cornée est-elle nourrie? 

Par l’uvée; car la cornée ne possède ni veines ni artères pour pourvoir à son ali¬ 
mentation, à cause de sa transparence et de sa minceur; c’est pourquoi elle a besoin 
d’être nourrie par l’uvée, et cela pour deux raisons : la première est qu’il y a dans 
l'uvée des veines et des artères en nombre suffisant pour son alimentation et pour 
celle de la cornée; la deuxième est que l’uvée est plus rapprochée de la cornée que 
de toutes les autres tuniques internes. 

[p. 13 ] 33 . Quelles sont les caractéristiques de la cornée? 

La cornée est blanche, dure, épaisse et composée de couches. 

3 h. De combien de couches se compose la cornée? 

De quatre couches. La preuve en est que les ulcères qui se forment dans la cornée 
atteignent quelquefois la première couche, quelquefois la deuxième, quelquefois la 
troisième et quelquefois la quatrième. J’expliquerai plus lard les symptômes des ulcères 
qui atteignent chacune de ces quatre couches. 

35 . Quelle est la raison pour laquelle cette tunique a été créée en quatre couches? 

Parce que le Créateur — que louange Lui soit rendue — a fait de cette tunique 
(la cornée) une enveloppe et une protection de l’œil, sans créer devant elle rien qui 


(l) Les oculistes anciens pensaient que la cataracte après l'opération de la paracentèse (abaisse¬ 

ment avec une aiguille introduite dans l’œil) restait suspendue à ces touffes (les procès du corps 
ciliaire) ce qui i’empéchait de remonter dans la pupille et de former de nouveau un obstacle au 
passage des rayons de lumière. 









— 90 


puisse la mettre à l'abri contre les lésions; et pour la renforcer, il l’a pourvue de ces 
quatre couches, atin que toutes les fois que l'une d’elles est déchirée, elle puisse être 
remplacée par celle qui la suit; car autrement la maladie atteindrait à la fois toute la 
cornée, et c’est pour cette raison qu’elle a été pourvue de ces quatre couches. 

36. Pourquoi la cornée est-elle blanche? 

Pour donner passage à la vision et pour empêcher que la vision cesse comme cela 
arrive lorsqu’elle est atteinte d’une afléclion qui laisse des cicatrices, comme l’ulcère, 
le leucome, et autres affections pareilles. 

87 . Pourquoi la tunique cornée est-elle épaisse et dure? 

[p. 14]. Pour résister aux lésions qui pourraient lui être causées du dehors par 
la poussière, la paille, la terre, le sable et semblables choses. 

38. Quelle est ïutilité de la cornée et quelles sont les caractéristiques et l'utilité des couches 
dont elle est composée , et que nous avons mentionnées plus haut? 

Son utilité est cle couvrir la glaciale (le cristallin) et dé la protéger contre les 
atteintes auxquelles elle est exposée par les lésions extérieures. Quant aux caracté¬ 
ristiques et h futilité des couches dont elle est composée, la couche extérieure est 
plus dure et plus lisse que toutes les autres, et son utilité est — car tout ce qui 
arrive a l’œil du dehors la rencontre — de protéger l’œil contre le choc de ces ren¬ 
contres. La couche intérieure est rude, et elle a été créée ainsi pour attirer, par sa 
rudesse, la nourritureW de l’uvée. Quant aux deux autres couches, elles sont inter¬ 
médiaires entre les deux premières. 

3 g. Quelle est T origine de la tunique conjonctive? 

La membrane dure qui recouvre la boîte crânienne. 

ho. Par quoi la tunique conjonctive est-elle nourrie? 

Par la tunique sclérotique. La preuve en est que nous voyons entre elles des veines 
fines entrelacées, et ces veines ne peuvent avoir d’autre fin que celle de conduire la 
nourriture à la conjonctive. En plus, la forme de la conjonctive ressemble a celle de 
la sclérotique, et c’est le propre des choses que celles qui se ressemblent s’adaptent 
mutuellement et s’entraident [p. 15], C’est ainsi que la conjonctive s'adapte aussi à 
la sclérotique et en reçoit sa nourriture, et cela pour deux raisons : la première est celle 
que nous avons mentionnée ci-dessus; et la seconde est l’adhérence de l’une à l’autre 
autour du globe. Plusieurs cependant ont dit que sa nourriture provient de la mem¬ 
brane qui recouvre le crâne et d’où elle prend son origine^. 


C’est la théorie do Galien sur t attraction de la nourri tore par les tissus. 
(2) G’cst le périoste de l’os du crâne (aponévrose frontale). 


— 91 — 


h i. Pourquoi la conjonctive ne recouvre-t-elle pas l'œil comme les autres tuniques? 

Parce que sa substance est épaisse et opaque, et que si elle couvrait l’œil, comme 
les autres tuniques, elle empêcherait le passage de la vision au dehors (I) à cause de 
l’épaisseur et de l’opacité de sa substance; et si toutefois la conjonctive venait à donner 
passage à la lumière, elle le ferait faiblement et avec beaucoup de peine. 

4a. Pourquoi la conjonctive est-elle appelée ainsi? 

Parce quelle est adhérente à la cornée et quelle l’entoure. 

43. Quelle est Vutilité de la conjonctive? 

Son utilité est de serrer l’œil et de le lier au dehors comme l’archure de la meule; 
pour cette raison elle entoure l’œil de dehors et lui sert de bride. 

h k . Quelle est Futilité des paupières ? 

Leur utilité est de protéger l’œil quand on n’a pas besoin de la vision, par exemple 
pendant le sommeil, contre les choses qui peuvent l’atteindre, comme la terre, la 
poussière et la paille, et contre la chaleur de l’air, de peur que ses tuniques ne soient 
exposées au danger de se fondre. 

45. Pourquoi Fœil a-t-il deux paupières et non pas une ou trois? 

[p. 16J. Pour la raison que si l’œil n’avait qu’une seule paupière, cette paupière 
ne pourrait prendre son origine que d’en haut ou d’en bas; si son origine était d’en 
haut, les collyres minéraux et secs ne resteraient pas dans l’œil faute d’appui pour 
les empêcher de se disperser et de s’éparpiller, et de plus l’œil serait plus laid; et si 
cette paupière venait d’en bas, elle ne recouvrirait pas entièrement l’œil et ne s’étendrait 
pas de manière à le protéger et à l’envelopper, et l’œil aurait en plus, quand il est 
ouvert, un aspect laid et répugnant. Si l’œil avait trois paupières, son champ visuel 
serait rétréci, la force de la lumière diminuée, son ouverture plus laide, sa forme plus 
petite et sa vision moins grande à cause de l’épaisseur de ses paupières. 

46. Pourquoi F œil a des cils et quelle en est la raison? 

La raison est : primo pour protéger l’œil contre les faibles lésions comme celles 
dues a la poussière et à la paille; secundo pour renforcer la vision par leur couleur 
noire. Il y a deux preuves à l’appui de ce que nous avançons : l’une est que celui dont 
les yeux sont privés de cils a une vision laible et n’a pas la même force de vision que 
celui qui possède des cils; et l’autre est que le plus souvent les cils ne sont que noirs; 
en raison de la propriété spéciale qu’a cette couleur de fortifier la vision. 


(l) Celte fois c'est l'idée que la lumière, provenant du cerveau et passant par l'organe visuel 
ff saisit « les objets par la perception visuelle. C'est la théorie émise par Épicure. 










— 92 — 


4 ~j. Y a-t-il ou non une divergence d’opinions au sujet du nombre des tuniques de l’œil et 
de ses humeurs? 

Par ma foi, oui, il y a une divergence parmi les savants, mais au point de vue de 
la terminologie et non de la chose : [p. 17] Quelques-uns disent que l’œil a sept 
tuniques; trois derrière la glaciale, savoir la rétine, la choroïde et la sclérotique; et 
quatre devant la glaciale, savoir l’arachnoïde, l’uvée, la cornée et la conjonctive. 

D'autres savants disent que l’œil n’a que sis tuniques; ceux qui sont de cette opi¬ 
nion pensent qu’il n’y a pas lieu d’appeler la rétine tunique, et cela pour deux raisons : 
primo parce qu’ils sont d’avis qu'une tunique doit servir à protéger ce qu’elle recouvre, 
ce qui n’est pas le cas de la rétine; secundo parce que la rétine a été créée pour 
nourrir l’œil et c’est pourquoi elle n’a pas été appelée funiqne. 

Quant aux savants qui disent que l’œil n’a que cinq tuniques, ils ne croient pas 
pouvoir appeler tunique la membrane qui recouvre la moitié de la glaciale (c’est- 
à-dire l’ arachnoïde), et cela pour deux raisons : l’une est qu’ils pensent que cette mem¬ 
brane n’est qu’une partie de la glaciale, à qui elle appartient exclusivement et que 
par conséquent, elle n’est pas une tunique; et l’autre est que, selon leur avis, celte 
membrane ne recouvre que la moitié de la glaciale et ne l’enveloppe pas entièrement. 
Or toutes les fois qu’une chose ne recouvre et n’enveloppe pas entièrement l’objet pour 
lequel elle a été créée, elle ne peut être appelée sa tunique. 

Il y a encore d’autres savants qui disent que l’œil n’a que quatre tuniques et pensent 
qu’il ne faut pas appeler la conjonctive tunique, et cela pour deux raisons : la pre¬ 
mière est qu’ils opinent que la conjonctive ressemble à un ligament externe ou à une 
bride de l’œil; et l’autre est qu’elle ne recouvre pas l’œil et ne l'enveloppe pas. Or, 
comme nous l’avons dit plus haut, on ne peut appeler tunique ce qui ne recouvre ni 
enveloppe l'objet pour lequel il a été créé. 

Des savants sont arrivés encore à prétendre que l’œil n’a que trois tuniques pour 
la raison que l’uvée et la choroïde ne forment qu’une seule tunique; ils appuient leur 
opinion sur le fait que l’uvée lient son origine de la choroïde, à laquelle elle est 
attachée et adhérente. 

Enlin il y a des savants qui disent que l’œil n’a que deux tuniques et affirment que 
la sclérotique [p. 18] et la cornée ne forment qu’une seule tunique pour la raison 
que la cornée tient son origine de la sclérotique à laquelle elle est attachée. 

Quant à moi, je suis d’opinion de considérer toutes ces tuniques comme étant au 
nombre de onze; c’est-à-dire les quatre couches que j’ai mentionnées et dont j’ai 
prouvé l’existence et qui sont : une couche de l’uvée, puisque j’ai dit que l’uvée a 
deux couches, l’une avec des touffes, et l’autre extérieure, lisse; et trois couches de 
la cornée, puisque j’ai dit aussi que la cornée possède quatre couches membraneuses 


93 — 


dont l’une est sa base et les trois autres sont des accessoires. Tu dois donc remarquer, 
que celte divergence d’opinions entre les anciens n’est qu’une divergence de mots qui 
ne touche pas à la chose. Et pour exprimer mieux mon opinion que l’œil a onze lu- 
niques, je dis que la substance où réside la vision est la glaciale et que toutes les 
autres tuniques et humeurs ne servent qu’à la protéger. En effet, si l’une quelconque 
de ces tuniques et humeurs est atteinte d’une lésion, les autres n’en souffrent pas et 
la vision n’est pas perdue, pour la raison que toutes les tuniques, humeurs et autres 
parties qui sont dans l’œil ont été créées pour servir l’humeur glaciale qui est le 
siège de la vision, soit pour lui être utile soit pour la garantir contre les lésions. 
Ce qui précède prouve la justesse de mon opinion et explique la raison pour laquelle 
j’ai réfuté les objections de mes adversaires. 

Quant aux humeurs qui sont dans l’œil, tous les savants admettent qu’elles sont 
trois : la première est la glaciale, la deuxième est l’humeur qui est derrière elle et qui 
est appelée hyaloïde, et la troisième est celle qui est placée devant elle et qui est 
appelée l’albuminoïde. 

Ce que j’ai exposé ci-dessus suffit à éclairer celui qui cherche la vérité et sollicite 
son appui et qui ne tombe pas dans l’erreur par suite de ses idées vaniteuses et de 
son orgueil. 

48. Combien y a-t-il de muscles moteurs dans l’œil? 

Neuf : trois à l’origine du nerf creux dans lequel coule la lumière !l) vers l’œil; 
leur utilité est de serrer [p. 19] l’orifice du nerf creux et d’empêcher ainsi sa dila¬ 
tation et la dispersion de la lumière, comme cela arrive dans la maladie appelée 
«la dilatation» qui atteint l’orifice de ce nerf (2 h Quelques auteurs en éliminent 
un et n’en reconnaissent que deux; d’autres en éliminent deux et n’en reconnais¬ 
sent qu’un seul si épais et si fort, qu’il retient ce que retiennent les trois muscles. 
Les six autres sont situés de la façon suivante : un du côté du coin intérieur qui 
est contigu au nez, et qui meut l’œil dans la direction du nez; un du côté du coin 
extérieur qui meut l'œil dans la direction de la tempe; un en haut, qui meut l’œil 
en haut; un en bas qui meut l’œil en bas; et les deux autres qui sont obliques 
tournent l’œil à droite, à gauche, en haut et en bas et aident les quatre muscles 
précédents. 

Tu dois savoir que le mouvement de tous ces muscles provient des nerfs qui ar¬ 
rivent du cerveau. 


Voir pins liant la note à la question n, et plus bas la question 
(,> Voir plus bas, questions 70 el suivantes. 









lx g, Pourquoi la paupière supérieure se meut-elle, tandis que la paupière inferieure est 
privée de mouvement? 

Parce que la paupière supérieure a trois muscles : deux qui la meuvent vers le bas 
et la ferment, et un qui l’attire et la soulève vers le haut. La paupière inférieure par 
contre est privée de mouvement parce quelle n’a pas de muscles; car tout membre 
qui n’a pas de muscles est privé de tout mouvement 

50. Quelle est Forigine de l'esprit psychique, et comment naît-il? 

Il provient de l’esprit animal, et naît au cœur. Il y a en effet deux vaisseaux (al¬ 
tères) qui montent du cœur vers le cerveau,.et qui, arrivés au sommet du cerveau, 
se divisent en différentes branches. Ces branches ensuite se transportent et s entre¬ 
lacent pour former une membrane qui ressemble à la secondine et qui est appelée en 
grec [p. 20] la \invtyZ (mêninx) dure. De cette membrane se séparent des vaisseaux 
fins et de plus en plus nombreux jusqu'à son intérieur. Ces vaisseaux se divisent éga¬ 
lement en plusieurs vaisseaux qui s’entrelacent et forment une membrane ressemblant 
à un filet de pêche, et qui est appelée pour cette raison la réticulaire; son nom grec 
est la ptfrnyÇ (mêninx) mince. 

5 1 . Quelle est F utilité de la membrane appelée choroïdienne ? 

Elle sert à protéger le. cerveau contre les lésions qui atteignent l’os et à atténuer 
l’esprit psychique. 

59. Quelle est Futilité de la membrane appelée réticulaire? 

Elle sert à nourrir le cerveau avec ce qu’elle contient de veines et d’artères, et a 
atténuer l'esprit en question. En effet cet esprit, après son atténuation dans cette 
membrane appelée la choroïdienne, descend vers la membrane qui est au-dessous 
et dont il est une branche qui est appelée réticulaire pour y être atténué encore. 
L’esprit descend ensuite dans les deux ventricules qui se trouvent dans la partie an¬ 
térieure du cerveau. 

53. Combien de ventricules y a-t-il dans le cerveau? 

Quatre : deux dans sa partie antérieure, un dans sa partie postérieure ci un dans 
l’espace entre l’antérieur et le postérieur. Quand 1 esprit arrive dans les deux ventri¬ 
cules antérieurs, après avoir quitté les deux membranes précitées, fi est atténue 
encore une fois. Après quoi il pénètre dans le ventricule moyen ou il reste pendant 
quelque temps, et la nature le fait pénétrer alors dans le ventricule postérieur. 
Un canal existe entre le ventricule moyen et le ventricule postérieur; mais ce canal 


O) C'est une des erreurs anatomoqihysiologiques des médecins grecs et arabes : le muscle orbi- 
culaire garnit aussi bien la paupière inférieure que ta supérieure. 





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n’est pas toujours ouvert, car un objet semblable à un ver existe dans son creux 
[p. 21]; et quand la nature sent le besoin de faire passer cet esprit, le ver (éminence 
vermiculaire) se déplace pour le faire passer et puis retourne à sa place. Pour ce qui 
concerne le reste des résidus transmis (au creux) et provenant de l’atténuation des 
deux membranes, des deux ventricules (antérieurs) et du ventricule moyen, la nature 
le fait passer par les ouvertures destinées à cet effet, comme les narines, le palais et 
les autres ouvertures, et cela en partie par le moucher, en partie par le mucus, en 
partie par la chassie et le pus ou les matières semblables. 

54. Quelle est Futilité des deux ventricules antérieurs? 

Leur utilité est de contenir la faculté de la perception et de l'imagination. 

55. Quelle est Futilité du ventricule moyen? 

Son utilité est de contenir la faculté de penser. 

56. Quelle est Futilité du ventricule postérieur? 

Son utilité est de contenir la mémoire et le mouvement volontaire pour tout le 
corps. 

57 . Quelles sont les qualités particulières qui distinguent les deux nerfs creux d'où passe 
la lumière dans les yeux et dont les autres nerfs ne sont pas pourvus? 

Ces qualités sont nombreuses, dont les plus particulières, les plus puissantes, les 
plus nobles, et supérieures aux autres et qui n’existent dans aucun autre nerf, sont 
deux : la première est que dans ces deux nerfs coule la lumière vers les yeux; [p. 22] 
distinction qui ne s’observe dans aucun autre nerf et qui leur est tout à fait particulière. 
La seconde, qui est moins distincte que la première, est que ces deux nerfs prennent 
leur origine à la partie antérieure du cerveau en deux endroits différents, à savoir 
des deux côtés de la cavité antérieure du cerveau. Ces deux nerfs après leur nais¬ 
sance ne suivent pas un chemin droit, mais ils dévient vers la cavité de l’os crânien. 

Ils se réunissent ensuite près des narines de façon à ne plus former qu’un seul 
canal (1) , ils se juxtaposent alors et puis ils se séparent après leur réunion dans cet 
endroit de manière à ressembler à la lettre khi de l’alphabet grec, comme ça : X. 
Chacun de ces deux nerfs se rend ensuite vers l’œil qui est en face de l’endroit de son 
origine dans le cerveau sans rien perdre de sa force : le nerf dont l'origine est du 
côté droit se rend vers l’œil droit, et le nerf dont l’origine est du côté gauche se 
rend vers l’œil gauche. C’est là une propriété merveilleuse, comme on le voit dans 
la figure qui se trouve a la fin de ce discours 


(1) Dans le texte «trou». 

(2Î Celte figure manque dans tous les manuscrits connus de l'ouvrage. 








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58. Quelle est la preuve de ce que nous avons avance au sujet de la deuxième propriété? 

Une des preuves les plus convainquantes est que, si tu fermes l’un des deux yeux 
à un moment donné, en laissant l’autre ouvert et en fixant toute ton attention sur cet 
œil ouvert, tu vois le trou (pupillaire) de cet œil se dilater et sa vision devenir 
meilleure qu’auparavant. De même nous remarquons que celui qui a perdu un œil 
voit mieux avec l’autre. De même nous observons, que lorsque nous avons besoin de 
voir un petit objet, la nature ferme automatiquement l’un des deux yeux [p. 23] et 
on regarde fixement l’objet en question avec l’autre œil pour le mieux voir. 

Voici encore une autre preuve de ce que la vision devient plus forte quand l’un des 
deux yeux est fermé, ou que sa vision est perdue totalement. Cette preuve est que 
celui qui étend l’une des deux mains le long de son nez de façon à former une cloison 
entre ses deux yeux, ou qui met un objet élevé sur son nez, la vision qu’il en a par 
les deux yeux, devient plus obscure et plus faible que celle qu’il en aurait eu si les 
deux yeux le regardaient de loin. Si cette cloison est enlevée, la vision retourne à sa 
condition première. En outre, comme nous l’avons déjà dit, si l’un des deux yeux est 
fermé et l’autre ouvert, la vision de l’œil ouvert est plus forte. La cause de cela 
est que les deux forces qui sont reparties entre les deux yeux se réunissent dans l’œil 
ouvert à l’endroit où elles s’associent et se mélangent (*'. Cela est la preuve que les 
deux nerfs s’associent, puis se séparent après celte association, pour prendre chacun 
sa direction du côté dont il prend son origine, comme nous l’avons mentionné plus 
haut. 

5 g. Quels sont les procédés anatomiques pour prouver que ce nerf prend son origine dans 
le cerveau? 

Ces procédés sont quatre : le premier est d’examiner le cerveau d’un animal de 
grande taille, à cause de la grandeur de l’organe. Le deuxième est de faire l’autopsie 
du cerveau de cet animal au moment de sa mort ou de son abattage pour empêcher 
le rétrécissement et la raideur de la partie que nous voulons disséquer. Le troisième 
est de faire bien attention à ce que l'opération soit faite dans la partie même que nous 
voulons disséquer et non dans une autre afin d’éviter toute erreur. Le quatrième est 
de faire aussi attention à ce que l’instrument servant à la dissection soit médiocrement 
aiguisé : pas trop, afin qu’il ne nous devance pas par la vitesse de son tranchant et 
ne se dirige pas involontairement vers d’autres parties, mais non pas trop peu aiguisé, 


: Ilonaïn veut parler du trou qui réunit les deux canaux hypothétiques des nerls optiques dans 
le Cliiasma ou l’entrecroisement en forme d’X des deux bandelettes optiques au-dessous du cerveau. 
Voir la page précédente (question 57). 


97 


pour ne pas nous embarrasser et retarder l’opération. Si [p. 24] ces procédés se 
réunissent et si nous procédons à la dissection avec précaution en examinant les 
ventricules des deux parties antérieures du cerveau jusqu’à leur extrémité postérieure, 
c’est-à-dire jusqu’à la partie que nous disséquons, et en écartant tout ce qui est 
contigu à ces deux nerfs, sans détruire ou déchirer aucune partie y adhérente, si nous 
remplissons, dis-je, toutes ces conditions avec discernement, nous arriverons à atteindre 
le but que nous nous proposons, Dieu aidant!' 1 '. 

60 . Quels sont les objets de la perception visuelle? 

Les couleurs et les formes. Les couleurs sont des choses que la vision rencontre et 
perçoit d’une manière primaire par elle-même différemment des autres sens; et avec 
la perception des couleurs la vision perçoit aussi les formes, grandes et petites. 

61 . Comment peut-on savoir si l’œil est grand par rapport à son tempérament? 

Par deux choses : par sa forme extérieure et par son action. Par sa forme exté¬ 
rieure : car s’il est grand et de bel aspect, cela indique que la matière dont il a été 
créé est abondante et son tempérament modéré; et s’il est grand, mais non de bel 
aspect, cela indique que sa matière est abondante, mais d’un tempérament qui n’est 
pas modéré. Par son action : car s’il fonctionne parfaitement bien, cela indique que 
la matière dont il a été créé est bonne; et si son action est défectueuse, cela indique 
que son tempérament est mauvais. 

62 . Comment peut-on savoir si l’œil est petit par rapport à son tempérament? 

Par deux choses : par sa forme extérieure et par sa fonction. Par sa forme exté¬ 
rieure : car si elle est petite et de bel aspect, cela indique que la matière dont il a été 
créé est peu abondante, mais avec [p. 25] un tempérament modéré et bon; et s’il est 
petit et de mauvais aspect, cela indique que sa matière est peu abondante et que son 
tempérament est mauvais. Par son action : car s’il fonctionne bien, cela prouve que la 
matière dont il a été créé est bonne ; et s’il ne fonctionne pas bien, cela indique que 
son tempérament est mauvais. 

63. Quelle est la nature propre à l’œil et quel est son tempérament? 

Sa vraie nature est chaude et son tempérament est froid. 

64. Par quels indices savons-nous si le tempérament de l’œil est chaud ou froid? 

Par ses mouvements, par l’état de ses vaisseaux intérieurs et par sa palpation. 
Si par exemple nous trouvons l’œil chaud, ses mouvements nombreux et rapides et 


i3 


(1) Ce passage est un extrait de Galien, De Anatomicis Administrationibus, 1 , IX. 
Mémoires de l’Institut d’Egypte, t. XXXVI. 











— 98 — 


ses vaisseaux larges, cela indique que son tempérament est chaud; et si au contraire 
nous le trouvons froid, ses mouvements peu nombreux et lents et ses vaisseaux étroits, 
cela indique que son tempérament est froid. 

65. Par quels indices savons-nous si le tempérament de l'œil est humide on sec? 

Si l’œil est mou au toucher et très humide, cela indique que son tempérament est 
humide; et s’il est dur au toucher et sec, cela indique que son tempérament est sec. 

66 . Pourquoi l'œil est-il mou ou sec? 

[p. 26]. Pour deux causes : l’humeur albuminoïde et l’humeur glaciale. Si la cause 
est l’humeur albuminoïde, c’est soit par sa quantité ou par sa qualité, c’est-à-dire sa 
consistance : si c’est par sa quantité, l’œil est humide si la quantité est grande, et 
sec si elle est petite; et si c’est par sa qualité, l’œil est humide si la qualité est peu 
consistante, et sec si elle est épaisse, concentrée et d’un mélange sec. 

Si la cause est la glaciale, c’est soit par son tempérament ou par sa consistance : si 
c’est par son tempérament, l’œil est sec si le tempérament est sec, et humide s’il est 
humide; et si c’est par sa consistance l’œil est sec si la consistance est épaisse et 
concentrée, et humide si elle est mince et non concentrée. 

67 . Quel est le nombre des couleurs de l’œil? 

Quatre : le noir, le bleu, le gris et le brun. 

68 . Quel est le nombre des causes pour lesquelles l'œil est noir ou bleu? 

Cinq : 1 humeur albuminoïde, l’humeur glaciale, sa position, l’esprit visuel et le 
tempérament de la tunique uvée. 

Si la cause est. l’humeur albuminoïde, c’est soit par sa quantité ou par sa qualité : 
si c’est par sa quantité, l’œil est bleu si la quantité 11 ’est pas grande, et est noir si 
elle est abondante [p. 27]; et si c’est par sa qualité, l’œil est bleu si la qualité est 
atténuée et claire, et noir si elle est épaisse et opaque. 

Si la cause est la glaciale, c’est soit par sa quantité ou par sa qualité : si c’est par 
sa quantité, l’œil est bleu si la quantité est abondante, et noir si elle est peu abon¬ 
dante; et si cest par sa qualité, l’œil est bleu si la qualité est lumineuse et claire, et 
noir si elle est opaque et épaisse. 

Si la cause est sa position, l’œil est bleu si son endroit est contigu à son côté 
extérieur, et noir s’il est voisin du côté intérieur. 

Si la cause est 1 esprit visuel, l’œil est bleu si l’esprit visuel est clair, et lumineux 
et noir s’il est opaque. 

Enfin, si la cause est le tempérament de la tunique uvée, l’œil est bleu si le froid 
et 1 humidité prédominent son tempérament, et noir si la chaleur et la sécheresse 
le prédominent. 


99 — 


Voici un résumé sur les indices des couleurs de l’œil que nous avons indiqués 
ci-dessus : 

Les Ethiopiens ont les yeux noirs parce que c’est la chaleur qui prédomine leur 
tempérament et le climat de leur pays. Les Slaves ont les yeux bleus parce que le 
froid prédomine leur tempérament et le climat de leur pays. Quant aux habitants 
des pays intermédiaires entre celui des Ethiopiens et des Slaves, leurs yeux sont entre 
le noir et le bleu, c’est-à-dire gris et bruns, à cause de la chaleur ou du froid qui 
prédomine leur tempérament et leur climat. 

[p. 28] 69 . Pourquoi l'œil est-il gris ou brun sous un autre rapport? 

Lœil est gris ou brun, comme nous l’avons dit ci-dessus si quelques-unes des 
causes qui provoquent la couleur noire se joignent à celles qui provoquent la couleur 
bleue. Toutefois, le gris tire vers le bleu à cause de sa clarté et finesse, tandis que le 
brun indique que l’esprit visuel en particulier est plus clair et plus abondant dans 
l’une de ces couleurs. 

70 . Quelle est l’origine des deux nerfs moteurs oculaires et quel est leur trajet jusqu'aux 
yeux ? 

Leur origine est derrière l’origine de la première paire qui amène la perception 
à l’œil (,) ; quant à leur trajet, ils sortent du crâne par les deux trous qui sont 
dans i os 2) , et quand ils s’approchent de l’œil, chacun des deux nerfs se dirige 
vers les muscles de l’œil qui lui sont destinés et il leur transmet la faculté du 
mouvement. 

71 . A quel endroit se trouvent les muscles qui meuvent la paupière supérieure et comment 
la meuvent-ils? 

Je t’ai informé qu’il y a dans la paupière supérieure trois muscles, et que la pau¬ 
pière inférieure n’a pas de muscles et est par conséquent privée de mouvement. 
Quant à la question de savoir de quelle manière les muscles sont placés dans la pau¬ 
pière et comment la meuvent-ils? En voici l’explication : le muscle qui ouvre la 
paupière est, des trois muscles, celui qui est le plus épais et dont le bout est attaché 
à l’os qui entoure l’œil (Torbite); le tendon de ce muscle commence au milieu du pli 
de la membrane où naissent les paupières et il rejoint le milieu de la paupière 
supérieure; celui-ci est le muscle qui ouvre la paupière. Quant aux deux autres 
muscles, ils sont plus minces, placés dans les coins de l’œil et ensevelis dans sa fosse 
(orbite); leurs tendons vont jusqu’au bord supérieur de la paupière et ils s’y réunissent 


(l) Les deux nerfs optiques. — (,) Les fentes sphénoïdales au fond des deux orbites. 

i3. 









— 100 


des deux côtés. Ces deux muscles ferment l’œil en le couvrant par la paupière; et si 
l’un de ces deux muscles est atteint éventuellement d’une lésion, une partie de la 
paupière se ferme et l’autre reste ouverte; c’est cela que Hippocrate appelle ÏXkùxrts 
(illôsis) 

FIN DU PREMIER DISCOURS. 


[p. 29] LE DEUXIÈME DISCOURS. 

72 . Quelles sont les espèces des causes? 

Deux : naturelles et hors du cours de la nature. Pour ce qui concerne les causes 
naturelles, il y en a qui agissent sur la santé ou qui la conservent; ces dernières sont 
celles qui existent dans les hommes bien portants, tandis que les premières agissent 
sur les malades. Quant aux causes accidentelles qui sont hors du cours de la nature, 
il y en a qui sont les causes des maladies ou les causes d’une condition qui n’est ni 
santé ni maladie. Les causes des maladies sont celles qui les provoquent et les main¬ 
tiennent dans les malades; et les causes d’une condition qui n’est ni santé ni maladie 
sont celles qui provoquent cette condition ou la maintiennent dans ceux qui la su¬ 
bissent. 

73 . Quelles sont les causes qui provoquent les maladies? 

Trois : les causes appelées manifestes qui sont celles qui atteignent le corps du 
dehors, comme le froid, la chaleur, un coup de pierre ou d’épée, les causes appelées 
précédentes qui sont celles qui agissent à l’intérieur du corps, comme congestion, et 
les causes appelées occasionnelles qui sont celles qui ne provoquent la maladie 
qu’autant quelles existent, et qui aussitôt quelles cessent la maladie disparaît, comme 
la putréfaction qui cause la fièvre et les affections pareilles. 

7 / 1 . Quelles sont les espèces des causes communes à la santé et à la maladie? 

Six : la première est l’air qui environne le corps des hommes, la deuxième ce que 
l’on mange et Ton boit, la troisième le mouvement [p. 30] et le repos, la quatrième 
le sommeil et le réveil, la cinquième l’excrétion et la rétention, et la sixième les 
accidents psychiques. Si quelqu’un objecte que cela arrive aussi bien dans les con¬ 
ditions naturelles que dans les conditions qui ne sont pas naturelles, nous lui répon- 


W Ce terme désigne chez Hippocrate plutôt une déviation strabique des yeux. C’est Galien 
(éd. Kuehn, vol. 111 ? p. 806) qui lui attribue le sens indiqué, Voir question i 43 . 


— 101 


drons : c’est vrai, mais ces six espèces causent la santé ou là conservent, et sont aussi 
facteurs de la santé, si elles ne dépassent pas ce qui convient au point de vue de la 
quantité, qualité, durée et coordination; et elles provoquent, au contraire, les maladies 
ou les entretiennent, et sont aussi communes à la santé et à la maladie, si elles 
dépassent ce qui convient au point de vue de la quantité, qualité, durée et coor¬ 
dination. 

75 . Quelles sont les causes qui font perdre le sens de la vue? 

Deux : la faiblesse du sens ou la faiblesse de la vision elle-même. 

Pour ce qui concerne la faiblesse du sens, cela arrive s il souffre d’une torpeur 
excessive. Quant à la faiblesse de la vision elle-même, elle cesse également pour deux 
causes : l une intérieure et l’autre extérieure. La cause intérieure est comme l’ob¬ 
struction, le rétrécissement et la dilatation qui se produisent dans le nerf par lequel 
passe la lumière ® et la destruction de certaines tuniques intérieures®. La cause 
extérieure est comme la cataracte, la dilatation et le rétrécissement du trou de l’iris 
les cicatrices qui rongent certaines tuniques externes, comme l’iris et la cornée, le 
leucome qui l’atteint, le pannus qui couvre la cornée et le ptérygion qui l’envahit et 
autres lésions pareilles. Si ces causes qui la couvrent et la cachent disparaissent, la 
vue revient, à la condition toutefois qu’il n’y ait pas d’autres causes, comme la longue 
durée de la maladie et le séjour prolongé dans la lumière, par exemple dans les rayons 
du soleil ou l’obscurité, par exemple le séjour [p. 31] dans des cavernes souterraines, 
dans les prisons et dans des lieux pareils obscurs et étroits. Toutefois cette maladie 
ne se développe qu’avec la présence de la cause qui la provoque. 

76 . Quelles sont les causes qui sous un autre rapport,font perdre h vue successivement? 

Trois : la lésion qui atteint l’organe de la vue qui est le cristallin, la lésion qui 

atteint la force de la vue qui est l’esprit visuel expédié du cerveau par l’intermédiaire 
du nerf creux (optique) et la lésion qui atteint les organes accessoires de la vue qui 
sont les tuniques, les humeurs, l’esprit et les membranes qui sont dans l’œil. 

77 . Quelles sont les causes de la lésion qui atteint l’organe de la vue? 

Trois : la première est une des huit maladies homogènes et non compliquées, soit 
simples ou composéesLa cause simple est quadruple : le chaud, le froid, l’humide 


(l) Le nerf optique imaginé comme étant creux. Voir plus haut question 11. 

^ L’auteur veut parler de la rétine et de la choroïde de l’œil. 

(3) La pupille; sa dilatation et son rétrécissement chronique étaient regardées comme des ma¬ 
ladies suigeneriSr Voir après ; questions 80 à 86. 

(4) C’est la classification des maladies établie par Galien. 

Mémoires de VInstitut d’Égypte . U XXXVI. i4 









102 


et le sec. La composée est également quadruple ; le chaud humide, le chaud sec, le 
froid humide et le froid sec. 

La deuxième est une maladie de l’organe (le cristallin) lui-même : soit comme le 
déplacement de son endroit normal, en haut ou en bas, ou vers l’un des deux angles 
de l’œil. Si ce déplacement a lieu en haut ou en bas dans un seul œil, celui qui en est 
atteint voit les choses doubles, c’est-à-dire qu’il voit une chose comme étant deux 
(diplopie); si par contre le déplacement est vers l’un des deux angles, la diplopie ne 
se produit pas; soit comme les obstructions, les enflures, l’épaississement et l’indu¬ 
ration qui l’atteignent W. 

La troisième est une maladie appelée «solution de la continuité??, comme par 
exemple les ulcères qui l’atteignent, la déchirure, la disjonction et les lésions pareilles. 

[p. 32] 78 . Quels sont les endroits où se produisent les lésions qui atteignent la force 
de la vision } cest-à-dire ïesprit visuel? 

Le premier est le cerveau, et le deuxième est le nerf creux (optique). 

Si des maladies se produisent dans ces deux endroits, elles causent les lésions de la 
force visuelle, ainsi que nous l’avons mentionné. Ces maladies sont de trois espèces : 
i° les maladies non compliquées, qui font partie des huit maladies susmentionnées; 

les maladies organiques, comme les obstructions, la compression, et l’enflure qui 
atteignent le nerf creux (optique) ou les endroits du cerveau d’où cette force est 
expédiée; et 3 ° les maladies qui sont appelées solution de continuité, comme l’entaille, 
la déchirure, l’écrasement, la disjonction et les lésions pareilles, 

7 p. Dans combien de directions agit la lésion qui atteint les organes accessoires de là vision ? 

Dans plusieurs directions : en effet la lésion peut atteindre soit ce qui est devant 
l’organe, c’est-à-dire le cristallin, soit ce qui est derrière lui. Ce qui se trouve devant 
lui est le trou de l’iris, c’est-à-dire la pupille, l’humeur albuminoïde, l’esprit (visuel) 
qui se trouve dans la pupille^ et la partie de la cornée qui fait face à l’iris; chacune 
de ces parties est soumise à des maladies différentes. 

Ce qui se trouve derrière lui (le cristallin) c’est ce qui atteint certaines tuniques 
postérieures, à l’égal des maladies susmentionnées que j’expliquerai plus tard. 

80 . Quel est le nombre des lésions du trou de l'iris, cest-à-dire de la pupille? 

Quatre: la dilatation (mydriase), le rétrécissement (mtosis), le déplacement 
(eclopie) et la déchirure. La dilatation et le rétrécissement sont chacune [p. 33] ou 
naturelles ou accidentelles. 


(,} Ce sont des affections imaginées par Galien dans le but d’une classification scolastique. 
(2) Voir plus bas question 85 . 


103 — 


8 1. Quelles sont les causes de la dilatation accidentelle? 

Deux : la lésion de l’iris qui est à son tour provoquée par deux causes : ou par un 
relâchement (paralysie) de la membrane irienne, ou par la quantité insuffisante de 
l’humeur albuminoïde (acqueuse) à la suite d’une diffusion éventuelle. Et la quantité 
excessive de l’humeur albuminoïde. 

82 . Quelles sont les causes de la distention de Firis? 

Deux : une maladie simple causée par le dessèchement; ou une maladie composée 
(compliquée) causée par l’humidité, comme les espèces d’enflures. 

83. Quelle est la cause du rétrécissement accidentel de la pupille? 

Le relâchement (la paralysie) de la membrane irienne. 

84. Quelles sont les causes de la paralysie de cette membrane irienne? 

Deux : l’humeur qui domine son tempérament et la fait relâcher; ou la quantité 
insuffisante de l’humeur albuminoïde. 

85. Pourquoi la dilatation naturelle [congénitale) est-elle toujours mauvaise? 

À cause de la dispersion de l’esprit visuel, et pour les raisons que nous avons men¬ 
tionnées plus haut. Toutefois si la dilatation naturelle est mauvaise, l’accidentelle est 
encore pire et plus nuisible. 

86 . Quel rétrécissement est pire, le naturel ou laccidentel? 

[p. 34]. Le rétrécissement naturel (congénital) est plus bénin que l’accidentel, 
parce qu’il concentre la lumière qui passe par l’iris et la conserve. Par contre, Pacci- 
dentel est pire, non pas à cause de sa nature même, mais à cause des maladies qu’il 
engendre, et surtout à cause de la diminution de l’humeur albuminoïde, 

87 . Pour quelle raison la diminution de ïalbuminoïde devient-elle nuisible au cristallin? 

Pour trois raisons : t° pour la raison que rien n’est caché au cristallin, à cause de 

sa position rapprochée de la lumière extérieure, et si l’albuminoïde est diminuée, cela 
lui est nuisible; 2 0 pour la raison que le cristallin serait desséché à cause de la petite 
quantité de l'albuminoïde qui doit 1 humecter, et si ralbuminotde diminue, cela lui est 
nuisible; 3° pour la raison que le cristallin, étant rapproché de la membrane irienne, 
dessécherait sa substance et causerait la perte de l’humiditc. 

88 . Quelles sont les espèces du déplacement pupillaire? 

Deux : une naturelle (congénitale) et une accidentelle (acquise). 

L’accidentelle a lieu si la tunique cornée est déchirée (perforée) en dehors de la 
zone pupillaire et si la déchirure s’est cicatrisée. Toutefois, ni le déplacement pupil¬ 
laire naturel ni l’accidentel ne causent à la vue un mal sérieux, mais ils indiquent 
l’existence d’une autre maladie. 

th. 








— 104 — 


8y. De quelle manière la solution de continuité, c’est-à-dire la déchirure, se produit-elle 
dans l'iris? 

De deux manières : ou la déchirure est peu considérable et non perforante, ou elle 
est considérable et perforante. Dans le premier cas la déchirure ne cause pas à la vue 
un mal sérieux, et dans le deuxième cas [p. 35j l’humeur albuminoïde s’échappe et 
rencontre la cornée, ce qui nuit au cristallin de trois manières, comme nous l’avons 
expliqué plus haut. 

90 . Quelles sont les causes des maladies du cristallin en raison de l’humeur albuminoïde? 

Deux : l’une en raison de sa quantité et l'autre en raison de sa qualité. 

91 . Quelles sont les causes des maladies du cristallin ett raison de la quantité de l’albumi¬ 
noïde ? 

Deux : ou la quantité de l’albuminoïde est grande, et ainsi formera une cloison 
entre le cristallin et la lumière extérieure; ou elle est insuffisante, et ne formera pas 
de cloison; et dans ce cas l’insuffisance de l’albuminoïde est nuisible au cristallin de 
trois manières, comme nous l’avons expliqué plus haut. 

9 2 . Quelles sont les causes des maladies du cristallin en raison de la qualité de l’albuminoïde? 

Deux : en raison de sa consistance, ou en raison de sa couleur. Pour ce qui con¬ 
cerne sa consistance c’est-à-dire son épaisseur, si elle est minime, elle empêche l’œil 
de voir de loin et lui permet de voir de près^; et si elle est excessive, elle l’est ou 
entièrement ou en partie. Si elle l’est entièrement, cela empêche la vision, maladie 
appelée la cataracte (l) (2) ; et si elle l’est en partie, c’est parfois dans des parties cohérentes 
et parfois dans des parties séparées. L’épaisseur qui est dans des parties cohérentes 
peut atteindre le centre ou la périphérie. Si elle est au centre, celui qui en est atteint 
voit dans chaque objet qu’il regarde un trou, parce qu’il croit que ce qu’il ne voit pas 
d’un corps est creux< 3) ; et si elle est dans la périphérie, elle l’empêche de [p. 36] voir 
beaucoup d’objets à la fois et l’oblige à regarder chaque objet séparément, à cause de 
l’étroitesse du cône de la vue (4) . Si l’épaisseur se manifeste dans des parties séparées, 


(l) C’est une curieuse explication de la myopie qui a prévalu jusqu’à la lin du xvi° siècle. Voir 

plus bas les questions 95 et 96. 

(3) Ccci ne correspond pas à l’opinion émise par Galien et par d’autres médecins grecs qui ont 
considéré la cataracte comme un exsudât formé et coagulé ensuite entre le cristallin et l’humeur 
aqueuse («albuminoïde))); de cela le nom hypochyma («suffusion») en grec, et mû' («eau») en 
arabe. Mais voir plus bas question i 84 , 

m II s’agit de ce qu’on appelle aujourd'hui te scotome central. 

<4) C’est le rétrécissement concentrique du champ visuel, observé, par exemple, dans l'atrophie 
pigmentaire de la rétine. 


— 105 — 


celui qui en est atteint voit devant lui des corpuscules ayant la forme de ces parties 
épaisses et devant eux des corpuscules semblables aux moucherons , aux cheveux et à 
des choses pareilles; cela arrive surtout aux enfants au réveil du sommeil et aux fiév reux. 

9 3. Dans combien de sens la qualité de l’albuminoïde clumge-t-ellepar rapport à sa couleur ? 

Dans trois sens : 1 ” si l’albuminoïde a complètement changé de couleur, on voit 
l’objet entièrement dans cette nouvelle couleur; si elle est noirâtre, celui qui en est 
atteint voit tous les objets comme s’ils étaient dans des nuages ou dans la fumée; car 
les objets paraissent toujours dans la couleur que l’albuminoïde lui donne. 2 0 Si par¬ 
fois elle a une autre couleur, c’est-à-dire qu’elle a changé de couleur à certaines 
époques par suite de la vapeur qui monte de l’estomac vers elle, on voit alors les 
objets dans la couleur de la vapeur qui monte. 3° Et si parfois quelques-unes de ses 
parties ont subi un changement, celui qui en est atteint voit devant lui des corps qui 
ressemblent, quant à la forme et à la couleur, aux parties colorées de cette humeur. 
Comme cela arrive à celui qui est atteint d’un début de cataracte, ou qui souffre de la 
vapeur qui monte de l’estomac tout en ayant une vision claire et lumineuse, ou qui 
souffre d’hémorragie du nez. 

9 ^- Quelles sont les causes de la lésion qui atteint l’esprit lumineux qui se trouve dans la 
pupille? 

Deux : l’une en raison de sa quantité et l’autre en raison de sa qualité. 

[p. 37] 95. Quelles sont les causes de la lésion qui atteint cet esprit en raison de sa 
quantité? 

Deux : Si la quantité est grande, la vision s’allonge, et on voit alors les choses éloi¬ 
gnées tandis que les choses rapprochées paraissent embrouillées; et si elle est petite, on 
voit alors les choses proches tandis que les choses éloignées paraissent embrouillées, 
par suite de la petite quantité de l’esprit et de sa faiblesse. 

96 . Quelles sont les causes de la lésion qui atteint cet esprit en raison de sa qualité? 

Deux : si la qualité est épaisse, le malade ne peut pas fixer les objets et en vérifier 

la perception; et si elle est subtile, il peut fixer les objets et en vérifier réellement la 
perception s’il est proche (les objets, et non pas s’il en est éloigné. 

97 . Quelles sont les causes des lésions qui atteignent la partie de la cornée qui fait face à 
la pupille? 

Deux : ou la cornée elle-même ou une partie de l’œil. 

98 . De quelle manière la cornée elle-même est-elle atteinte d’une lésion? 

De trois manières : elle peut être atteinte d’une maladie simple, comme l’humidité 
ou la sécheresse; ou d’une maladie organique comme l’épaississement, la grosseur et 











— 106 — 


l'enflure; ou encore dune solution de continuité comme les ulcères, la corrosion, la 
perforation et la déchirure. 

y g. Quelles sont les causes qui changent la cornée, quand F humidité prédomine dans son 
tempérament et s y établit définitivement ? 

Deux : la quantité de riiumidité, cest-à-dire son excès, et sa qualité, c’est-à-dire 
sa couleur. Si c’est sa quantité, celui qui en est atteint voit tous les objets comme s ils 
étaient dans des nuages ou dans la fumée. Et si c’est sa qualité, celui qui en est 
atteint voit tous les objets dans la couleur que la cornée lui communique [p. 38]. 
C’est-à-dire si la couleur est rouge, comme cela arrive à celui qui est atteint d’une 
ecchymose (effusion de sang), le malade voit tous les objets rouges; et si elle est 
jaune — ce qui arrive à celui qui a la jaunisse — le malade voit tous les objets jaunes. 

îoo. Quelles sont les causes de la contraction ( atrophie ) de la cornée? 

Deux : la sécheresse qui prédomine dans son tempérament et qui cause la contrac¬ 
tion, ce qui arrive souvent aux vieillards vers la fin de leur vie; ou la diminution de 
l’hutueur albuminoïde. 

toi. Quelle est la différence entre la diminution de lalbuminoïde et le dessèchement de la 
cornée? 

La différence est que la diminution de l’albuminoïde provoque la contraction de la 
pupille, tandis que le dessèchement de la cornée ne la provoque pas. 

10 2 . Quels sont les exemples de la maladie organique qui atteint la cornée et affaiblit la 
vision ? 

L’épaississement, la grosseur, la congestion et l’enflure 

îoo. Combien y-a-t-il de genres de solution de continuité dans la cornce dont nous avons 
mentionné les espèces? 

Deux : non pénétrante et pénétrante. 

io h. De quelle manière la solution de continuité pénétrante de la cornée altère-t-elle l œil ? 

De trois manières : i° le cristallin étant rapproché de la lumière extérieure, la 
vision devient ainsi imparfaite; 2 ° l’accumulation des matières et des saletés dans les 
paupières empêche la vision; et 3° l’échappement de 1 humeur albuminoïde. 

io5. Quelles sont les causes de la lésion qui atteint la cornée dans une autre partie de 
F œil? 

[p. 39]. Deux : dans la membrane conjonctive ou dans les paupières. 

(,) Ce sont toutes des maladies de construction plutôt théorique; probablement des kératites ou 
opacités cornéennes. 


— 107 — 


106 . Quels sont les exemples de la maladie qui naît de la membrane conjonctive et qui 
altère la cornée? 

Le ptérygion, le pannus, l’enflure et les affections pareilles qui recouvrent la cornée. 

107 . Quel est F exemple de la maladie qui naît des paupières et qui lèse la cornée? 

La tumeur très grande qui est appelée cancer ou une autre affection pareille. 
Tu dois savoir que chacune des maladies que nous venons de mentionner altère la 
vision selon son intensité plus ou moins grande. Si l’intensité est grande, elle cause 
un mal grave; si elle est faible, elle cause un mal moins grave; et si elle est extrêmement 
violente, elle cause la perte de la vue. 

108 . Quelles sont les espèces de mouvement de Fœil et du reste du corps? 

Trois : modéré, équilibré et bon, qui est le mouvement naturel et normal; vicieux 
et mauvais, qui est le mouvement accidentel (acquis) qui cause la maladie; faible et 
défectueux, qui est le mouvement intermédiaire entre le mouvement normal et le 
mouvement qui cause la maladie. 

tog. Quelles sont les espèces de mouvement accidentel qui causent la maladie dans Fœil? 

Trois espèces : le mouvement excessif qui arrête le mouvement de l’œil et cause la 
paralysie; le mouvement qui n’est pas excessif affaiblit la sensation de 1 œil et cause 
la torpeur et le tressaillement (trémor); et le mouvement qui affecte une forme con¬ 
traire à ce qu’il faut, c’est-à-dire contre la forme naturelle, cause le spasme de l’œil. 

[p* 40 j 110 . Dans quels endroits naît Faltéralion de la sensation visuelle et de son 
mouvement? 

Dans trois endroits : clans l’organe envoyeur de la force (motrice) qui est le cer¬ 
veau; dans le conducteur qui est le nerf: et dans le récepteur qui est le muscle. 
Si un de ces organes est atteint de paralysie ou de spasme, cela affecte la vision. 

111 . Quelles sont les causes de F adhérence des paupières [le $ymblépharon)1 

Deux : l’ulcère, qui atteint l’œil et cause une fermeture prolongée de la paupière 
sur le globe avec abolition du mouvement, fait que la paupière adhère à l’œil; ou le 
ptérygion, si, à la suite du traitement, la paupière n’est pas retournée (renversée) 
comme il le faut (l) . 

112 . Quelles sont les causes de la première forme de Fectropion? 

Deux : l’une naturelle (congénitale), et l’autre accidentelle (acquise). L’accidentelle 
naît soit de la paralysie de certains muscles moteurs de la paupière, soit du spasme 


Il s'agit de îa destruction du ptérygion (une membrane triangulaire formée par la conjonctive 
et envahissant la cornée) par l’ablation opératoire ou par la cautérisation médicamenteuse. 











— 108 — 


de certains de ces muscles ou de tous les muscles; ou d’une suture des paupières qui 
n’aurait pas été exécutée comme il faut (1 h La naturelle est provoquée par un manque 
de la matière de laquelle naît la paupière qui se trouve ainsi paralysée 

11 3 . Quelles sont les causes de la deuxième espèce de Vectropion? 

Deux : l’une naturelle, si la matière dont naît la paupière est peu abondante; et 
l’autre accidentelle, et cela soit à cause d’un spasme des muscles de la paupière, soit 
d’un dessèchement qui domine son tempérament. 

114 . Quelles sont les causes de la troisième espèce de Vectropion? 

[p. 41 ]. Deux : un ulcère qui l’aurait atteint, détruit son tendon et cause sa contrac¬ 
tion; ou un excès de chair né d’un ulcère a la surface extérieure de la paupière, qui 
attire le bord de la paupière et cause ainsi l’ectropion. 

11 5 . Quelle est la cause qui fait naître les poux? 

L’alimentation trop abondante, la fatigue et l’usage rare du bain (3J . Quant à son 
symptôme, j’en parlerai dans le chapitre des symptômes. 

116. Quelles sont les causes qui provoquent la diminution de la chair dans Vangle interne 
de Vœil? 

Deux : l’excision démesurée de cette chair par lés praticiens pendant le traitement 
(opératoire) du pannus ou du ptérygion; ou l’emploi de remèdes mordants, après le 
traitement du trachome, du pannus ou du ptérygion, qui causent la corrosion et la 
fonte de celte chairW. 

117. Quelles sont les espèces et les causes de Vophtalmie? 

Trois espèces, dont chacune a des causes différentes. Nous mentionnerons les 
symptômes de chacune de ces espèces dans notre discours sur les symptômes des 
maladies oculaires. La cause de la première espèce d’ophtalmie est une cause exté¬ 
rieure comme la poussière, la fumée, la graisse, le soleil et les choses pareilles. 


(1) Ici il est question de l'operation des paupières incurvées et des cils renversés (ectropîon et 
ti'icliiasis). Dans l’antiquité celle opération était souvent exécutée d’une façon brutale, causant ainsi 
l’ectropion (renversement des paupières en dehors) ou même la lagophtalmie (fermeture incomplète 
des paupières pendant le sommeil). Voir à ce sujet : M. Meïerhof, The Ilistory of Trachoma T real- 
ment in Antiquity and during lhe Middle Ages. Dans Bull. 0 / the Ôphthalm. Society of Egypl, vol, XXIX 
(Cairo i 9 36), p, 34-38 and 53-58. 

m II s’agit ici probablement d’une forme de ptosis (chute de la paupière). 

^ Dans tous les manuscrits : tries bains trop fréquents», erreur d’un ancien copiste; nous 
l’avons rectifié selon les textes des oculistes arabes ('Ali ibu 'ïsâ, ‘Ammâr de Môsoul etc.) qui ont 
puisé dans les ttQuestions sur l’œil» de llonaïn. 

Voir la publication précitée de Meïerhof, The Ilistory of Trachoma Treatment etc., p. 63-05. 


— 109 — 


118. Quelles sont les causes de la deuxième espèce cîophtalmie? 

Deux : lune interne et l’autre externe. L’externe est celle de la première espèce. 
L’interne est une superfluité (matière impure) qui coule dans la membrane conjonctive 
et l'enfle, comme cela arrive dans les autres organes, par suite de la faiblesse de 
1 organe récepteur [p. 42 ] qui est l’œil, de l’abondance de superfluités venant de 
1 organe envoyeur qui est le cerveau, et du fonctionnement régulier de l’organe con¬ 
ducteur, cest-à-dire les tuniques et les instruments (organes) de i’œil. 

11g. Quelles sont les causes de la troisième espèce d’ophtalmie? 

Toutes les causes de la première et de la deuxième espèce, et en particulier la 
cause interne. 

190. Quelles sont les espèces des causes du gonflement (œdème) de l’œil? 

Quatre espèces : la première espèce provient d’une ventosité; la deuxième d’une 
superfluité (matière) phlegmatique qui n’est pas épaisse; la troisième d’une superfluité 
(matière) acqueuse; la quatrième d’une matière épaisse de l’espèce de la bile noire, 
dont naît le cancer. Quant aux symptômes de chaque espèce de gonflement, je les 
mentionnerai dans mon discours sur les symptômes des maladies oculaires. 

121. Quelle est la cause de la lithiase 9 * dans l’œil? 

Une superfluité (matière) qui coule dans la paupière, y reste et se pétrifie. 

122. Quelles sont les causes de la matière cachée ( Thypopyon ) i 2) derrière la cornée? 

Trois ; la présence d’un ulcère dont la peau (tégument épithélial) n’est pas mince 

de sorle que la matière coule dans cet endroit (derrière la cornée) et y reste; une 
céphalée qui cause une superfluité que la nature pousse vers cet endroit où elle reste; 
et une ophtalmie humide (secrétante) qui se transforme et se fixe dans cet endroit. 
Les symptômes de ccs espèces seront indiques dans le chapitre des symptômes. 

«9 3 , Quelle est la cause de la pustule dans la cornée? 

[p. 43 ]. Une humidité qui se concentre dans les couches de la cornée; ces couches 
au nombre de quatre sont appelées en grec xTti$ 6 ves (ktêdones ) (3 >. Le symptôme sera 
indiqué dans le chapitre des symptômes. 


ll) Il ne s’agit pas ici de l’affection que nous appelons aujourd’hui lithiase ou conjonctivite 
pétrifiante (incrustations calcaires dans la conjonctive), mais de petites tumeurs dures comme des 
pierres, cbalazions invétérées, etc. Voir plus bas question i4o. 

(,) Voir plus bas question 169 . 

(S) Cette désignation des couches fines de la cornée a été introduite par le célèbre chirurgien et 
anatomiste Rufus d’Ephèse qui a exercé à Alexandrie au commencement du t" siècle ap. J.-C. 













— 110 — 


i aA. Quelles sont les causes de la rupture de la cornée? 

Deux : lexcès de l'humeur qui provoque la pustule et une des espèces de solution 
de continuité, comme la corrosion et ce qui lui ressemble. 

12 5 . Quelles sont les causes de l’urticaire [saillie ortiée) dans la paupière? 

Trois : un sang âcre; une bile jaune — et c’est la cause la plus fréquente; — et 
la coïncidence des deux (causes). Le symptôme sera mentionné dans le chapitre des 
symptômes. 

126. Quelle est la cause de la fourmi W dans la paupière? 

La combustion de la bile jaune, si elle coule dans les paupières. Le symptôme sera 
mentionné dans le chapitre des symptômes. 

127. Quelle est la cause de la mûre ^ dans l’œil? 

La combustion et la putréfaction du sang. Je mentionnerai le symptôme de chaque 
espèce de ces maladies à sa place — si Dieu veut! 

FIN DU DEUXIÈME DISCOURS. 


LE TROISIÈME DISCOURS. 

128, Quelle est la différence entre les indices et les symptômes qui révèlent les maladies et 
nous permettent de les connaître? 

|p. A 4 ]. La différence n ? est que relative, c’est-à-dire qu’ils sont des symptômes 
pour le malade et des indices pour le médecin, et ils permettent de connaître la 
maladie. 

129. Quels sont les genres des symptômes et des indices? 

Deux genres : les genres qui indiquent la santé, et les genres qui indiquent la 
maladie. Ces deux genres se subdivisent en trois espèces : les espèces qui indiquent 
l’état présent, celles qui annoncent l’avenir et celles qui rappellent le passé. 


{1) Sous ce nom les anciens désignaient une espèce d’eczéma de la paupière avec gerçures accom¬ 
pagné de fourmillement ou de démangeaison (blépharite ulcéreuse). 

(2) C’est un papiliome ou granulome, petite tumeur bénigne ou bourgeon composé de papilles 
ayant l’aspect d’une framboise ou d’une mûre. Voir plus bas question 217 . 


— 111 — 


i 3 o. Quelle est ïutilité de ces trois espèces de symptômes et d’indices pour le malade seul, 
pour le médecin seul, et pour tous les deux ensemble? 

Parmi ces trois espèces de symptômes et d'indices il y en a qui sont utiles au 
malade mais non au médecin : ce sont les symptômes qui indiquent l’état présent, 
parce qu’ils indiquent la maladie et permettent son traitement avec succès; et cela lui 
est ainsi utile. Il y en a qui sont utiles au médecin, mais non au malade : ce sont les 
indices qui rappellent l’état précédent et passé; et cela est utile au médecin en ce qui 
lui vaut la louange et fait apparaître aux gens sa perspicacité et son intelligence. Et il 
y en a qui sont utiles au médecin et au malade en même temps : ce sont les symp¬ 
tômes qui annoncent d’avance ce qui arrivera; ils sont utiles au médecin en ce qu’ils 
lui permettent de pronostiquer l’avenir; et au malade en ce qu’ils lui permettent de 
se mettre en garde contre le mal avant qu'il ne se complique et ne devienne plus 
grave. Ces symptômes ont encore d’autres avantages, en ce que s’ils indiquent l’état 
présent, ils sont utiles d’abord au malade [p. 45 ] par rapport à son traitement, et 
ensuite au médecin par rapport à son succès dans le traitement; s’ils rappellent l’étal 
précédent, ils sont utiles d’abord au médecin dont l’intérêt est d’être apprécié et 
loué, et ensuite au malade, dans ce sens que, s’il a confiance dans la sagacité et la 
vue éclairée du médecin, il se soumettra à ses ordres et suivra ses prescriptions, et 
que tout cela contribuera au succès du traitement; et s’ils annoncent d’avance ce qui 
arrivera, ils seront utiles tant au malade qu’au médecin. 

toi. Quelles sont les espèces des maladies de l’œil? 

Trois ; les maladies appelées simples et non compliquées, les maladies appelées 
organiques, et les maladies appelées solution de continuité. 

102. En combien de groupes se divisent ces trois espèces? 

En deux : le groupe des maladies perceptibles par les sens et qui sont faciles à 
reconnaître; et le groupe des maladies qui ne sont pas perceptibles par les sens et 
qu’il est difficile et pénible de reconnaître. On arrive à distinguer ce groupe par une 
réflexion mûre, par l’aptitude psychique, par la conjecture et par le discernement. 

1 33 . Dans combien d’endroits de Fœil s établissent les maladies perceptibles par les 
sens ? 

Dans six endroits : dans les paupières, les deux angles, la membrane conjonctive, 
la cornée, l’iris et dans ce qui se trouve entre l’iris et le cristallin. 

1 34 . Dans combien d’endroits se manifestent les maladies des paupières? 

[p. 46 ]. Dans quatre endroits : à la surface externe des paupières, à la surface 
interne, à tous les deux et à leurs bords. 






112 — 


îo 5 . Les maladies des paupières leur sont-elles particulières ou communes à d'autres 
organes? 

La réponse à celte question suit différentes directions dont voici l’exposé. II y a 
parmi les affections des paupières des maladies qui leur sont particulières et non 
communes aux autres organes, comme l’hydatide, l’excès de cils, i’ectropion et des 
maladies pareilles; et il y en a qui sont communes aux paupières et aux autres organes, 
comme par exemple l’une des trois espèces de maladies que nous avons déjà men¬ 
tionnées. La participation des paupières aux maladies de certains organes est simultanée 
ou elle ne l’est pas : elle est simultanée comme il arrive à certains organes dans les 
trois maladies qui tendent à s’étendre à toute la paupière, comme l’œdème et l’indu¬ 
ration qui atteignent les joues et qui parfois causent l’enflure de la paupière; et elle 
nest pas simultanée, comme il arrive à certains organes qui, étant atteints d’une 
maladie, ne communiquent pas cette maladie à la paupière. Cette participation se 
présente encore sous d’autres formes, à savoir que certains organes ont quelquefois 
en commun certaines maladies nominalement et non effectivement en tout temps, 
comme la gale, les athéroines, les verrues et les affections pareilles. Ces maladies 
ont en commun 1e. nom et non le fait; car il arrive quelquefois que l’une de ces ma¬ 
ladies atteint les paupières sans atteindre le corps, comme par exemple la gale, les 
athéromes ou les verrues qui se produisent dans les paupières sans se produire dans 
le corps; il arrive, quelquefois, au contraire que l’une de ces maladies atteint le 
corps sans atteindre les paupières; et il arrive, quelquefois, que tant la paupière, le 
corps ou une partie du corps sont atteints de la gale qui s’étend à la paupière [p. 47] 
et aux autres organes, et alors l’on dit que ces organes ont en commun cette maladie 
nominalement et effectivement. 

îoG. Quelle est l affection de la paupière appelée hydatide et quel est son symptôme? 

Son symptôme est un épaississement semblable à une tumeur qui ne permet pas à la 
paupière de se lever complètement. Cet épaississement ressemble à un corps graisseux 
et visqueux qui s’enchevêtre dans les nerfs (tendons) et les membranes (aponévroses) 
et qui se forme dans la partie supérieure de la paupière, à sa surface externe 115 . 

187. Quelles sont les maladies qui atteignent l’intérieur de la paupière? 

Quatre : la gale (trachome), le grain de grêle (chalazion), la pétrification (lithiase), 
le rétrécissement ou symblépharon. 


(i était un kyste huileux, une hernie de la graisse orbitaire ou un œdème chronique de la 
paupière supérieure. Voir : M. Meyerhof, Au sujet des tujdatidcs palpébrales des anciens. Annales 
d’Ocitlistique (Paris) vol. i 65 , 1938, p. 967 et suiv. 


113 — 


1 38 . Quelles sont les espèces de trachome^, et quel est le symptôme de chacune d’elles? 

Quatre : la première ressemble à la gale sèche et est moins sérieuse et moins dou¬ 
loureuse que les trois autres espèces. Elle atteint la surface interne de la paupière et 
est accompagnée de larmoiement et de rougeur. La deuxième a une rudesse plus forte 
que la première, et est accompagnée de douleur et de pésanteur; cette espèce, comme 
la première, provoque dans l’œil l’humidité et le larmoiement. La troisième est plus 
grave et plus violente que les deux premières et sa rudesse est plus forte; elle res¬ 
semble aux grains des figues. La quatrième est encore plus pénible que les trois autres 
espèces, avec une plus forte rudesse et induration, et elle traîne en longueur. II est 
impossible de l’extirper rapidement à cause de son épaisseur et de son abondance. 
Sa particularité est que, si elle est ancienne (chronique), elle s’accompagne de cils 
superflus t2) . 

1 3 q. Quelle est la cause de la maladie de la paupière appelée grain de grêle ( chalazion ), 
et quel est son symptôme? 

[p. 48 ]. Sa cause est une humeur épaisse qui se solidifie dans l'intérieur de la 
paupière, et son symptôme est qu’il ressemble à un grain de grêle. 

t 4 o. Quelle est la cause de la pétrijication de la paupière ( lithiase ) et quel est son symp¬ 
tôme I 35 ? 

Sa cause est une superfluité (matière) bilieuse noirâtre qui coule dans la paupière, 
s’y solidifie et se pétrifie; et son symptôme est qu’il ressemble à de petits ganglions 
durs. 

1 4 1. Dans quels endroits de l’œil se forme le symblépharon? 

Dans trois endroits : soit que la paupière adhère au blanc de l’œil, soit qu’elle adhère 
au noir; soit que les deux paupières adhèrent l’une à l’autre. 

1 4 3. Quelles sont les espèces des maladies qui atteignent les deux paupières? 

Trois : l’ectropion, la gangrène et les ulcères. 

1 43 . Quelles sont les espèces de l’ectropion et quels sont leurs symptômes? 

Trois : la première est l’élévation de la paupière de manière à ne lai permettre 
point de recouvrir le blanc de l’œil; la deuxième est une rétraction qui atteint les 


(l) En arabe cgale de la paupière»; cette expression s’explique par la prétendue ressemblance 
de la forme légère du trachome à une "-gale sèche». 

(J) C'est la première mention du rapport du trachome avec ic trichiasîs dans l'histoire de l’ophtal¬ 
mologie. 

(,) Voir note à la question ni. 

Mémoires de l’Institut d'Egypte, t. XXXVI. i5 











— 114 — 


«leux paupières et qui est appelée (illosis) comme l’a désignée Hippocrate«>; 

et la troisième est un renversement des paupières en dehors. Nous avons déjà men¬ 
tionne les trois causes qui provoquent i’ectropion dans notre discours sur les causes. 

i à4. Quelles sont les autres espèces c?accidents qui atteignent la paupière? 

Six: i° 1 excès de cils (distichiasis); a 0 les cils renversés (trichiasis); 3° l’orgelet; 
i la chute des cils; o° les poux; et 6° l’excoriation. 

[p. 49] i 45. Quel est le symptôme de l’excès de cils? 

Les cils superflus que l’on voit dans la ligne du hord palpébral et qui sortent de 
1 alignement régulier des cils. 

1 46. Quels sont les indices des cils renversés? 

Les cils que nous voyons quitter l’alignement des cils et se pencher incurvés vers 
l’intérieur, avec rougeur et démangeaison, et parfois avec du pannus®. Ces accidents 

sont dus à ce que chaque fois que la paupière se meut, ces cils renversés piquent 
1 œil et provoquent ces symptômes. 

147 . Quel est le symptôme de l’orgelet qui naît dans le bord, de la paupière? 

Sa forme qui est celle d’un grain d’orge. Il naît entre les cils ou près d’eux, et son 
origine est une superfluité (matière) bilieuse noirâtre qui coule dans cet endroit, où 
elle est retenue et devient solide; il ressemble à une petite tumeur oblongue, et c’est 
pour cela qu’il est appelé (en grec) xptôtf (lcrillié)®. 

1 48. Quelles sont les espèces de la chute des cils? 

Deux : 1 une est une chute simple, qui a deux causes : une humeur âcre et excessive 
qui fait tomber les cils, ou une espèce dalopécie; cette maladie est appelée p.aSdpœtns 
(madarosis) et Iautre est une chute accompagnée d’épaississement, d’induration, d’ut- 
ceration et de rougeur. Celle chute est parfois accompagnée d’un trachome du côté 
interne de la paupière et est appelée (ptilosis)W. 

| p. 50] i4p. Quel est le symptôme des poux qui naissent dans les cils? 

De petits poux blancs semblables aux lentes et dont nous avons mentionné la cause 
dans le chapitre des causes. 


“'Hippocrate mentionne cette rétraction mais il ne ta décrit pas bien dans les Prénotions connues 
(ed. Littré, vot. 5, p. Cda) et dans le Prorrhélique (Littré, V, p. 5ao); c’est plutôt une paralysie 
de la paupière ou même une espèce de strabisme. Voir question 71 . 

1! ^ est e ' lcw ' c uue “que très juste qui ne se trouve pas dans les ouvrages médicaux des Grecs. 
Cest-à-dire rrgrain d’orge », 

( 1 L est le terme grec pour la chute des plumes, la mue des oiseaux, et aussi pour la chute des cils. 


150. Quel est le symptôme de l’excoriation (1) qui naît dans les cils? 

Une chose semblable au son de la farine, ou à la farine grossièrement moulue, que 
l’on voit dans les racines des cils ou entre les cils. Parfois la paupière s’ulcère, produit 
du pus et se cicatrise ensuite. Si la couleur du pus est blanche, l’excoriation provient 
d’un flegme corrompu; et si sa couleur est grise, elle provient d’une bile noirâtre. 
Ou bien elle provient des deux espèces à la fois, le phlegme et la bile, s’ils sont 
corrompus et que leur vapeur monte vers les paupières; dans ce cas la nature pousse 
celte vapeur dans les cils où elle se fixe pour causer ensuite la putréfaction par l’humi¬ 
dité qui est dans l’œil; c’est cela qui cause l’excoriation. 

1 5 1 . Quelles sont les espèces des maladies de l’angle interne de l’œil? 

Trois : 1 " l’abcès lacrymal; 9 ° la tumeur lacrymale; et 3" le larmoiement (épiphôra). 

1 5 a. Quel est le symptôme de l’abcès lacrymal? 

Un abcès qui se forme dans l’espace compris entre l’angle interne et le nez. Si cet 
abcès ne s’ouvre pas, il est appelé dyytXon\ ( ankhilops ) et s’il s’ouvre, ce qui arrive le 
plus souvent, dans l’angle interne, il est appelé xiyiXvl (aïgilops) Si cet abcès 
est négligé, il devient une fistule et nécrose l’os [p. 51]. Ce symptôme est parfois 
un épanchement dans le nez par le trou (canal) qui se trouve entre l’œil et le nez. 
Cet épanchement se répand quelquefois sous la peau de la paupière ou des deux 
paupières et fait nécroser leurs cartilages; et s'il apparaît à la surface de la paupière, 
le pus coule au dehors. 

1 53. Quel est le symptôme de la tumeur lacrymale qui se forme dans l'angle interne? 

Son symptôme est quelle naît dans l’angle nasal; et cela dans le cas où la chair 
(caroncule) qui se trouve au bout (supérieur) du canal naso-lacrymal se développerait 
eu volume plus que son état normal ne l’exige. Cette maladie est une maladie particu¬ 
lière de l’angle interne; elle est appelée en grec êyxavOk ( enkanthis ). 

i54. Quelle est la cause du larmoiement excessif (épiphôra) des deux angles internes de 
l’œil? 

Une diminution du volume naturel de la chair (caroncule) qui existe dans les deux 
angles internes; si cette diminution se produit, les humeurs formant l’épipliora ne 
peuvent plus couler de l’œil. Cet état de choses peut parfois, s’il traîne en longueur, se 


(l) Le mot arabe se traduit parles mots excoriation, ou dartre, formation de pellicules; la des¬ 
cription de la maladie par Honaïn prouve qu'il s’agit des formes pityriasique et ulcéreuse de la 
blépharite (inflammation du bord ciliaire des paupières). 

W Le premier terme n’est, pas encore bien expliqué, le deuxième provient d’une vague ressem¬ 
blance de l'œil (enflé par le voisinage de la fistule) à un œil de chèvre. 








— 116 — 

transformer en abcfc lacrymal. Cette maladie est appelle en grec (Où (ri«*). Noos 

avons mentionne la cause qui provoque la diminution de la chair dans le chapitre des 
causes. r 

105 . QueUu ma la afin, ,la maUia qui Magnai la membrane conmelàef 

Sept : ecchymose, 1, ptérygion, (ophtalmie, Mme, l’induration, le prurit et le 
pannus. r 


1 5 6 . Qu est-ce que lecchymose? 

Du sang qui coule dans la membrane par suile d’une déchirure des veines conjonc¬ 
tivales; la plupart de ces cas proviennent de causes manifestes. 

*5 7 ' Quesl-ce que le ptérygion? 

[p. 52]. Une excroissance tendineuse de la membrane conjonctive qui pousse du 
coté de 1 angle nasal et empiète ensuite sur le noir de l’œil. Si celte excroissance 
grandit, elle couvre la pupille et empêche la vision. 

i à 8 . Quelles sont les espèces iophtalmie et quels en sont les symptômes? 

Trots espèces : la première a pour symptôme 1 inflammation avec écoulement 
(secrétion) douleur, picotement et rougeur; la deuxième est plus violente et plus 
grave que la première, et l’écoulement plus abondant. La différence entre ces deux- 
especes est que — si cette dernière n’est pas très violente — la première se calme 
quand le facteur causatif cesse d’agir, et la deuxième ne se calme pas aussi vite avec la 
cessation du facteur causatif; et si elle (la deuxième espèce) est plus violente et plus 
grave, elle est accompagnée de tous les phénomènes observés dans les autres organes 
puisqud y a lœdème causé par l’enflure, la douleur, l’induration, un écoulement 
a >onrant, une lougcur très forte et la congestion des vaisseaux sanguins de l’œil 
La troisième espèce est encore plus violente et plus grave que les deux premières; car 
tous les phénomènes observés dans la deuxième espèce deviennent plus graves, les 
deux paupières s enflent et se renversent au dehors, leur mouvement devient difficile, 
et le blanc de lœil dépasse le noir (chémosis). 

1 5q. Quelles sont les espèces iœdème et quels sont leurs symptômes? 

Quatre : la i" est celle qui provient d’une ventosité; son symptôme est sa pro¬ 
duction soudaine causant dans la plupart des cas, avant son apparition dans l’angle 
'n erne, une sensation semblable à celle qu’éprouve une personne qui a été piquée 
par une mouche ou par un moustique»), cela arrive le plus souvent aux vieillards 
pendant Icté; sa couleur est celle des enflures flegmatiques. La a * est celle qui 


< '’ L<i lerme m ' abe ba M (P unaise ) désigne dans l’Iraq an moucheron ou petit moustique. 


— 117 


provient d'une superfluité (matière) phlegmatique qui n’est pas épaisse; son symptôme 
est quelle a une couleur plus désagréable, et elle est [p. 53] plus lourde et pire que 
la première; cette espèce d’œdème s’affaisse sous la pression des doigts, et la trace de 
l’affaissement reste pendant une heure. La 3 e est celle qui provient d’une superfluité 
(matière) acqueuse; son symptôme est que, si on la presse avec le doigt, la trace 
s’efface vite et ne reste que peu de temps, pour la raison que l’endroit se remplit ra¬ 
pidement; cette espèce d’œdème n’a pas de rougeur et sa couleur est comme celle du 
corps. La 4 e est celle qui provient d’une superfluité (matière) épaisse de l’espèce de la 
bile noire; elle atteint dans la plupart des cas les paupières et l’œil entier, parfois elle 
se répand jusqu’aux sourcils, et quelquefois elle descend vers les joues; son symptôme 
est qu il est dur, sans douleur, et d’une couleur livide; c’est le cancer qui naît, dans 
la plupart des cas, à la suite d’une ophtalmie chronique et surtout chez les femmes et 
les enfants à la suite d’une attaque de petite-vérole !I) . 

lu dois savoir que l’œdème, l’induration et le prurit ne sont point des maladies 
particulières aux paupières, mais communes aux paupières et à la conjonctive. 

16 0. Qu est-ce que l’induration et quel est son symptôme? 

C’est une dureté qui atteint l’œil entier, et quelquefois aussi les paupières. Son symp¬ 
tôme est que l’œil se meut alors avec difficulté, souffre d’une congestion, d’une 
douleur et d’une rougeur, et s’ouvre avec difficulté au réveil; il se produit en outre 
une forte sécheresse et il devient impossible de renverser les paupières à cause de leur 
raideur; parfois un peu de chassie dure et sèche s’amasse dans l’angle interne de l’œil. 

161 . Quel est le symptôme du prurit? 

Un larmoiement salé et nitreux avec démangeaison très forte et rougeur des pau¬ 
pières; parfois la démangeaison, si elle est forte, cause des ulcères dans les paupières. 

[p. 54] 162 . Qu est-ce que le pannus et quel est son symptôme? 

Des vaisseaux remplis de sang épais qui se répandent dans la membrane con¬ 
jonctive et empiètent parfois sur le noir. Son symptôme est que ces vaisseaux croissent, 
se remplissent, deviennent rouges et épais; cela est accompagné parfois de lar¬ 
moiement, picotement, rougeur et démangeaison dans la conjonctive. 

1 63. Quelles sont les espèces des affections qui atteignent la cornée? 

Cinq : les ulcères, les cicatrices, l'byopyon, les pustules et les maladies causées par 
la solution de continuité, comme la perforation, la déchirure et les affections pareilles. 


h ne s agit pas de ce que nous appelons aujourd’hui cancer, mais probablement d’une cica¬ 
trice livide avec un peu d’œdème défigurant la paupière comme cela s’observe parfois à la suite 
d’une‘éruption varioleuse à la figure. 

Mémoires de l'Institut d'Egypte, t. XXXVI* 











— 418 — 


1 64. Dans quels endroits les ulcères atteignent-ils la cornée? 

Dans deux endroits: ies uns se forment dans la profondeur et les autres à la 
surface. 

165. Quelles sont les espèces d'ulcères qui se forment dans la profondeur de la cornée, et 
quels sont leurs symptômes? 

Trois : la première est un ulcère profond et étroit, propre et n’ayant pas beaucoup 
de croûte (purulente), il est appelé en grec (3o6pt'ov (bothrwn)^. La deuxième est un 
ulcère plus étendu et moins profond que le premier, mais plus propre à produire une 
croûte, il est appelé xoiXwfHx (koüôma )La troisième est un ulcère sordide et torpide 
ayant beaucoup de croûte. Si cet ulcère tire en longueur, les humeurs de l’œil s’é¬ 
chappent à cause de la corrosion des couches de la cornée; parfois l’iris même est 
perforé. Il est appelé èTrUccupa é'Àxos (epikauma hélkosf^. 

[p. 55] 166 . Combien y a-t-il d'espèces d'ulcères qui se forment à la surface de la cornée, 
et quels sont leurs noms ? 

Quatre : tu dois savoir que ces quatre espèces d’ulcères qui se forment à la surface 
de la cornée ont un seul nom commun; Xénophon les a appelés ^aspérités» M et 
Galien a ulcères». Il n’y a donc pas de faute de les appeler ulcères ou aspérités, 
puisque la différence n’est que de nom et non de signification; car l’aspérité et les 
ulcères sont des solutions de continuité. Les noms de ces différentes espèces d’ulcères 
sont, la première dfXvs (akhlys)^\ la deuxième veÇéXiov (néphélion) la troisième 
dpysfjtov (ârgemon)^\ et la quatrième fyxavpot ( énkauma ) £8) . 


Cela veut dire * fossette». 

(5) « Ulcère creux». 

(5) Ce terme est complètement estropié dans tous les manuscrits arabes ; heureusement il est con¬ 
servé dans une forme intelligible dans «Les dix traités sur l’œil» de Honaïn et dans le <rMemorial 
des oculistes» de c Alï ibn c Isâ. Le terme grec êptkauma veut dire : une marque superficielle de fer 
rouge. 

{4) Ce passage est également altéré dans tous les manuscrits qui disent : rrtous les ulcères portent 
un seul nom qui est Xénophon, ce qui veut dire aspérité» (!). Nous avons corrigé cette faute due 
à l’erreur d’un ancien copiste, d’après les rrDîx traités». Xénophon de Cos était un médecin de i’ère 
avant L-C.; il est cité par Galien et par Caelius Aurélien, 

(5) Ce ternie signifie rr brouillard». 

(9) rr Petit nuage». 

£7) rr Tache blanche». 

(8) Ce terme désigne une marque de fer rouge plus profonde; les termes épikauma et enkauma 
ont été confondus par Jes Arabes; car te premier devrait signifier une marque superficielle, le 
deuxième une marque profonde. 


— 119 — 


167 . Quel est le symptôme de chacun de ces quatre ulcères , et dans quel endroit de la 
surface cornéenne naissent-ils? 

Le premier est un ulcère qui naît à la surface externe de la cornée dont la couleur 
ressemble à celle de la fumée; il occupe une grande partie du noir de l’œil. 

Le deuxième est un ulcère plus profond, plus blanc et plus petit que le premier; 
il occupe le même endroit que le premier. 

Le troisième a son siège dans la circonférence (le limbe) du noir, il empiète aussi 
un peu sur le blanc; son symptôme est qu’il a deux couleurs : sa partie en dehors du 
limbe est rouge, pour la raison qu’elle est rapprochée de la membrane conjonctive et 
que tous les ulcères de la conjonctive sont rouges en raison de leur substance. Par 
contre la partie en dedans du limbe est blanche pour la raison qu’elle est rapprochée 
de la cornée [p. 56] et que tous les ulcères cornéens sont blancs en raison de la sub¬ 
stance cornéenne, comme nous l’avons expliqué dans le chapitre des ulcères qui 
atteignent l’intérieur de la cornée. 

Le quatrième est un ulcère au milieu de la cornée; et son symptôme est qu’il res¬ 
semble à des branches ou à une aspérité ramifiée (1 b 

Il résulte donc de notre exposé que toutes les espèces d’ulcères de la cornée, tant 
ceux qui se forment à la surface que ceux qui se forment dans la profondeur sont au 
nombre de sept. 

168 . Quelles sont les espèces des cicatrices qui atteignent la cornée? 

Deux : Tune, mince, appelée vetpéXtov {néphélion ), a son siège à la surface de la 
cornée dans sa première couche; l’autre, épaisse, pénètre la cornée jusque dans sa 
deuxième cmicbe; et parfois elle pénètre dans toutes les couches. Ges deux espèces 
d’ulcèrcs sont des solutions de continuité de la cornée. 

16 c). Quelles sont les espèces de Fltypopyon derrière la cornée 

Deux : l’une n occupe qu’une petite partie de la cornée et ressemble à la forme 
d’un ongle et est appelé èvvt; ( 1 onyx ). L’autre occupe un grand espace de la cornée de 
façon à couvrir parfois le noir; il est appelé àn&irvov (hypopyonf Nous en avons men¬ 
tionné les causes dans le chapitre des causes. 


(t) Il s’agit ici de l’herpès cornéen ou de la kératite dendritique caractérisée par des stries 
racémeuses. 

(2) L’hvpopyon est un dépôt de pus qui se forme dans la portion déclive de la chambre anté¬ 
rieure à la suite d’un ulcère purulent de la cornée ou d’une iritis. Quand il est petit, il ressemble 
a la lunule blanche de l’ongle; quand il est grand, il peut emplir la chambre antérieure en 
totalité. 

16. 











— 120 


1 7 0 . Sous combien de rapports les espèces de pustules diffèrent-elles les unes des autres? 

Sous trois rapports : sous le rapport de la qualité, de la douleur, et de l’issue : sous 

le rapport de la qualité, la pustule est quelquefois blanchâtre et quelquefois noirâtre- 
sous le rapport de la douleur [p. 57 ], elle est accompagnée quelquefois d’une douiez 
violente et quelquefois d’une douleur supportable; et sous le rapport de l’issue, elle 
est quelquefois bénigne, et quelquefois suivie de lésions graves, dont la plus légère est 
la cécité. ]\ous avons mentionné cela dans le chapitre des causes. 

171. Sous combien de rapports les pustules diffèrent-elles les unes des autres à un autre 
point de vues 

Sous deux rapports : sous celui de l’endroit où s’accumule l’humeur qui provoque 
la pustule; et sous celui de celte tumeur elle-même. 

173. Dans combien d’endroits se produit la pustule dans la cornée? 

Dans trois : soit derrière la première couche de la cornée, et c’est la forme de 
pustule la plus légère et la plus bénigne; son symptôme est qu’elle est noirâtre et 
transparente; la cause de sa noirceur est qu’elle ne forme pas d’obstacle entre le regard 
et lins noir, et la cause de sa transparence est que le regard tombe sur l’humeur qui 
se trouve derrière elle; ce qui la rend visible à cause de la subtilité de la couche 
(corneenne) qui la recouvre. Soit derrière la troisième couche; son symptôme est 
quelle est blanche, et c’est l’espèce la plus grave, la plus dangereuse et la plus 
douloureuse des pustules; la cause de sa blancheur est qu’elle forme un obstacle au 
1 egard et lempcche de pénétrer jusqu’à l’iris noir. Soit enfin derrière la deuxième 
couche; son symptôme est qu’elle tient le milieu entre les deux symptômes que nous 
deCnre- Ge S ° nt C6S exécrations qui prouvent que la cornée a quatre 

i 7 3 . Sous combien de rapports existe-t-il de différence de l’humeur elle-même oui pro¬ 
voque la pustule / 1 1 

Sous deux rapports : sous celui de sa quantité, ou sous celui de sa qualité. Sous le 
rapport de sa quantité [p. 58 ], elle est parfois grande et parfois petite; si elle est 
grande subtile et acre, elle est plus douloureuse et plus dangereuse; et si elle est pe- 
( sa consistance) épaisse, ses symptômes sont contraires à ceux que nous avons 
mentionnes. Sous le rapport de sa qualité, elle se distingue par trois choses : par la 
couleur, par la consistance et par son activité. Par la couleur, elle est parfois blanche 
et parfois noire ; pa r la consistance, elle est quelquefois épaisse et quelquefois subtile ; et 

par 1 activité, elle est quelquefois âcre et corrosive, quelquefois saline et nitreuse 
et quelquefois douce. 


— 121 — 


17/1. De quoi provient la distension (1 >? 

De l’abondance de l’humeur. 

175. De quoi provient la cuisson? 

De l’âcreté et de la causticité (de l’humeur). 

176. Quelle est la forme la plus bénigne des pustules? 

Celle qui se trouve à la surface de la cornée et qui est en dehors des limites de la 

pupille; car, si la partie qui enveloppe l’humeur et qui se trouve devant la pupille 
est perforée et ensuite cicatrisée, la cicatrice forme obstacle à la vision. 

177. Quelle est la forme la plus dangereuse des pustules? 

Celle qui est derrière les couches internes et qui est devant la pupille; car si elle 
perfore entièrement ]p. 59 ] la partie cornéenne correspondante, on peut être sûr 
de la rupture du reste de la cornée, ce qui causerait une hernie de l’iris et un échap¬ 
pement des humeurs de l’œil; et si elle se trouve sur la pupille et que son endroit se 
cicatrise, la cicatrice forme obstacle à la vision. Nous avons mentionné les causes de 
cela dans le chapitre des causes. 

178. Quelle est la différence entre la hernie de l’iris et la pustule qui l’atteint, et entre 
l'ectasie de la cornée ( staphylome ) cl la pustule qui iatteint ? 

Il nous faut tout d’abord regarder la couleur de l’iris et constater s’il est bleu, noir, 
gris ou brun; si nous savons cela, nous concluons à la couleur de cette maladie : 
si elle n’est pas de la même couleur, nous savons que c'est une pustule. Nous regardons 
encore la pupille, et si nous trouvons qu’elle s’est rétrécie ou a perdu sa forme ronde, 
nous savons que c’est une hernie de l’iris; si, au contraire, il n’y a rien de ce que 
nous avons mentionné, nous savons qu’il s’agit sans doute d’une pustule. 

La différence entre l’ectasie de la cornée (staphylome cornéen) et la pustule corné- 
«nne est que l’ectasie cornéenne est dure et solide, et sa pression avec une sonde ne 
laisse aucune empreinte à cause de sa résistance. La pustule, par contre, s’accompagne 
de larmoiement et de battements, et sa couleur est rouge sur un fond blanc. Si la 
couleur de l’ectasie est celle de l’iris, regarde la base de l’ectasie (ou de la hernie) et 
le trou de l’iris (la pupille); si tu vois à la base de i’ectasie une cicatrice blanche, 
sache que ce blanc est une perforation de la cornée et i’ectasie une hernie de l’iris; 
si tu ne vois rien de cela, c’est une pustule. 

Voilà ce que j e t’ai exposé ; réfléchis y bien ! 


(l) Ii s’agit ici d’une distension hypothétique qui provoquerait fa douleur dans les cas d’ulcères 
cornéens,,et non pas du glaucome (tensiou élevée) de f’œif de notre conception moderne. 








— 122 


179 - Quelles sont les espèces des hernies de l'iris et quels en sont les symptômes? 

Quatre : la première est la hernie d’une partie de l’iris qui fait croire à celui qui 
la voit que c’est une pustule. La deuxième [p. 60 ] est plus grande que la première 
hernie, et celui qui l’observe croit que c’est un grain de raisin. La troisième est plus 
grande que la première et la deuxième, car elle s’approche des paupières et atteint 
quelquefois les cils, ce qui cause des douleurs à l’œil. La quatrième qui est appelée 
«le clou» se forme si la hernie persiste longtemps, la déchirure de la cornée y adhère 
de manière à prendre la forme d’une tète de clou®. 

180. Quelles sont les indices qui indiquent que la hernie provient cl'une humeur? 

Si cette hernie provient d’une humeur, elle est accompagnée de battements, de 
céphalée et de douleurs violentes; s’il n’y a pas d’humeur, les indices sont contraires 
à ce que nous avons mentionné. 

i 8i. Quelles sont les espèces des lésions qui atteignent le trou de l’iris (la pupille )? 

Trois : i° la dilatation (mydriase); 2 ° le rétrécissement (miosis); et 3” la solution 
de continuité. 

182. Quelles sont les espèces de mydriase et quel est le symptôme de chacune (hiles? 

Deux espèces : la première est diagnostiquée par un signe externe, c’est-à-dire un 
épiphora chronique; elle atteint surtout les enfants et les femmes. La plupart de ceux 
qui en sont atteints ne voient pas, et s’ils voient, leur vision est très faible, et tout ce 
qu’ils voient leur paraît beaucoup plus petit qu’il ne l’est en réalité. La deuxième est 
celle qui provient d’une violente contusion ou d’une endure chaude dans le cerveau 
ou dans l’iris ou bien d’une évacuation du cerveau®. Dans les deux espèces il y a 
infailliblement, au défaut, un fort mal de tête, ce qui est un des premiers symptômes 

de la mydriase. l\ous avons mentionné les causes de la mydriase et du miosis dans le 
chapitre des causes. 

I j). () 1 J 1 83 . Quelles sont les espèces de miosis et quel est le symptôme de chacune d’elles ? 
Deux espèces : 1 une est la contraction du trou de l’iris qui devient plus étroit que 
le naturel, de sorte que celui qui en est atteint voit les objets plus petits qu’ils ne le 
sont, et que sa vue devient faible. La cause de cette maladie est une pleurésie ou une 
maladie aiguë qui naît dans le cerveau. L’autre est l’étroitesse excessive de la pupille. 


Les Grecs 1 ont appetcc ainsi, car il s’agit d’un stapliylomc coniéen aplati affectant la forme 
de la tête d un gros clou à charpente. 

< J > Les médecins anciens croyaient que beaucoup de matières nuisibles étaient des résidus d’in- 
llammation dans le cerveau qui descendaient dans les parties inférieures du corps pour y causer 
toutes sortes de maladies. 


— 123 — 


de sorte que la vision de l’humeur albuminoïde est empêchée à cause du rétrécisse¬ 
ment excessif du trou pupillaire; celui qui en est atteint ne Yoit plus rien à cause du 
fort miosis, et s’il voit quelque chose, il ne voit qu’une forme vague. La cause de 
cette affection est l’insuffisante quantité d’albuminoïde. 

186. Qu est-ce que la cataracte, et quel est le symptôme du début de sa formation ? 

Sa nature est qu’elle est une humeur épaisse qui se solidifie dans la pupille et forme 
une barrière entre le cristallin et l’accès de la lumière. Certains médecins ont dit qu’elle 
est un résidu de l’humeur albuminoïde causé par l’épaisseur de la substance de cette 
humeur, résidu qui provoquerait cet effet extérieur Quant au symptôme du début 
de sa formation, c’est que les personnes qui en sont atteintes voient devant leurs yeux 
des choses qui ressemblent à des petits moucherons qui volent, ou aux cheveux, ou 
aux rayons du soleil et aux étoiles filantes. Si la cataracte mûrit, elle cause la perte de 
la vue; dans ce cas les indices de la cataracte sont plus faciles à reconnaître et plus 
accessibles à la raison. 

1 85. Quelles sont les espèces des couleurs de la cataracte? 

Sept : la première ressemble à lair, et donne un bon résultat opératoire; la deu¬ 
xième ressemble à la couleur du verre®; dans la troisième prédomine le blanc; la 
quatrième ressemble à la couleur du ciel; la cinquième tire vers le vert: la sixième 
vers [ p. 62 ] le bleu ; et la septième ressemble au gypse, et a pour signe le dessèchement. 

186. Quelles sont les formes du glaucome ® dans l'œil, s'il nesl pas dans l'iris, mais 
derrière lui? 

Deux : la première est la cataracte bleue si elle est très solide; l’autre est un dessè¬ 
chement excessif qui atteint le cristallin. Cette forme n’est visible que si l’albuminoïde 
est transparente et subtile, car la transparence et la subtilité de l’albuminoïde per¬ 
mettent de voir la couleur du cristallin. 

187. Quels sont les indices qui nous permettent d espérer le succès de ïopération de la 
cataracte? 

Trois indices s’ils se manifestent ensemble après la maturation de la cataracte : le 
premier est la ressemblance de la cataracte avec l’air par la clarté et la beauté, après 


(1) Voir plus haut la note à la question 99 , concernant la cataracte. 

Le verre dans l'antiquité avait souvent une couleur grise ou vert foncé. 

W Ce terme arabe ( zorqa ) est ici la traduction du grec yXotÜK&ats (gtaukôsis) qui ne désigne pas 
ce que nous appelons aujourd'hui glaucome, mais une coloration ou cataracte bleuâtre dans la pu¬ 
pille. Voir à ce sujet : R. G. Clarke, Glaucoma; a Historical Essay. Bull, of the Hîst. of Medicine. 
The Johns Hopkins University, vol. II (Baltimore iq34), p, i4i-i63. 











— 12/i — 


sa maturation complète. Le deuxième est l’épreuve suivante : le malade debout en face 
de toi, tu lui fermes l’œil que tu ne veux pas opérer, et si tu observes que la pupille de 
l’autre se dilate, tu comprendras que l’opération donnera bon résultat et que l’œil 
guérira; si au contraire, la pupille de l’œil ne se dilate pas au moment où l’autre œil 
est fermé, tu comprendras que l’opération ne réussira pas. Ces deux indices donnés 
par la couleur de la cataracte et l’épreuve que je viens d’indiquer doivent se manifester 
ensemble; et si l’un d’eux fait défaut, l’opération ne réussit pas. Quant au troisième 
indice qui est plus satisfaisant que le deuxième c’est de demander au malade, quant 
tu sais que sa cataracte est complète, s’il voit ou non les rayons du soleil ou la lumière 
d’une lampe; s’il les voit, l’opération aura du succès, si non, l’on doit se garder de 
l’entreprendreLe deuxième indice, qui s’obtient en faisant fermer un œil et en 
observant la dilatation de l’autre, ainsi que le troisième, qui est de demander au ma¬ 
lade s’il voit [p. 63 ] ou non les rayons et la lumière, ne proviennent que d’une seule 
cause; car si l’une des pupilles ne se dilate pas et si le malade ne voit pas la lumière, 
c’est que le nerf par lequel passe l’esprit visuel est obstrué, et dans ce cas l’opération 
ne réussira pas à cause de la lésion du nerf optique qui est le conducteur. 

188, Sous combien de rapports distingue-t-on la cataracte qui se développe dans l'œil des 
vapeurs qui montent de l’estomac 

Sous quatre rapports : le premier est de constater d’abord si cette maladie est dans 
un seul œil ou dans tous les deux; et si elle est dans tous les deux, d’observer la 
couleur, la mesure et le temps de son début : au cas où la couleur, le temps et la 
mesure sont différents, cela indique qu’il s’agit de cataracte. Si la couleur, le temps 
et la mesure ne sont pas différents, cela indique quelle provient d’une affection de 
l’estomac. 

Le deuxième concerne le temps en particulier : il faut que tu demandes au sujet, 
si un long laps de temps a passé depuis le début de cette affection, par exemple un 
espace de trois ou quatre mois, et que tu examines la pupille. Si la pupille n’indique 
aucune perte de sa transparence et de sa pureté, et si, en plus, la maladie diminue et 
se calme pendant certains jours tandis qu’elle s’intensifie et augmente pendant d’autres, 
cela indique qu’elle provient d’une maladie de l’estomac. Si, au contraire, il ne s’est 
pas passé un long espace de temps, ou s’il s’est passé un laps de temps long, comme 


Cet indice est utilisé encore de nos jours. 

[1) Ceci a rapport aux cr mouches volantes», ou corps flottants que certains voient devant leurs 
yeux et qui peuvent aussi bien être un symptôme de cataracte ou de troubles du corps vitré que 
d’anémie, neurasthénie ou d’un dérangement de la digestion. 


— 125 — 


celui que je t’ai indiqué, et si le mal ne diminue pas ni ne se calme, mais s’intensifie 
et augmente, cela indique qu’il s’agit de cataracte. 

Le troisième consiste à demander au malade si son mal devient plus violent quand 
il souffre d’une indigestion ou d’un rassasiement, ou non : si cela lui arrive à cause 
d’une indigestion et s’il va mieux quand la digestion est bonne et le régime léger, 
cela indique que le mal provient d’une affection de l’estomac; si rien de cela ne se 
produit et que le mal reste [p. 64 ] stationnaire, cela indique qu’il s’agit d’une cataracte. 

Le quatrième dépend du traitement qui consiste dans l’administration d un vomitif, 
ou dans l’absorption de la hiérapicra Si le mal diminue par suite du vomissement ou 
de l’absorption de la hièra picra , c’est qu’il est une vapeur provenant de l’estomac; 
car la hièra picra guérit la vapeur qui monte d’une affection de l’estomac; si, par 
contre, le mal ne guérit ni par le vomissement ni par l’absorption de la hièra picra, c’est 
qu’il s’agit de la cataracte. 

18g. Quelle est F origine des phantasmes & provenant du cerveau et qui naissent dans 
F espace compris entre F iris et le cristallin? 

Gela arrive quand le cerveau est atteint de la maladie appelée (ppevîrt$ (jphrenxtis) (3 b 
qui est une enflure chaude (inflammation) de la partie antérieure du cerveau; car 
le chyme (4Î chaud et sec qui se trouve dans le cerveau, s’il est brûlé par la chaleur de la 
fièvre, dégage une vapeur semblable à celle de l’huile brûlée dans le feu; celte vapeur 
provoque dans l’œil ces phantasmes quand elle y pénètre par les vaisseaux qui arrivent 
à l’œil du cerveau. 

1 q 0. Quel est le symptôme de ces phantasmes s'ils se produisent dans Fœil? 

La présence de la maladie causale et l’absence de toute affection extérieure alors que 
le malade se plaint d’une faiblesse de la vue. 

i g 1. Les affections invisibles qui atteignent Fœil, dans quels organes siègent-elles? 

Dans trois organes : dans le muscle moteur de i’œil, dans le nerf qui conduit le 
mouvement (la force motrice) vers l’œil [p. 65 ] et dans le nerf creux par lequel passe 
la lumière (force visuelle) dans l’œil. 


U) Une purge amère inventée par tes médecins grecs et très en vogue jusqu’au moyen4ge arabe. 

Le mot arabe takhayyol est la traduction du terme grec pavravlat ( phantasiai ) qui désigne 
des hallucinations, spectres, phantasmes, etc. 

W C’est la frénésie que les anciens attribuaient à une affection du diaphragme; ce nom a été 
employé plus tard pour indiquer le délire. 

(4 ' Le mot grec (chymos) désigne un suc, mais en particulier certaines humeurs formées 
dans le corps humain. 









— 126 — 


192. Quelles sont les espèces des affections susmentionnées? 

T rois : i° la paralysie; 2 0 le spasme; et 3 ° la perte du sens de la vue. 

198. Quelles sont les espèces de maladies qui sont provoquées par la paralysie? 

Trois espèces : la première est la perte de la perception seule; la deuxième est la 
perte du mouvement seul ; et la troisième est la perte de la perception et du mouvement. 

19/1. Quelles sont les causes de la perte du sens de la vue ou de sa diminution sans quil y 
ait une affection extérieure dans l'œil? 

Trois : ou une maladie du nerf creux dans lequel coule la lumière, ou une maladie 
du coté du cerveau qui cesse d expédier la lumière dans ce nerf, ou bien une maladie du 
récepteur de la lumière — qui est le cristallin — et des parties invisibles qui sont 
derrière lui. 

198. Quelles sont les espèces des maladies qui atteignent le nerf creux {optique)'! 

Trois : i° les maladies des parties homogènes, comme la chaleur, le froid, l'humi¬ 
dité et la sécheresse (excessive), simples ou combinées; 3 0 les maladies appelées orga¬ 
niques, comme l’obstruction, l’enflure, la compression et choses pareilles; 3° les 
maladies désagrégeantes, comme la séparation, la disjonction, la déchirure, etc. Il va 
sans dire que quand ces trois espèces atteignent séparément ou toutes ensemble ce 
nerf, elles nuisent a sa fonction. 

[?* 1 9^* ^ ar ( l U( ^ s Moyens peut-on connaître les affections qui ne sont pas accessibles 

aux sens? 

Par un bon choix, par la pensée, le discernement et par une mûre réflexion. 

197. Comment constate-t-on T obstruction du nerf (optique)*! 

En mettant le malade debout, et après avoir recouvert l’œil sain, on observe si 
la pupille de l’autre œil se dilate ou non : si elle se dilate, c’est qu’il n’y a pas 
d’obstruction; si elle ne se dilate pas et ne change pas de forme, c’est quil y a une 
obstruction. 

198. Quels sont les indices qui nous indiquent si Y obstruction, quand elle atteint le nerf 
optique 3 est provoquée par une humeur ou non? 

S’il y a perte ou diminution de la vue sans un changement extérieur dans la pupille 
et s’il y a lourdeur et congestion dans la tête et surtout dans sa profondeur proche de 
l’orbite, c’est que l’humidité a coulé du cerveau dans ce nerf, l’a couvert et a obstrué 
son canal; si cette humidité est abondante, elle cause la perte de la vue; si elle est peu 
abondante, la vue s’affaiblit selon la quantité plus ou moins grande de celte humeur. 
Si ces symptômes ne sont pas accompagnés d’une congestion dans l’orbite et dans la 
tête, cest que la maladie provient d’une obstruction qui n’est pas humide et surtout si 


— 127 — 

ces symptômes se produisent à la suite d’une pleurésie ou d’une maladie aiguë, et que 
le malade se plaint parfois de migraines et de sécheresse dans 1 orbite, 1 obstruction 
est causée par un résidu de la maladie précédente qui est descendu du cerveau dans 
l’œil, s’est fixé dans le nerf et a causé l’obstruction. 

[p. 67 ] i 99. Quels sont les indices du dérangement du nerf optique et de la désagrégation 
de sa structure? 

L’enfoncement de l’œil et sa dépression ou son affaissement; et pour en connaître 
les causes il y a lieu de demander au malade si, avant la perte de sa vue, un objet 
lourd est tombé sur le sommet de son crâne ou s’il a reçu un coup au sinciput qui 
lui a causé une douleur et une saillie de l’œil suivie d'un affaissement. De pareils 
accidents rendent l’œil enfoncé et déprimé (l1 . 

200. Pour quelles raisons certaines personnes voient-elles de près et non pas de loin cl les 
petits objets et non pas les grands ? 

Pour deux raisons : ou la faiblesse de l’esprit lumineux qui est envoyé du cerveau; 
ou sa petite quantité, si la lumière est peu abondante et non pas comme il le faut. 

301. Pourquoi certaines personnes voient-elles de loin et non pas de près, et les grands 
objets et non pas les petits ? 

C’est par suite d’une humidité ou d’une épaisseur (humeur épaisse) dont l’esprit 
lumineux est atteint. Si l’homme fixe sa pupille et étend son regard vers un objet 
lointain, l’esprit devient subtil et fin à cause de la longue étendue du regard vers la 
direction de l’objet; et si au contraire l’bomme s’approche de l’objet, l’humeur et I é- 
paisseur qui subsistent dans l’esprit se condensent et l’empêchent de voir 

202. Pourquoi certaines personnes voient-elles pendant le jour et non pas pendant la nuit i 

Pour deux raisons : ou à cause d’un résidu d’une humeur qui se trouve dans 
i’albuminoïde, ou à cause de l'épaisseur d’une humeur dont est atteint I esprit psy¬ 
chique®. Car pendant le jour, l’esprit se raffine, et l’excès de l’albuminoïde se dilue 
par la chaleur de l’air du jour, ce qui permet la vision; [p. 68] et pendant la nuit 


(') Il s’agit ici des fractures de l’orbite par des lésions graves du crâne; elles, provoquent souvent 
en effet d’abord une exopbtalmie qui est suivie plus tard par le contraire, une enophtalmie. 

(’) c e tt e explication de la myopie et de l’hypermetropie est fantaisiste. Mais il faut se rappeler 
que les premières notions de la réfraction de l’œil humain n’ont été aequises qu’au cours du 
xvn* siècle. 

151 C’est la désignation que Galien a donnée à l’esprit hypothétique qui aurait son siège dans le 
cerveau, et dont dépendent les qualités psychiques. L’esprit visuel serait un esprit psychique 
raffiné. 









— 128 


l’humeur et l’épaisseur se condensent à cause de l'air de la nuit et de son humidité, 
ce qui empêche la vision. On appelle chabkour la personne atteinte de celte maladie, 
et en arabe a clin (1 '. 

ao 3 . Pourquoi certaines ■personnes voient-elles pendant la nuit et non pas pendant le 
jour? 

Pour deux raisons : une faiblesse de la force lumineuse; ou sa petite quantité. 
Pour ce qui concerne la faiblesse de la force lumineuse, elle est pendant le jour con¬ 
densée et dominée par la chaleur du soleil et par scs rayons, ce qui affaiblit la 
vision; et pendant la nuit, comme elle n'est pas gênée par la chaleur du soleil ni par 
ses rayons mais fortifiée par l’air nocturne, la vision ne cesse pas. Quant à la petite 
quantité de la force lumineuse, (la nyclalopie) comme elle est dominée pendant le 
jour par la lumière du soleil, la vision cesse, et pendant la nuit, puisqu’elle n’est pas 
dominée par la lumière solaire mais fortifiée par l’air nocturne, et comme il n’y a 
rien qui s’y oppose alors, la vision ne cesse pas; à moins que la nuit ne soit éclairée 
par la lune, car le clair de la lune dans ce cas empêche la vision. Celui qui voit 
pendant la nuit et non pas pendant le jour est appelé rouzkour ®. 

20 h. D oàproviennent les maladies qui affectent le mouvement de l'œil? 

De trois endroits : du cerveau, du nerf moteur et des muscles. 

20 5 . Quel est le symptôme des maladies qui proviennent du cerveau? 

La cessation simultanée du mouvement des deux yeux. 

206. Quel est le symptôme des maladies qui proviennent du nerf moteur? 

[p. 69 ] La cessation du mouvement de l’œil dont le nerf est altéré. Toutefois, si 
la cessation du mouvement est dans les deux yeux, elle nest pas simultanée comme 
celle provenant du cerveau. 

207. Quel est le symptôme des maladies qui proviennent de tous les muscles, ou d’un seul 
muscle? 

Je fai déjà fait savoir qu’il y a dans chaque œil neuf muscles, en plus des muscles 
qui se trouvent dans la paupière : quatre dans les coins de l’œil, l’un en haut qui meut 
l’œil en haut, l’un en bas qui meut l’œil en bas, l’un dans l’angle interne qui meut 
l’œil vers le nez, et le quatrième dans l’angle externe qui meut l’œil vers la tempe; le 
cinquième et le sixième tournent l’œil et aident les quatre muscles susmentionnés ; 


Le premier mot est persan; tous les deux désignent un rraveugle de nuit» (héméralope). 

<*> Ce terme est persan et désigne n-aveugle de jour» (nyctalope); te terme arabe qui n'est pas 
mentionné ici par Honaïn est jjahtir. 


— 129 — 


et les trois autres muscles lixenl la racine du nerf de la lumière et lèvent les deux yeux 
en haut®. 

Je fai expliqué en outre, avant cette question, que les maladies du nerf moteur 
et des muscles sont de deux espèces : l’une est la paralysie, et l’autre le spasme. Si le 
muscle supérieur est paralysé, l’œil dévie en bas, et s’il est en état de spasme, l’œil 
dévie en haut; si le muscle inférieur est paralysé, l’œil dévie en haut et s’il est en état 
de spasme, l’œil dévie en bas. Si le muscle dans l'angle interne est paralysé, l’œil dévie 
vers l’angle externe, et s’il est au contraire atteint de spasme, l’œil dévie vers l’angle 
interne; si le muscle dans l’angle externe est paralysé, l’œil dévie vers l’angle interne; 
et s’il est en contraction spasmodique, l’œil dévie vers l’angle externe. Si fun des deux 
muscles, qui tournent l’œil (museles obliques) et qui aident les quatre autres, est 
paralysé ou en état de spasme, il en résulte une position oblique de l’œil [p. 70 ]. 

Quant aux trois autres muscles qui entourent l’orifice du nerf de la lumière — et 
dont la fonction est de fixer l’orifice du nerf, de l’empêcher de se déplacer et aussi 
de lever l’œil en haut — il est évident, de ce que j'ai mentionné, que leur spasme 
ne cause pas un mauvais effet dans l’œil, car ils en aident le fonctionnement, c’est- 
à-dire ils aident à sa fixation, sauf dans le cas où tous les trois muscles seraient dans 
un spasme excessif; car dans ce cas le bout du nerf se serre par la violence du spasme, 
ce qui cause le rétrécissement de l’orifice du nerf. Si ces trois muscles sont paralysés, 
l’œil est atteint de l’une de deux affections : ou l’œil fait saillie (devient exophtalmique), 
ou l’orifice du nerf se dilate et empêche la lumière (venant du cerveau) d’arriver 
jusqu’au cristallin , ce qui cause la perte de la vue. 

208, Quel est le symptôme de la saillie ( exophtalmie ) de l’œil causée par la paralysie du 
muscle qui entoure l’orifice du nerf (optique)'! 

Si la saillie de l’œil se produit sans un coup (précédent), il y a lieu d’examiner la 
vue si elle est intacte ou perdue : si elle est intacte, c’est, que le nerf de la lumière 
. (optique) s’est allongé et a causé la saillie de l’œil en raison de la paralysie du muscle 
qui fixe l’orifice du nerf optique; et si la vue est perdue, c’est que le muscle qui se 
trouve sur le (tronc du) nerf optique est paralysé®. Il y a lieu de se renseigner en 
outre au sujet de l’époque du début de l’exophtalmie : si elle est causée par un coup 


C’est un muscle qui n’existe pas chez l’homme mais dans ies yeux de certains animaux (rumi- 
uants), le muscle rélracleur du globe. 

(2) Ce passage n’est pas clair; peut-être Honaïn pense-t-îi qu’il y a une différence entre la para¬ 
lysie du muscle qui entoure la racine et celui qui entoure le corps du nerf optique. Tout cela est 
une pure spéculation théorique. 

Mémoires de l’Institut d’Egypte, t. XXXVI. 17 












— 130 — 


et que la vue est intacte, c’est que le muscle seul a été déchiré; et si la vue est perdue, 
c’est (pie le nerf (optique) a été déchiré. 

209. Que peut-il arriver à la paupière si ses muscles sont atteints clc paralysie ou de 
spasme ? 

[p. 71 ]. Je tai fait savoir qu’il y a dans la paupière supérieure trois muscles, un 
qui la lève en haut, et deux qui la baissent. Si le seul muscle qui la lève est paralysé, 
la paupière ne se leve pas, et s il est atteint de spasme, elle ne se ferme pas. Si les 
deux muscles qui la baissent sont paralysés ensemble, la paupière ne se ferme pas; 
s’ils sont tous deux en spasme, la paupière ne se lève pas. Si l’un d’eux est lésé et 
l’autre intact, la moitié de la paupière se ferme tandis que l’autre moitié se lève; 
si la lésion d’une d’elles est une paralysie, l’inclinaison de la moitié de la paupière va 
vers l’endroit du muscle sain; si c’est un spasme, l’inclinaison de la moitié de la 
paupière va vers l’endroit du muscle affecté; et s’ils sont lésés tous les deux l’un par 
la paralysie et l’autre par le spasme, cela produira le même effet que celui du cas où 
l’un est en spasme et l’autre sain. 

9io. Quel est le symptôme de l écoulement provenant du cerveau quand il provient des 
vaisseaux qui sont à l’intérieur ou de ceux qui sont à l’extérieur de la calotte crânienne, et 
comment en distingue-t-on la provenance? 

Si 1 écoulement d une humeur déversée de la tête vers les yeux provient des vaisseaux 
qui se trouvent a 1 extérieur du crâne, les vaisseaux du front et des tempes sont 
engorges; leur congestion s’améliore et la douleur se calme, si l’on bande la tête et si 
l’on frictionne le front avec des remèdes desséchants; si ce traitement ne réussit pas, et 
si la douleur ne se calme point et que l’écoulement (l’épiphora) traîne en longueur et que 
le fréquent éternuement et la rougeur persistent, à cause de la présence de ces vaisseaux 
dans les yeux, sache que l’écoulement provient des vaisseaux qui sont à l’intérieur 
du crâne. De ces deux formes d’écoulement celle qui [p. 72 ] provient de l’extérieur 
et celle qui provient de l’intérieur de la tête naissent d’autres maladies oculaires, dont 

je viens de mentionner quelques-unes. Je mentionnerai les autres ci-après_si Dieu 

le veut! 

J’ai expliqué les causes de la rétention et de l’excrétion, d’une manière claire et 
suffisante, dans mon livre où j’ai exposé les opinions d’Hérophile< * 2 >. 


Les anciens croyaient que la sécrétion de matière et des larmes observée dans les yeux dépendait 
en partie d une formation de superfluités ou résidus dans le cerveau et les vaisseaux qui l’entourent. 

Ilérophile de Cdialeédon (vers 3oo av. J.-G.) était un des premiers médecins grecs de l’école 
d’Alexandrie; l’ouvrage de JJonaïu dans lequel il s’est occupé des doctrines de ce célèbre médecin 
n’est pas venu jusqu’à nous. 


— 131 — 


211. Quel est le symptôme de Vécoulement provoqué par la chaleur? 

Lœil atteint de cet écoulement a ses vaisseaux dilatés, remplis, saillants, rouges, 
leurs mouvements rapides, la membrane de la conjonctive rouge et proéminente, 
l’écoulement du nez chaud et subtil, les joues et les environs de l’œil rouges. Si tu 
touches l’œil, tu as l’impression d’avoir touché le feu, tellement sa chaleur est 
excessive W. 

212. Quel est le symptôme de Fécoulement causé par le froid? 

11 se présente avec des signes contraires à ceux décrits ci-dessus, savoir : que les 
vaisseaux y sont rétrécis, contractés et peu rouges et parfois tout à fait invisibles, 
que le mouvement de l’œil est lent, que dans la membrane conjonctive prédomine 
la couleur blanche, que 1 écoulement du nez est froid et épais, et que les joues et les 
environs de l’œil sont blancs. Si tu touches l’œil, tu le trouveras froid. 

21 3 . Quel est le symptôme de F écoulement causé par ï humidité? 

Dans l’écoulement causé par l’humidité l’œil est mou au toucher, cru, très humide, 
ses vaisseaux fortement remplis, peu rouges [p. 73 ] et son écoulement et celui du 
nez excessifs. Celui qui est atteint de cette maladie sent une lourdeur et une con¬ 
gestion dans sa tête et une lourdeur dans son œil. 

2 là. Quel est le symptôme de Fécoulement provenant de la sécheresse? 

L’œil est dur et sec au toucher, enfoncé, rétracté, peu humide, les cartilages du nez 
de celui qui souffre de cette maladie peu humides, et une sensation de légèreté et de 
secheresse dans sa tête. Si quelqu’un demande : comment 1 écoulement provient-il 
de la sécheresse? Nous lui dirons que la sécheresse et l’aridité de l’œil provoquent l’écou¬ 
lement. Car, dans ce cas, la force attractive dans l’œil devient forte et attire l’humi¬ 
dité du cerveau, comme la ventouse attire le sang par sa forte aspiration et attraction. 
Une des preuves de cela est qu’il existe une divergence d’opinions au sujet du rhume 
de cerveau qui est cause par la chaleur et la sécheresse^ : certains médecins ignorants 
ont prétendu que tous les rhumes proviennent du froid et de l’humidité et non pas 
de la chaleur et de la sécheresse; or, les médecins savants se sont moqués d’eux et les 
ont convaincus de leur erreur en s’appuyant sur les preuves que je viens d’avancer. 

2iD. Quel est le symptôme de Furticaire (saillie ortiée) qui atteint la paupière? 

Cest que celui qui en est atteint ressent avant sa production une démangeaison 


^ Il s’agit. ici du larmoiement chaud comme symptôme secondaire de différentes maladies ocu¬ 
laires (kératite, glaucome aigu, etc.), 

(2) Honaïn a raison ; on observe, en effet, dans l’Orient des rhumes fréquents au début de la 
période chaude et sèche. 

* 7 - 











dans la paupière, et que s’il persiste à gratter l’endroit, cet endroit s’enfle de manière 
à faire croire que c’est une piqûre d’un insecte (vénimeux). 

216. Quel est le symptôme de la fourni® qui atteint la paupière? 

La chute des cils, et la paupière qui paraît comme étant gercée. La différence entre 
la fourmi et la dartre est que, [p. 74 ] si la couleur de celte affection est grise, c’est 
la dartre, et si elle a une couleur plutôt rougeâtre avec des gerçures graves, c’est la 
fourmi. 

217. Quel est le symptôme de la mûre® qui atteint la paupière? 

C’est sa ressemblance à une mûre. Celte affection est une chair suspendue (pédi- 
culée), rouge tirant sur le noir, et flasque; elle laisse échapper quelquefois du sang. 

Fin du Livre des Questions sur F Œil, composé par Honaïn ibn Ishâq pour 
ses fils Dâvvoud et Ishâq, copié par le moine Àntonios à Alep, le i 5 du mois 
bénit d’août de l’an 1671 du Seigneur Jésus-Christ, d’un manuscrit très 
ancien, sans date, dont l'en-tête est ainsi conçu : légué au Monastère de la 
Mère de Dieu en l’an 760 de l’hégire(= 1 3 ûg de l’ère chrétienne). 


(,) C’est le terme arabe pour une espèce de blépharite ulcéreuse (inflammation du bord palpébral 
avec formation de croûtes et d’ulcères). Voir question 126. 

(S) Voir question 127 . 


I. —GLOSSAIRE DES TERMES MÉDICAUX. 

[Les chiffres renvoient aux articles (questions) et non pas aux pages.] 


organe de la vision, 
organe de la vision, 
«dilatation pupillaires, my- 
driase (amaurose, glau¬ 
come etc.), 
cicatrice, 
paralysie, 

«associations, chiasma (en¬ 
trecroisement) des nerfs 
optiques, 
héméraiope, 
limbe cornéen, 
symblépharon, 
symblépliaron, 
distension, diffusion, 
pléthore, congestion, 
chute des cils, 
inflation, œdème, 
solution de continuité, 

rupture de iuvée, 
rupture de la cornée, 
hiéra pur a ( remède purgatif), 

pustule, 

«grain de grêles, chalazion, 
pleurésie, 

Mémoires de VInstitut d’Egypte, t 


76, 77. 

îlT 

2. 

Îlï 

As Ai-1 ^ p LoJ 1 

27» 48 , 75, 80, 81, 85 , 181, 182. 

36 , 76, nè, i 63 , 168, 176, 177, 178. 


81, 83 , 84 , 109, no, 112, 192, 193, 


207, 208, 209. 



58 . 

202. 


167. 


111, l 37 . 

oU/YI jfcUiîl 

137, l 4 l. 

dU^YI J j3! 

8l, 82, 174. 

ï\Jua\ 

102, 198. 

«.Mi*! 

i 44 , i 48 , 216. 


120, i 35 , i 55 , i 58 , 1 5 g. 

t!*’ 

77, 78, 89, 98, io 3 , io 4 , 124, i 3 i, 


i 63 , 166, 168,181. 

80. 


12 4. 


188. 

t.i jtl 

V 

ia 3 , 194, i 63 , 170-173,17(1,177,178, 

Si 

‘ 79 - 

i 3 ?, i 3 g. 


i 83 , 198. 

fkr. 

XXXVI. 

18 






134 — 


abolition de la perception 


lumineuse, amaurose, 

192, 1 94. 

phlegme, mucus, 

i 5 o, 169. 

I%â 1 j 

leu corne (cornéen), 

? 5 , 178. 

1 * 

O 

coiTosion, 

98, 124 , i 42 , 165. 

jrt? 

lithiase (palpébrale), 

121, 137, i 4 o. 

(ù^’ ij) J=r-^ 

imagination; ici wphantas- 



mes» (vision de remouches 

volantes^ imaginaires), 

1 89, 190. 


spasme, rétrécissement, 

100, 109, 110, 112, n3, 192, 207, 
209. 


ulcération, 

148 . 

c>' 

épaississement, 

98, 102, io 4 . 


cuisson, 

i 7 5. 

cil; 

distension. 

1 60 . 

U 

3 JLc 

« murer), papillome, 

127, 217. 

Âly 

trou pupillaire, 

1 78 . 

jJ» 1 

trou pupillaire, 

27, 79, 80, 181. 


canal lacrymal, 

1 53 . 


verrue, 

1 35 . 

JJ lr JJy 

£ 

variole, petite vérole, 

l 5 9- 


trachome, 

116, i 35 ,137,1 38 ,i 48 . 


trachome, 

116, 1 35 , j 3 7 , 1 38 , i 48 . 

v>r 

induration, 

77, i 35 , 1 55 , 169, 160. 

r- 

paupière, 

44 , 45 , 4 g, io 5 , 107, 11 3 , n 4 , 126, 
126, 1 33 , i 34 -i 44 , 147, i 48 , i 5 o, 
i 58 , 159, 160, 161, 179, 207, 209, 
2l5, 216. 

S 

c 

sourcil, 

i 5 9 . 


cornée, 

88. 

( Jbj) ) J 


— 135 — 


conjonctive, 

pupille, 

gale sèche, 
démangeaison, prurit, 


torpeur, 
abcès, 

croûte, escharre, 

(wfranges, touffes de i’uvée» ) 
procès ciliaires, 
cartilage du nez, 

alopécie, 

epiphora, larmoiement, 


humeur albuminoïde (= h. 
aqueuse), 

humeur albuminoïde (= b. 
aqueuse), 

humeur ^glaciale?) (cristal¬ 
loïde), cristallin, 


humeur vitrée (corps vitré), 
whumeur ressemblant à la 
glacer, le cristallin, 
hémorragie du nez, épistaxis, 
tressaillement (trérnor), 


io 5 , 106, 118, i 33 , i 55 , 1 56 , 157, 

Jüî) v l $? 

159, 162, 167, 212. 


79, 80, 88, 94, 97, 101, 176, 177, 

<îo>- 

178, i 84 , 187, 188, 197, 198. 


1 38 . 


i 55 , 159, 161, ai 5 . 

<jC- 


i 

7 5 , 109. 


i 52 . 


1 65 . 



"Uxôjl jJj?*’ 

24 , 29, 3 o. 


2 l 4 . 




i 48 . 

a*ji .b 

i 38 , 161, 178. 



t 5 , 22, s 3 , 24 , 25 , 27, 29, 79, 81, 
84 , 86, 87, 89-92, ioo, 101, io 4 , 
\ 83 , i 84 , 186, 202. 

66 , 68 . 

6, 7, 8, 9, io, 11, 12, i 3 , i 5 , 17, 18, 
19, 22, a 3 , a 4 , 27, 28, 47, 66, 68, 
76,79,87,89,90,91, 92, io 4 , 
i 84 , 186, 189, ig 4 . 

12, i 3 , i 4 , 16, 17, 19, 207. 

5 . 

9 3 . 

109. 


j 


4 a a/> a 1 yj J 




<3^-UJLx- J 


J 4 * jb J 


i-JW j 
<U*P j 


18. 









— 136 — 


ophtalmie, conjonctivité 




aiguë, 

117, u8, 119, 1 55 , 1 58 . 


ophtalmie humide, 

122. 

J Zaj 

ophtalmie chronique, 

1 5 9 * 


chassie, 

53 , 160. 


esprit visuels, 

27, 68, 69, 76, 78, 187. 


rresprit vitale, 

5 o. 


«•esprit psychique», 

16, 5 o, 202. 

JUâ; çjj 

ffesprit visuel», 

79, 85 , 95, 96, 200, 201, 202. 

( J çjj ) i SJÿ çyj 

nyctalope (persan), 

203 . 


ventosité, lluxion, 

120, 159. 

J 

ff glaucome», 

186. 


déplacement (ectopie) de la 


iîoil Jljj 

pupille, 

80, 88. 


angles de Tœil 

207. 

U- 

pannus cornéen (opacité va¬ 



scularisée), 

75, 106, 1 16, ié6, 1 55 , 162. 


obstruction, 

7 5 » 77 » 78, 195, 197» 198- 

«S'A**! oUav 

cancer, 

107, 120, 109. 


excoriation, 

i 44 , i 5 o, 216. 


kyste, athérome, 

1 35 . 


fluxion, larmoiement, epi- 



phora, 

i 5 i, 182, 1 56 , i 58 , 162, 182, 210, 
211, 2 12, 2 13 , 2l/l. 

* 

U* 

héméralope (persan), 

202. 


rétrécissement, eclropion, 

112, 1 13 , 11 4 , i 35 , ié2, 1 43 - 

O JWi 

hydatide, kyste palpébral, 

i 35 , 1 3 6- 


urticaire, saillie ortie, 

13 5 , ai 5 . 

1 Sjt^ 

ffcils superflus» distichiasis, 

1 35 , i 38 , lié, xh 5 . 

•a?) j 

cils renversés, trichiasis, 

lié, 1 46 . 


orgelet, 

i 44 , 147. 


cil, 

46 , i 44 , i 45 , i 46 , i 4 <j, i 5 o, 179. 

*. 


— 137 — 


membrane, couche, lamelle, 

76, i 65 . 


wcone visuel», cône de la 


Jf 

vision. 

92. 


battement, 

178, 180. 

J* 

faiblesse de la vision, am- 



blyopie. 

19°. 


compression. 

78, 195. 


ililosis (rétrécissement pupil¬ 



laire), 

75, 80, 83 , 86, 181-183, 307. 

rétine, 

i 5 , 16, 17, 19, 20, 22, 26, 47. 

J* 

<lJo> 

sclérotique, 

i 5 , 21, 3 i, 4 o. 

<JL u? 

uvée (iris et corps ciliaire), 

i 5 , â 3 , 24 , 26, 27, 28, 29, 3 o, 32 , 75, 


arachnoïde (de l’œil), 

89, i 33 , 172, 186,189. 
i 5 , 22. 

ci ) 

cornée, 

1 5 , 27, 28, 29, 3 i, 3 s, 33 , 34 , 35 , 36 , 


choroïde, 

37, 38 , *2, 75, 79, 89, 97, 98, 99, 
100-107, 12 ^» 19 ^» i 33 . 163-169, 
172, 177. 
i 5 , 20, 26, 3 i. 

AaÀj 

conjonctive, 

i 5 , 39, 4 o, 4 t, 42 , 43 , 162. 

^iaj' 

bord palpébral, 

t li. 

jik\ <_ij» 

ecchymose. 

99, i 55 i 4 56 . 


ptérygiüm, 

75, 106, 111, 116, i55, i5y, 169. 

Ü 

0 yU 

tfnerf creux» (nerf optique), 

18, 20,57, 76,78, 191, ig4, 196, 197, 

9 

^ WP 

nerf conducteur de la lumière 

198, 199. 

£3 J 1 ^r} 

(nerf optique), 

7 5 ,187. 








— 138 — 


nerf moteur oculaire, 
nerf optique, 

muscle rétracteur de l’œil, 
muscle moteur de la paupière 
moteur de l’œil, 

glandes ganglions, 
tumeur lacrymale, 
abcès lacrymal, 
pie-mère, 
dure-mère, 

membrane réticulaire (du 
cerveau) 

membrane choroïde (du 
cerveau), 
uvée, iris, 
épaississement, 

résidu, matière, 
matière muqueuse, 
matière aqueuse, 

paracentèse de la cataracte, 
ulcère, 

membrane, couche, lamelle, 
orbi te, 

pédiculose des paupières, 
faculté visuelle, 

* matière cachée* (derrière 
la cornée), hypopyon, 
chyme, humeur, 


70, 20 4 , 206, 207. 

207, 208. 

207, 208. 

, 49, 71, 112, 207. 

84 , 191, 2o4, 207. 

1 ho. 

i 5 1, 1 53 . 

1 5 1, 162. 

18, 20, 5 o. 

18, 20, 39, 5 o. 

5 o, 52 . 

5 o, 5 i. 

81, 83 , 84 , 87. 

77, 98, 102, i 48 , 201. 

10é, 118, 120, lai, 122, i4o, 

120, j 5 g. 

Î20, 1 5 c). 

29, i 85 , 187. 

34 , 36 , 76, 98, i* 4 , 122, i 4 â 
163-167. 

54 , 35 , 08, 123 , 168, 172. 

198. 

1 15 , 1 44 , j49. 

17. 


122, i 63 , 169. 
189. 


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— 139 — 


angle externe, latéral (de 

l’œil), 207. 

excès de chair, excroissance 

charnue, 11 4 . 

(«eau*) cataracte, 29, 76, 92, 93, i 84 , i 85 , 187, 188. 

glaucome, 186. 

angle interne,nasal de l’œil, 77, 116, i 33 , i 5 i, i 52 , i 53 , i 54 , 169, 

160, 207. 

angle interne, nasal de l’œil, i53, 157. 


«bile noire*, 

«bile jaune*, 
maladie organique, 
maladie désagrégeante, 
maladie «simple*, non com¬ 
pliquée, 

maladie «homogène* (non 
compliquée), 

« clou * , grand prolaps de 
l’iris, 

sonde (du grec mêlé% 


120, i 5 o. 

125 , j 26. 

78, 98, 102, i 3 1, 195. 

jg 5 . 

77, 78, 98, i 3 i, i 9 5 . 

77 ’ i 9 5 - 

* 79 - 

1 78. 


fistule, 

pupille, 

prolaps de l’iris, 
ectasie cornéenne, 

«fourmi*, dermatite palpé¬ 
brale, 


i 5 a. 

157. 

177, 178, 179, 180, 208. 

178. 

126, 216. 


tumeur, enflure, 
ventricule (du cerveau), 


77 ’ 78) 98» 102, io<), i 3 (i, i&j, r 58 , 
159, 189, 195. 

5 a , 53 . 


J 




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I*bj> çjj 


c! 5 J 







— 140 <= 


ventricule moyen ( 3 ° ventr.), 53 , 55 . U-^t 

ventricule antérieur (latéral), 53 , 54 . .m* 

ventricule postérieur ( 4 ” 

ventr.), 53 , 56 . j.y ,W j 

sinciput, îpç). 

jaunisse, tpr,. 


II. — INDEX GÉNÉRAL. 

[Les chiffres renvoient aux pages.] 


abcès lacrymal, 1 15 . 

Aboü Roüli Mohammad ibn Mansoür (Zar- 
rïn-Dast), 10. 

Académie de Léningrad (bibliothèque), 2, 
5 , 12. 

Académie des Sciences de Vienne, 7. 
Académie Royale de la Langue Arabe, 12. 
a'ckâ, 128. 

affections invisibles de l’œil, 1 25-1 28. 
Ahmad ibn Mohammad at~Tabarï, 11, 

A h ni ad Taïmour Pacha, 2. 

Alcoa ti ,ii. 

Alep, i 32 . 

Alexandrie, 3 , 109, 

c Alï ibn al- c Abbâs, 11. 

c All ibn c ïsâ, 6, io, 11, 108, 118. 

alopécie, 11 h. 

U Altération de l’œil (livre), 3 . 
c Ammâr ibn c Alï al-Maousilî, ( 3 , 10, 108. 
«angles de l’œil, 108, m 5 128, 129. 
Antonios (religieux), 12, i 3 â. 

Antylle d'Alexandrie, 1, 
aponévrose frontale, 90, 112. 

Arabes, 6, 7, 84 , 9^, 118. 
arachnoïde, 84 , 87, 89, 93. 

Aristote, 4,7, 10, 

aspérités, 118. 

athérome, 112. 

atrophie de la cornée, lofi. 

atrophie pigmentaire (delà rétine), 10 4 . 

Raghdad, 3 , 4 . 

B ait al-Hikma , 3 . 
bandelettes optiques, 96. 


baqq, 116. 

Basra, 3 . 
battement, 122. 

Bergstrâsser, G., 4 , 5 . 

Bibliothèque Bodléienne, 11. 

Bibliothèque Egyptienne (au Caire), 2 , 5 , 
12. 

bile, 110, 11 5 . 
bile jaune, 110. 
bile noire, 109, 11 5 . 
blépharite, 110, 11 5 , i 32 . 

Brisseau, Pierre, 9. 

Rrilish Muséum (bibliothèque), 1 2. 

Cælius Aurélien, 118. 
canal lacrymal, 11 5 . 
cancer, 107, 117. 

Canon de la médecine (livre), 10. 
caroncule, 108, 11 5 . 
cartilage du nez, cartilages (tarses) palpé¬ 
braux, 11 5 . 

cataracte, 9, 83 , 89, 101, io 4 , 123 - 125 , 
opération (paracentèse) 1, 9, 83 , 89, 
122 - 124 . 
céphalée, 122. 

cerveau, 83 , 93-97, 101, 102, 107, 109, 
122, 125-127, i 3 o. 
chabhour y 128. 
chair pédiculée, 182, 
chalazion, 109, 112, 11 3 . 
chaleur naturelle, 87. 
champ visuel, 91, io 4 . 

Chams ad-Dïn al-Akfânl, 10. 
chassie, 90, 117. 














142 — 


chiasma des nerfs optiques, g 5 , 96. 

Choix en oculistique (livre), 6. 

choroïde, 84 - 86 , 92, 101. 

chute des cils, 1 14 , i 32 . 

chyme (humeur), 126. 

cicatrice, 90, 101, 117, 119, 121, 122. 

cils, 91, 11 3 . 

cils renversés, voir trichiasis. 

cils superllus, excès de cils voir distichiasis. 

Clarke, R. C., 12 3 . 

«clou* (grand slaphylome cornéen), 122. 
cœur, 94. 
collyre, 91. 

compression (du nerf optique), 102, 126. 
wcône visuel*, cône de la vue, io 4 . 
congestion, 106, i 3 i. 
conjonctive, 90-92, 107-109, 111, 116, 
117. 

conjonctivite pétrifiante voir lithiase. 
Continens medicinœ, 10, 
contusion, 122. 

cornée, 85 , 88-92, 101, io 5 -m, 117- 
121. 

corps vitré, 84 - 86 , g 3 . 
corrosion, 106, 108, 110. 
couches (lamelles) de la cornée, 89, 120, 
121. 

couches de l’iris (uvée), 89. 
couleurs de l’œil, 98, 99. 
cristallin, 8, 82 - 84 , 86-91, 92, 98, 101- 
io 4 , 111, 123 , 125, 126. 
croûte, escharre, 118, 
cuisson, 121, 

dartre, 132. 

Dâwoüd ibn Honaïn, 6, 7, 81, i 32 . 

De anatomieis administrationibus, 97. 
déchirure io2-io4, 106, 117, 122, 126. 
définition de l’œil, 81. 
démangeaison voir prurit. 


Démosthène Philalèthe, 1. 
déplacement (ectopie) de la pupille, 102, 
io 3 . 

De morborum causis, 8. 

De symptomatum causis, 8. 

De usa pariium, 8. 
déviation (strabisme), 100. 

Diagnostique des maladies des yeux (livre), 8. 
diaphragme, 12 5 . 

dilatation de la pupille voir mydriase. 
dilatation de l’orifice du nerf optique*, 
93, 101. 

Dioscoride, 4 . 
diplopie, 102. 
disjonction, 102, 126. 
dissection, 96. 
distension, 121. 
distichiasis, 112-11 4 . 

Dix discours sur Vœil, 5 , 6, 8, 118. 
dure-mère, 94. 

ecchymose, 106, 116. 

Ecole d’Alexandrie, 1, 10, i 3 o. 
école platonicienne, 88. 
ectasie (de la cornée), 121. 
ectopie pupillaire, 101. 
ectropion, 107, 108, 112, n 3 , 116. 
eczéma, 110. 

éminence vermiculaire (du cervelet), 96. 

enflure, 102, 106, 107, 109, 112, 122, 

126,126. 

enophtalmie, 126. 

épaississement, 106. 

/ t 

Epicure, 91. 

épiphora (larmoiement), 11 3 , 115-117, 
i 3 o, i 3 i. 

épistaxis (hémorragie du nez), io 5 . 
Escurial (bibliothèque), 10. 
esprit animal, g 4 . 
esprit psychique, 85 , 94, 127. 


— 143 — 


esprit visuel, lumineux, 83 , 88, 98, 101- 
io 5 , 127. 

estomac, 89, io 5 , ia 4 , 125 . 

Ethiopiens, 99. 

excès de chair, excroissance charnue, 108. 
excoriation, 11 4 , 11 5 . 
exophtalmie, 127, 12g. 

faculté de penser, 96. 
faculté visuelle voir force visuelle, 
faiblesse de la vision (amblyopie), 101. 
Fath ad-Din al-Qaïsï, 10. 
fièvre, 100. 

fistule (lacrymale), n 5 . 
force visuelle, lumineuse, 85 , 12 5 . 
w fourmi*(dermatitepalpébrale), 1 10, i 32 . 
frénésie, 126. 

gahar, 128. 

gale de la paupière, n 3 . 
gale (sèche), 112, 1 13 . 

Galien, 2, 3 , 4,9, 85,90,97, 100, 101, 
102, io 4 , 118, 127. 
gangrène, 1 1 3 . 
gerçures, 110, 182, 
glandes (ganglions), 11 3 . 
glaucome, 88, 121, 123 , i 3 i. 
grain de grêle voir chalazion. 
granulome, 110. 

héméralope, héméralopie, 128. 
hémorragie du nez, épistaxis, io 5 . 
hernie de graisse, 112. 
hernie de l'iris, 121, 122. 

Hérophile de C^alcédon, 1, t 3 o. 
herpès cornéen, 119. 
hiéra picra (remède purgatif), 12 5 . 
Hippocrate, 3 , 100, 11 4 . 

Hippocraticum . Corpus, 4 . 

Hïra (ville), 3 . 


Hirschberg, J., i, 5 , 6, 10, 11. 

Hobaïche, 6,7. 

Honaïn ibn Ishâq, 1-1 3 ,81, 88, 96,108, 
1 15 , 118, 129-132. 

humeur albuminoïde (acqueuse), 84 , 88, 
89, 93, 98, 102-106, 122, I2 ?r 
humeur glaciale voir cristallin, 
humeur hyaloide voir corps vitré, 
humeur (viciée), 120, 12G. 
hydatide (kyste palpébral), 112. 
hypermétropie, 127. 
hypopyon, 109, 117. 

Ibn abï OsaïbFa, 6. 

Ibn Mâsawaïh voir Youhannâ. 

Ibn an-Nafïs, to. 

Ibn Slnâ ( Avicenne ), t 0, 11. 

Ibn Wâfid (Àbenguefith), 11. 
imagination, 90. 

j induration, 112, n 4 , 116, 117. 
inflation voir oedème. 

Institut d’Egypte, t 3 . 
ç Irâq, 116. 

iris, îot, io 3 , 111, 120-122, 12&. 
iritis, 119. 

Ishâq ibn Honaïn, 6, 7, 8t, i 3 â. 

Istanbul, 4 . 

jaunisse, 106. 

Kahil, N., 10. 

Kepler, Johann, 88. 
kératite, 106, 119. 

Khalifa ibn abfi-Mahâsin, 10. 
kyste (athérome), 112. 

lagophtalmie, 108. 

lamelles de la cornée voir couches. 

larmoiement voir épiphora. 

Leclerc, L., 3 . 













— m — 


Leide (bibliothèque), 6,12. 
leucome (cornéen), 101, voir aussi cica¬ 
trice. 

lïlanjr, 85 . 

limbe (cornéen), 11 9. 

Lippert, J., 6. 

Lithiase (palpébrale), 109, 112, 11 3 . 
Lumière des yeux (livre), 11. 

ma, 10 4 . 

maladies «composées» (compliquées), 1 oi- 
io 3 , 111. 

maladies «“désagrégeantes??, 126. 
maladies « homogènes » (simples), 101 -10 3 , 
io 5 , 111, 126. 

maladies organiques, 102, 111, 126. 
al-Ma^mun, 4 . 

Mann, Oscar, 11. 
masîma, 86. 

Matière médicale, 4 . 

médecins grecs, 1, 2, 4, 5, 84 , 88, 89, 
q 4 , iq 4 , 11 4 , 122, 126, i 3 o. 
membrane choroïdienne (du cerveau), q4. 
membrane réticulaire (du cerveau), g4. 
mémoire, 96. 

Mémorial des oculistes , 6, 11, 118. 

Meyerhof, M., i, 2, 5 , 7, 10-1 3 , 108, 

112. 

migraine, 126. 

miosis (rétrécissement pupillaire), 101- 
io 3 , 122. 

Mittwoch, E., 6. 

Mohammad ibn Qassoüm al-Ghâfiqï, 11. 
Mohammad ibn Zakariyyâ’ ar-Râzï (Rhazès), 
10. 

Monastère de la Mère de Dieu, i3, i 32. 
al-Motawakkil, 4 . 

«mouches volantes??, 10 5 , 124, 126. 
mouvement volontaire, 96, 99, 107, 126. 
«mûre» (papillome), 1 io, i 32 


muscles moteurs (de l'œil et des paupières), 
93, 99, 100, 125, 129. 
muscle orbiculaire, 94, 108, 129,130. 
muscle rétracleur du globe, 9, 129. 
mydriase, 88, ioi-io 3 , 122. 
myopie, io 4 , 127. 

nerf moteur oculaire, 99, 129. 
nerf optique (« nerf creux??), 83 , 85 , q 3 , 
95, 101, 102, 124-127, 19 9? i 3 o. 
Néron, 1. 
ml, 85 n. 

nyctalope, nyctalopie, 1 28. 

obstruction (du nerf optique), 83 , 102, 
126. 

L'oculiste (livre), 1. 
oedème, 109, 112, 116, 117. 
opacités cornéennes, 106, voir aussi cica¬ 
trice. 

ophtalmie, 108, 109, 116, 117. 
ophtalmie chronique, 1 17. 
orbite, 84 , 85 , 99. 
organe de la vision ,81. 
orgelet, 11 4 . 

Oribase, 2 , 4 , 8 . 

Orient, i 3 i. 

os crânien, 90, 96, 99, i3o. 

pannus cornéen, 101, 107, 108, 11 4 ,11 6, 

117. 

Pansier, 11. 
papillome, 110, 182. 
papyrus Ebers, 1. 

paracentèse de la cataracte, 89, 123, 124. 
paralysie, io 3 , 107, 126, 129, i 3 o. 

Paul d'Égine, 2 , 4 , 8 . 
paupières 91, 94, 99, 100, 107, 108, 
110-11 4 . 

pédiculose des paupières, 108, 11 4 . 


* 


— 145 — 


perception des couleurs, 97. 
perception visuelle, 91, 95, 97, 98, io 5 , 
107, 126. 

perforation voir rupture, 
périoste, 90. 
pétrification voir lithiase, 
phantasmes voir mouches volantes, 
phlegme (mucus), 115-117. 
pie-mère, 94. 

piqûre d’insecte, 116, i 32 . 
pléthore, congestion, 100, 106, 126. 
pleurésie, 122, 127. 
poux voir pédiculose. 

Prénotions coaques , 11 4 . 
procès ciliaires («“touffes de î’uvée??), 87, 
89,92. 

Prophétique, ni, 

Prüfer, G., 3 . 
prurit, 116, 117, 1 3 1 • 
ptérygion, 101, 107, 108,*116. 
pt. (cautérisation), 107. 
ptosis, io8. 

pupille, 9, 88, 89, 96, 102, io 3 , 121- 
124 . 

pustule, î 09, 110, 117,120-122, 
putréfaction, 100, 110. 

Questions médicales , 5 ,7. 

Questions sur Vœil, 1, 5 , 7-12, 82, 182. 

Renaissance, 8. 
rétine, 84 , 86, 88, 92, 101, 
rétracteur de l’œil (muscle), 9, 129. 
rétrécissement (du trou du nerf optique), 
101. 

rétrécissement de la paupière voir ectropion. 
rétrécissement de la pupille, voir miosis. 
Romains, 9. 
rouzkour, 127, 

Rufus d’Ephèse, 4 , 109. 

Mémoire ü de VInstitut d'Egypte, t. XXXVI. 


rupture de cornée, 110, 117, 

Sadaqa ibn Ibrâhîm ach-Châdhilî, 10. 
Sainte Sophie (bibliothèque), 4 . 

Saint Grégoire de Nysse, 7. 

Salâh ad-Dïn abouVRagâ’, 10. 

Sa marra, 4 . 
sang âcre, 110. 

Sbath, P. Paul, 2, 7, 10,11,12, 1 3 ,86 

sclérotique, 84 , 86, 89, 92. 

scolome central, io 4 . 

secondine, 9 4 . 

sens de la vue, 101, 126. 

Seplantes, 4 . 
siricipul, 127, 

Slaves, 99. 

solution de continuité, iû2-io 4, 109-111 
118, 119, 1 22. 
sommet du crâne, 127. 
sonde (du grec mêle ), 121. 
sourcils, 117. 

spasme, 107, 108, 126, 129, t 3 o. 
staphylome cornéen, 121, 122. 
«superfluités», 9,109,113,11 4 -i 17, i 3 o 
suture des paupières, 108. 
symblépharon, 107, 112, 11 3 . 
synaugie, 88. 

takhayyol , 12 5 . 

tempérament de l’œil, 97, 98. 

tendon (de muscle palpébral), 108, 112 

Théomneste, 4 . 

théorie de la vision, 88. 

torpeur, 101, 107. 

trachome, 108, 112-11 4 . 

trémor, 107. 

triehiasis, 108, u 3 , 11 4 . 
trou de l’iris voir pupille, 
tumeur, 107, 120. 
tumeur lacrymale, 11 5 . 

*9 














— m — 


tuniques de lœil, 82-92, 109. 
ulcération, 11 4 . 

ulcère, 102, 106-109, it3, 117-119. 
urticaire (saillie ortiée), 110, 1 3 1. 
uvée (voir aussi iris), 85 , 87-90, 92, 98. 


ventricules du cerveau, 94-97. 
verrue, 11 2. 

Xénoplion de Cos, 118. 

Youhannâ ibn Mâsawaïh, 2, 3 . 


vapeur (de l’estomac), io 5 , 124 , 126. 
variole, petite vérole, 11 7. 
ventosité (fluxion), 109, 11 G. 


zonule de Zinn, 84 . 
Zorqa , j 23 . 


III. — INDEX DES MOTS GRECS. 


ày%i\ù)ip , 1 1 5 . 
aiyiXtoÿ , 1 1 5 . 
dpa^yosthfs , 87. 
< 3 tpyef*or, 118. 
dp£À 4 s, 118. 
fioOpiov, 118. 
yXaÛKeocrts, 12 3 . 
èyxairfts , 11 5 . 
éynoivim, 118. 
£ 7 nKat>pa ëXxos, 118. 


[Les chiffres renvoient aux pages.] 
ÏXXohtis . 100 , 11 4 . 

HOiXcOfJLOC, il 8. 
xpiOnj, 1 14 . 
xpvahxXXosthrjs , 82. 
xTtjhôves, 109 . 

(i CCÙâpMGtS, 1 14. 

pnjXrj , 121 . 

(xrjvtyÇ, prfviyyes, 85 , g 4 . 
vepéXtov, 118 , 119 . 

6 vv%, 1 19 . 


O (p&aXpLtxàs , 1. 
'ZS'ltXùKTtS, il 4 . 
poi'cts, 116. 

, 88. 

VTrôiTtiot», 119 . 
vi ro^upa, 9, 1 o4. 
(pCLVTOLtrlOLt , 12 5 . 

£Op(Ot>, 86. 

125 . 


TABLE DES MATIÈRES. 

pages. 

Introduction. 1 

Texte. 17 

Traduction. 8i 

I. Glossaire des termes médicaux. 1 33 

IL Index général...... 1 4 1 

III. Index des mots grecs.... 1 46 

Table des matières. .. 147 


*